mardi, septembre 25, 2007
mercredi, septembre 19, 2007
Déménagement
bon là je n'arrive pas à surmonter la couille qui rend ce blog aussi blanc que les neiges du kilimandjaro et ce malgré mon dextre bidouillage de ces grognasses de balises Html.
je tente donc un déménagement par là, et si tout va bien donc cette page se désagrégera au fur et à mesure que l'autre se construira...un transfert quoi! cela vous permettra de redécouvrir les archives et me permettra à moi de profiter des nouvellesfonctionalités XML de blogspot
kb
lundi, septembre 17, 2007
vendredi, août 10, 2007
je vais, je tire et je reviens...
Chers lecteurs invétérés, lectrices passionnées et autres bizarreries version 2.5 du web.
Voila ! Comme à l’accoutumée, enfin si les 27 mois d’existence de ce blog peuvent faire office de coutume, cet espace va se mettre un petit peu au vert le temps d’aller pour moi moissonner quelques bribes de vie réelle en ce mois d’août qui en fait se prête beaucoup plus au jaune des blés, au bleu intense de la mer et à la couleur chair.
Demain dès l’aube donc, à l’heure ou blanchit la campagne je m’en irai par les chemins, mon baluchon sur l’épaule chantant un air de mouskir et pour seul compagnon mon horrible canin gambadant sous l’ombre bienveillante de mes miches (c’est juste l’ombre de mon baluchon ?? ah bon !...j’aurai pourtant cru….)…
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme...en remerciant Rimbaud pour lui avoir emprunté ces derniers mots et aussi abdel qui m’a prêté un peu de sous
Allez…hue le canin…et cesse de remuer la queue devant tout le monde…. ! il est fou ce chien...tiens je pense à un truc...avec ses yeux bigleux je vais te me le rebaptiser "Aflelou"
lundi, août 06, 2007
L'opium s'en va, le bâton reste...
de la publication Telquel et Nichane) à l'entrée du tribunal
Comme quoi on ne peut dans une dichotomie hasardeuse dissocier les deux composants du puissant léthargique de la société marocaine.
Couronnant les efforts d’un processus classique de désaveu programmé que subissait la double publication Telquel-Nichane, le verdict de saisie vient de tomber samedi dernier par la sacrée voix caverneuse du premier ministre en qui notre trinité à nous (Dieu, la patrie , le Roi) vient de trouver son Perceval.
Craignons que pour cette fois les accusés ne bénéficieront certainement pas de circonstances atténuantes et feront certainement les frais de leur récidivisme, ayant déjà été amenés à comparaître pour les mêmes raisons il y a de cela à peine moins d’une année.
Dès lors on ne peut qu’être amenés à se poser les questions suivantes :
ARB* est-il amnésique ? Ou bien son mépris du système le pousse-t-il à braver sa trouille naturelle tablant sur un hypothétique aval du pouvoir tant qu’il continuera à adopter la ligne éditoriale consistant à casser du barbu sans grand discernement ?
Comme devrait certainement le savoir ARB, les relations entre monarchie et islamisme amènent bien plus loin qu’à la seule problématique de la relation (sur le mode de la confrontation) entre un Etat et son opposition à fondement religieux. Dans le cas du Maroc, elles permettent de développer plus largement la question du rapport entre politique et religion.
« Le roi, amîr al-mu`minîn (« commandeur des croyants »), représentant suprême de la nation, symbole de son unité, garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat, veille au respect de l’islam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertés des citoyens, groupes sociaux et collectivités ». En 1962, sous les conseils de deux figures politiques nationalistes, Allal al-Fassi et le Dr. Al-Khatib, le roi du Maroc, par l’article 19 de la Constitution, devint officiellement une figure spirituelle, chargée, entre autres, de protéger l’islam mais aussi la liberté de culte. La nation et l’Etat marocains sont définis à partir de deux données : la Constitution et l’islam, celui-ci étant directement inscrit dans le texte constitutionnel sans qu’il soit défini autrement que par la « protection » royale, c’est-à-dire par la monarchie elle-même.
Rappelons pour les besoins de l’histoire qui ne va manquer de s’en suivre suite à cette nouvelle affaire que c’est Le même Al-khatib qui fut à l’origine de la création du premier parti « islamique » du pays. Comme quoi le pouvoir dispose d’une double carapace et chaque fois que l’on s’attaquera à l’une on ne manquera pas de subir les effets de l’autre
En attendant, n’ayant pas encore lu les articles incriminés par cette nouvelle décision ministérielle, je ne puis polémiquer au-delà sans risquer de tomber dans une partialité irrationnelle qui ne sera d’aucun apport constructif mais…(j’ai toujours un mais dans la poche) je condamne (ben quoi ? moi aussi je suis bicarapacé), par principe, la décision gouvernementale qui ne va pas manquer de nous souffler sa fumée soporifique pour cacher son bâton
kb...fumi gêne
jeudi, août 02, 2007
Mot à mot...
Tanger - le port
Fabulerai-je encore si je lâchai la bride à mon imagination cavalière ? Une naïade nue sur un rocher couleur chocolat me mettrai sûrement l’eau à la bouche…j’en ai le pipo qui frétille. Ab6 qui se la joue philanthrope sur une pierre ponce ne sera jamais fille en trop me dis-je (ça en jette les je après le verbe). C’est qu’elle me manquait me dis-je poncif pour en jeter encore une fois. Voila que je dérive de x en y en pensant à la lemniscate de bernouilli (les matheux savent ce que c’est…les mateurs n’ont qu’à bien regarder et en prendre de la graine) tel Ulysse pensant à Charybde et Sylla .
Ce matin j’ai l’émotion exponentielle et je diftotex à second membre variable. Neper était impuissant de son logarithme me dis-je (encore- ??) la pensée défilant en algorithme jusque aux sources du souvenir. Sa fonction le faisait certainement jouir en même temps que cette multitude de profs binoclards qui prenaient malin plaisir à me coller un zéro sur ma feuille d’interro…faible consolation, mes ancêtres avaient inventé ce chiffre me dis-je (juste pour cette fois) tombé depuis en désuétude dans le qualificatif d’un petit âne mendiant et gris…mais là je fabulerai certainement…bref c’est toujours un plaisir de n’avoir rien à dire et d’écrire quand même une ou deux conneries (quand ça n’est pas plus… pour faire rasoir qui rase de plus près) histoire de se rappeler à votre bon souvenir.
Pas fameux me diriez vous après cette longue absence mais je suis resté en rade entre deux poèmes qui ont haussé le ton…et comme tout le monde le sait « quand le thon monte…le hareng saur »…dites surtout pas que mon propos il pue…je prie pour que vous ne m’en veuillez pas. Je ferme les yeux et je prie fort…et du coup je pense à Fernande…façon bras ceints… autour de ma taille de hanneton qui bourdonne et bourgeonne jusqu’au tréfonds de ses rêves…les prières ça érode vachement m’ultimai-je à dire…c’est là que je me rappelle, comme un petit vent de fraîcheur, ce petit instant (enfin… un peu plus que petit car je ne suis rentré qu’a 3h30 du matin) bien réel, passé à papoter avec ce jeune homme très engliche man in the rif sous la lumière blafarde d’un Tanger qui sentait le rêve cramé d’un ex candidat au hrig.
La saveur agréable du milk-shake contrastait fortement avec la faune noctambule qui vous frôlait de près, concupiscente, jusqu’au fond de votre poche pour vous délester de votre culpabilité estampillée à l’effigie royale d’une malheureuse pièce de monnaie. Il est vrai que tout se monnaie…même les mots bientôt d’après Mehdi7…mais je n’en dirai pas plus...et je prie de me voir si beau encore demain castafiorai-je sous les lumières diaphanes d’une ville en train de doucement avorter son rêve frelaté…
kb...en troisième type
vendredi, juin 22, 2007
Les chants du monde
il y eut d'abord l'eau
ensuite le vent
carressant l'onde
à lui rider la peau
pour enfanter le ciel
sans couleur
sans douleur
un ballon en hommage
offrande des étoiles
s'accrocha au ciel
on l'appela soleil...



3.
la pluie à laissé un grand trou dans le ciel
noir
le jour, effrayé
s’enfuit sous les paupières de l’horizon
maudissant celle que la lune
venue on ne sait d’où
appela « nuit »

4.
ourlée de jour
l’aube se lève
comme le voile d’un rêve
découvre les montagnes
sombres lèvres
et amas de cendres
qui soupirent la vie

5.
puis vint l’arbre
frère des montagnes, et du temps
plantant ses racines dans le ventre de sa mère
il tend ses bras suppliant
la clémence du père
azur
qui s’étire à l’infini

6.
Puis vint ton regard
mirroir de l'infini
c'est là que je suis né

khalid benslimane
vendredi, juin 08, 2007
Pardon m’sieur z’avez pas vu mon fez ?
Jhonny Clegg- Festival des musiques sacrées de Fes (juin 2007)
« Une sacré musique n’est pas toujours une musique sacrée »
La fourmi à la cigale, été 1654
Sacrée musique me festivalais-je à chanter en dodelinant de la tête…
Moi m’sieur chui zoulou et fier de l’être répondis-je à l’autre copain dans un style passé simple, sans pedigree affiché en diadème sur la tête ni parfum de cocos number five au relent de rolex. Moi m’sieur chui zoulou, ni blanc ni noir juste un peu cassé, au rythme du tempo « 3ala wahda wo noss », je coltine mon noss noss à travers la foule frôlant un mamelon qui se voulait distant sous son phare-ajout sans y parvenir vraiment, une fesse infiniment tendre sous un froufrou de robe à fleurs et d’une peau toute en tâches de rousseurs sentant bon le pêcher … « oh pardon » me fait la dame en prenant le temps d’attendre, tout contre mon épi, que l’épicentre du tremblement agitant dangereusement mon verre revienne au degré sans tâche sur l’échelle de beaufort…et musclé, j’hume son parfum dans l’attente et balance au rythme de ses hanches, une invite à la danse… Le noss noss se calme, je passe mon chemin, contourne sa déception, ma place est trois rangées plus loin. Sur la scène l’Afrique se déhanche sous les notes blanches d’une mélodie noire…
Moi m’sieur chui zoulou, p’tet pas aussi noir que Scipion mais tout autant que Clegg, jusque dans l’âme de la terre, jusqu’au son du tambourin qui ajuste le baobab comme un souffle divin égrenant la pluie dans un vers cristallin. Je dodeline de la tête. Mon verre dodeline son jus jusque sur mes chaussettes…brûlantes. « Pardon » me fait l’homme aux pieds en croco qui regardait ailleurs, trois rangées plus loin, le croupion d’une dame qui dansait l’africain à l’échelle de richter…
Moi m’sieur chui zoulou et au rythme divin d’une musique sacrée je ne cessais de part donner…pardonner sans limites, en refrain…
Et Jhonny Clegg chantait…un truc qui m’colle encore au cœur et au corps….
C’est que moi m’sieur chui zoulou…jusque sous mon fez……
kb...zoulou men 7daya
vendredi, juin 01, 2007
20000 lieues dans le shplouc ou la lettre à Leblase
J'avoue que le but primaire (et loin d'être primate puisque ne véhiculant aucun échange en monnaie de singe) de ce post, est de promouvoir le blog de Leblase, en proie à la démangeaison du p'tit doigt sur la souris en purulence gratteuse encline à la suppression définitive de son shplouc...ce qui serait une grosse perte pour la blogosphère mondiale. je sais qu'on en arrivera tous là tôt ou tard mais faisons durer un petit peu plus longtemps le plaisir.
Cher Leblase,
Très content d’avoir retrouvé mes chaussons, je festoyais l’évènement à grands coups de reins allègres dans ce jeu primaire et Ô combien primordial de la bête à deux dos, rendant ainsi le plus naturel des hommages aussi bien à la vie qu’à mon affable compagne qui supportait sereinement depuis de longues années déjà mon multitribulationnisme égareur de chaussettes.
Pourtant, tout concentré que j’étais dans ma noble tâche à toucher le fond, une partie de moi, apparentée à la matière spongiforme que d’aucuns identifient sous le nom de cervelle, ne pouvait se détacher, par je ne sais quelle cyber-atteinte, de ton abyssal questionnement qui tout en cherchant à toucher le fond des choses à la manière d’un capitaine naît mots , se révélait à moi, en même que l’explosion libérant mon « Kundalini », dans toute sa détresse sous jacente
- mon dieu ! soufflai-je dans mon tuba
- ouiiiiii ! répondit dans une intonation scaphandre, celle que tu personnifias sous un stéréotype fatmique
Elle était pourtant loin de s’imaginer qu’outre signifier l’atteinte d’un plaisir certain, la formule émise en râle, n’en véhiculait pas moins une profonde compassion pour l’être humain qui transcendait la virtuelle appellation de Leblase et qui formulait, inconsciemment, son appel de détresse à la manière d’un homme appartenant désormais à la mer.
Pourtant je ne connaissais même pas son vrai nom. Mais avons-nous besoin d’un nom pour donner libre cours à notre élan compassionnel ? Je le connaissais seulement par ses écrits, comme je connais, et conçois, Laseine tel un frère que j’aime par le lien d’une mémoire culturelle ancestrale qui nous relie faisant qu’une part de chacun existe dans l’autre.
Mais il est possible que vous y passiez votre mort. »
C’est sans aucun doute ce préambule qui me mit la puce à l’oreille et me poussa au grattage furibond, outre auriculaire, me poussant à entrevoir que le taulier se parlait en fait à lui-même et que dans un assemblage kaléidoscopique, nous étions des fragments de miroir ou chacun tente de s’entrapercevoir.
Dans cet amalgame émotionnel, je réalisai qu’une partie de moi (et là c’est pas des chaussons) vivait désormais sur le net. Cela voulait-il dire qu’une partie de moi était en train de mourir dans le réel de ma vie ? Que toute implication de plus en plus active dans le net revenait à une démission du réel ? Sommes nous effectivement en train de suivre le pernicieux cheminement menant à je ne sais quel temple du soleil dans un inexorable processus d’in-sectisation ? Quels seraient alors les moyens d’une dé-insectisation ?
Cher Leblase, frère de secte, je sais! Là où j’étais censé apporter quelques fragments de réponse je ne fais encore que creuser dans le questionnement mais, comme tout le monde le sait désormais si bien grâce à ton merveilleux shplouc :
Et s’il est un mythe qui a encore de l’avenir, ce sont les SECTES….et croyez moi ou non le meilleur SECTICIDE reste l’ANTI-MYTHE
peut-être alors deviendrons frères (soeurs pour complex* suite à sa transformation) pour de bon...
kb…en plongée
* Complex : troglodyte du shplouc Leblasien
mercredi, mai 30, 2007
Blogoma mon amour...

Tarik Essadi (www.emarrakech.info)
Si l’avenir s’annonce plutôt morose pour la blogosphère marocaine je crois que ça n’est pas là un phénomène particulier lié à l’identité nationale mais bien un phénomène mondial. En fait Tarik Essadi ne fait que s’aligner avec la perception universelle du moment par rapport à ce phénomène enfanté par internet. Beaucoup ont parlé d’une fin des blogs à l’horizon 2010 et le plus étonnant dans tout cela, c’est ceux là même qui vantaient les mérites du blogging en le hissant sur le piédestal de l’alternative idéale à une monopolisation de l’information par des grands trusts.
Alors ? Lequel des discours croire ?
Aussi, j’achoppe, et dans une grande mesure, lorsque l’on dit :
« Il fallait que quelqu'un ose le dire: les blogs marocains n'ont pas du tout réalisé leurs promesses initiales.On a beau cultiver un rêve mais la réalité est toute autre.
Serait-ce la fin de la blogoma? En tout cas, plusieurs choses sont à revoir, y compris certains mythes qu'on a, de bonne foi, cultivé. »
Il n’y a jamais eu de promesse de la part de qui que ce soit ni de quoi que ce soit lorsqu’à démarré le phénomène blog et que toute projection futuriste émise par un X ou Y ne peut être assimilée à une promesse générale à tenir ni à une ligne de conduite universelle quant à la raison même du blogging.
Le blog est avant tout « liberté d’expression » et prétendre que « plusieurs choses sont à revoir » enferme le blogging dans une ligne éditoriale pensée à l’avance par une élite.
Quelqu’un peut-il dire actuellement « voila comment il faut blogguer ! » ?
je ne le crois pas et je ne l’espère pas. Chacun est libre de le faire à sa manière tant que c’est en respect d’une vision universelle du droit et de l’éthique.
kb
NB : posté initialement chez Othmane en réponse à son post « serait-ce la fin de la Blogoma »
lundi, avril 30, 2007
Des foulées pour se défouler...
Vous le saviez sans doute mais pourtant, vous ne vous êtes pas empêché de poser certainement cette question aussi bête que vos pieds, et que presque tout le monde (voyez combien sommes nous insipides de normalité) pose sans y faire trop attention :
- « c’est quand le premier mai ?? » proférâtes-vous donc presque aussi bête qu’un grand orteil phagocyté par des champignons, sinon un tantinet plus (non ! mon regard sur autrui n’est pas dépréciatif…disons juste un peu criant de vérité).
D’ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi les pieds étaient les seules parties du corps à se faire traiter de bête…sans doute parce que c’est grâce à eux que l’on se meuh (hi hi hi…je fais comme dans les sitcom…je vous dis quand il faut rire…c’est dire combien je vous ménage)
- « Ben le premier Mai c’est, comme son nom l’indique, le premier Mêêê » vous répond-je donc la manette bulbo rachidienne (mais non c’est pas la sœur à rachid) dans la plage bête.
Et c’est là que piqué au vif de votre fierté neuronale vous arrivez à presque retrouver cette particularité qui vous différencie du reste du règne animal et qu’en tubercule parlante vous envahissez de la plus pataude façon le règne végétal en proférant la réponse inévitable dans un couple de bergers.
« mais ducon, je voulais dire quel jour de la semaine le premier Mai tombe-t-il »
Soupir !
V’la qu’il tombait des jours maintenant…j’ai tout à coup des envies de tombe pour y faire tomber quelques uns pour voir si le muguet, comme le pissenlits, se bouffait aussi par la racine.
Mais bon, passons outre (faut bien que les légumes s’abreuvent) et puisque les pieds sont bêtes, demain, pour vouer culte au travail, ils feront encore marcher un bon nombre de légumes croyant faire partie du règne animal en secouant (en grandes cloches) les clochettes de leur cousin le muguet pour sanctifier le règne de l’asservissement en cassant paradoxalement du patron.
Bonne fête à toutes et à tous et particulièrement à ceux qui ne travaillent pas...
kb...qui ne marche pas
mercredi, avril 25, 2007
Object in the mirror
“Subjects in the mirror are CLOSET, Walter de son prénom *, when they appears...”La phrase me trottait dans le ventre, en suspens, idéation diaphane d’un propos diarrhéique...un non sens de ce qui s’affichait à mes yeux mi taupes mi raisins... comme dirait l’autre avec tant de coups dans le nez qu’elle ne compte plus les bleus ni les rouges en ballons.
Un deroxat plus loin...
“Subjects in the mirror are closer than they appears, Brosnan de son prénom **”
Je pense à Harry (potteur de son prénom) et son “RIDICOULOUS” et je secoue ma baguette…faut qu’j’arrête (depoisson de son prénom) faut vraiment que j’arrête de cracher mes métastases dans la soupe en même temps que mes dents pour exprimer ma haine au bridge (Jeff de son prénom) qui me torture la bouche…encore ??
L’homophonie est bizarre….ANCHOR répétais-je…
Ancre pesante enlisant mon propos dans un jeu de mot émoussé par l’amour « Low cost*** » que seule la toile peut vous offrir à 263 kbs...
« N’oubliez pas de régler vote abonnement » qu’elle me fait la souris, mon doigt sur sa roulette et j’avais beau cliquer je restais apparenté aux sœurs…Anne de leur prénom…y en a tellement qui ne voient rien venir
Le miroir avait beau closer l’apparence…la béance restait de taille (break dirait Lacoste…pierre de son prénom qui a amassé plein de mousse en roulant ses balles sur de la terre battue)
Tant de béance finalement me dis-je…pas de prénom à mettre là….juste Huguette
Ma Béance……
Et toujours cette putain d’homophonie monochromatée fi l’qalb*****
Ma Baie Anse…
(*) en français dans le texte
(**) in french in ze text
(***) en anglais dans le texte
(*****) en arabe dans le texte
Les moindres maux
kb
mercredi, avril 18, 2007
Achevons le propos pour être...
Post inspiré par Leblase
J'aime...À ce nom fatal, je tremble, je frissonne.
J'aime... »
Ne vous leurrez pas quant à mon apparente facilité d’agencer les mots.
Jusqu’à il n’y a pas très longtemps, écrire pour moi était souvent pénible car je n’étais jusqu’à cette douce rencontre, qu’un ensemble incohérent de propos inachevés
Comment vous expliquer la chose...chaque phrase pour me satisfaire se devait d’être par son sens « définitive » alors que moi, mortel par essence (et par naissance) je ne pourrai jamais l’être dans l’absolu. Souvent je tournais une journée entière autour d'une même phrase. Je l'écrivais. Je la rayais. Je la récrivais m’attardant au parfait du sens là ou les choses ne devaient en fait être qu’aisance...
L'interférence du passé et du présent bridait alors mon discours. La nécessité de me décaler par rapport aux événements racontés venait souvent rompre l’ordre chronologique de cet enchaînement de vie qui donnait toute sa quintessence au « moi ». J’avoue avoir mis longtemps à comprendre cette indolente remarque que m’avait faite Jean Barbé qui animait alors l’atelier d’écriture sur Ev : « tu devrais lâcher un peu la bride à ton écriture ». Il ne pensait certainement pas si bien dire...
J’ai réalisé après quelques essais que lâcher la bride au propos était de laisser s’achever le propos pour que l’histoire se détache du récit. Lâcher la bride c’était accepter de lâcher prise de tous ces faux repères suspendant l’être au propos et accepter la mouvance des choses de ce monde. Lâcher la bride c’était graviter autour de l’inextinguible repère qu’est la pulsation universelle dans sa dimension « amour ». Lâcher la bride n’était pas absolument de se faire comprendre mais d’abord de se laisser parler. Lâcher la bride était surtout, ce que je trouve le plus merveilleux, de ne pas seulement raconter ce que l’on était mais de laisser ce que l’on a été raconter ce que l’on est indépendamment d’une chronologie castratrice.
Lâcher la bride m’a permis de rencontrer ce « moi » qui était là, à portée de main...au bout des doigts
Il m’aurait fallu juste un coup de plume pour me dépoussiérer le regard...
kb...à bride abattue
vendredi, avril 13, 2007
Déferlante...
Je marchai à l’envers le décor inversé d’une vie en nid de poules et ornières. Usé d’amour, le front aussi bas que ma queue battant le flanc de mes mollets.
Je me tâtai la tête…l’embryon de cornes avait encore grossi…
Pas mes couilles…je n’en avais plus…
Dans mes yeux jaunes se reflétait le bleu de l’AMER …
Si j’étais Dieu me dis-je au déni de mes cornes, je sucrerais la MER…
Et que crèvent les poètes noyés par les mirages sucés au sang sur les seins de leur MERE l' idéal en Déferlante
kb
vendredi, avril 06, 2007
L'éphémère
Solitude - aquarelle de Kurt Rostek
à S.......
Elle disait m’aimer
Son corps en folie
L’étoile en offrande
Caressant mes cris
De ses mots jolis
Elle disait m’aimer
Le souffle embolie
Vive dans la peau
Au parler d’octobre
Murmuré au lit
Elle disait m’aimer
Pour rester polie
Quand je serais seul
Pantin désuet
A en boire la lie
Pourtant
Sur le mur d'en face
j'avais peint la lune de son sourire
quand l'ombre du cerisier
jouait la nuit
kb
jeudi, avril 05, 2007
Les contes du printemps...
En parcourant mes archives je suis retombé sur ce conte et comme la route menant à mon bureau (en rase campagne) longe de nombreux champs où foisonnent des coquelicots, j'ai eu envie de le reposter là pour vous souhaiter un beau printemps...
le conte des colchiques
Sur un haut alpage oublié de grand âge, des colchiques blanches, du haut d'une butte, regardaient de haut un petit coquelicot emprisonné dans les blés. Elles le toisaient de leurs vénéneux regards ricanant à qui voulait bien les entendre de sa truculence rubescente.
- "carminé de malheur! Tu nous brouilles la vue de ton écarlate couleur" lui criaient-ils à longueur de journée.
A chacune de ces railleries malsaines, les blés, fiers de leur allure superbe, partaient d'un rire gouailleur faisant onduler le champ de vagues à la blonde couleur.
- " qu'il est laid avec ses oreilles cramoisies, son corps frêle et velu ...et son nez noiraud!"
les blés, outrecuidants à outrance, passaient leur temps en courbettes et révérences.
- "que vous êtes beau ce matin!, vous semblez avoir pris quelques grains" disait l'un.
- " vous même semblez prendre du poil de la bête avec votre épi en faîte" renchérissait l'autre. Mais pour le gentil coquelicot ils n'avaient que dédain. Leurs propos à son égard n'avaient nulle retenue pour le cibler de leurs dards.
- " Nain rougeâtre, excrément de vache acariâtre, quand cesseras tu de nous traîner dans les pattes?"
Le pauvre coquelicot supportait stoïquement tous ces maux, priant chaque soir tous les saints de lui réserver meilleur destin. Ainsi passèrent les printemps à rougir la petite fleur d'indicibles tourments jusqu'au jour où, par on ne sait quel hasard , la vache pâquerette, préférée de son maître, vint traîner ses pas en quête d'un meilleur repas. Cette bête au grand cœur adorait les fleurs. Des colchiques, elle n'en avait jamais vu si bien que de toutes elle s'en était repue. Mais voilà que l'inattendu festin l'affuble d'un funeste destin. Elle va et vient à travers le champ de blé incapable de retrouver son chemin. Prises d'atroces souffrances, ses entrailles ensemencent le champ d'une vénéneuse engeance, libérant sa bonne âme en giclées de diarrhée infâme.
Apres avoir longtemps cherché sa génisse tant aimée, mestre jacquemin arpenta finalement les pas de l'occulte chemin ayant mené les broutages de sa vache volage vers cet exotique repas ayant causé son trépas. De sueur en nage, il fulmina de rage la voyant crevée là, entre les colchiques. Il cracha sa chique et jura par tous les diables de l'enfer que ces fleurs sorcières en essuieraient les revers. Il fit venir ses frères, arrosèrent de poix toute la butte délétère et y allumèrent un feu nourrit pour qu'aucune de ces fleurs pourries n'y pousse jamais plus. Les blés éternels, effrayés, se dressaient sur leurs tiges frêles de toute la hauteur de leur épis pour voir ces étranges créatures qu'ils n'avaient jamais vu.
- "c'est à cause de ces colchiques de malheur que l'enfer s'abat sur nous en cette heure!" disaient certains. Le petit coquelicot, par sa taille naine, ne pouvait rein voir de la scène.
- "piétinons le coquelicot! C'est un cousin de ces sorcières, il ne nous apportera que misère" Le bruit provoqué par les blés qui ondulaient pour piétiner la fleur troublée attira l'attention du manant qui, apaisé, remarqua la beauté du champ
-" je n'ai jamais vu pareil terrain. Il me rapportera sûrement de bons gains"
comme quoi à tout malheur quelque chose de bon. Le paysan avait longtemps souffert de l'aridité de la terre. Il en remercia longuement le bovin, appela ses frères et cousins et entreprirent d'étêter les blés beaux de toute la force de leurs faux. Plus rien ne poussa désormais sur cette terre brûlée par la poix incendiaire et les fèces toxique d'une vache pubère. Plus rien à part une multitude de coquelicots rougeoyants qui régnèrent en maîtres éternels sur cette terre tant belle.
© kb
mercredi, mars 28, 2007
Parlons bête !
Muet comme une carpe !
Le resterais-je assez longtemps sans que vous ne réussissiez à me tirer les vers du nez quant à la raison première de ce mutisme ? On aura beau être copains comme cochons et vous aurez beau être malins comme un singe, je n’en dirais rien. Têtu comme une mule je resterai, et aussi doux qu’un agneau vous seriez je ne donne pas cher de vos jacasseries de pie ni de vos supplications en larmes de crocodile quant à m’arracher ne serait-ce qu’un misérable croassement de corbeau.
Vous aurez beau jouer d’artifices, vous mesdames, en ébrouant vos crinières de lionnes et vous messieurs votre crête de coq, je n’userai de cet ustensile que pour sauter vers l’âne, papillonnant du mutisme profond au silence léger, ce qui pourrait vous paraître, myopes comme taupe que vous êtes, une brèche dans mon test d’hérisson blasé (j’ai pas pu m’empêcher de la faire celle là…un clin d’œil au Dieudelabas).
Je vous entends d’ici soufflant comme un phoque, raclant le sol en bœuf enragé, l’œil rubescent d’une fièvre de cheval, prêt à vous lancer comme un rhinocéros dans une charge maladroite afin de me voir chanter comme un pinson.
Je sais…je vous donne le bourdon, mais que voulez vous…bien qu’il n’y a pas là (ni impala non plus) de quoi casser trois pattes à un canard, il ne faut pas pour autant me prendre pour un pigeon. Ici il n’y a toujours qu’un gardon frais qui parle, moi en l’occurrence, et une flopé d’harengs saurs, vous en récurrence, qui regardent avec des yeux de chouettes ne sachant s’il faut minauder une friandise au chaud lapin que je suis ou se gondoler comme une baleine au rythme de toute les bêtises que je balance en hurlant comme un putois essayant de noyer le poisson de son inconsistance simulée.
Mais attention ! À ceux là je dis que j’ai la mémoire et la rancune tenace de l’éléphant, le rire de la hyène, et la morsure du serpent…mais je suis malgré tout prêt à craquer pour la première caille aux yeux de biche ayant du chien qui me répond en feulant comme une tigresse.
Miaouuuuu !
kb...pachyderme que ça
jeudi, mars 15, 2007
Votez en paix!
Commentaire initialement posté chez le copain Docteurho, et remodelé pour être compatible avec la version 2.6 du bloggeur moyen qui représente (d’après les statistiques du site) 96,83% des visiteurs et que j’aime bien puisqu’ils sont assez truffes pour perdre quelques minutes de leur précieux temps entre les lignes de mes élucubrations à forte incidence prostatique.
Chers internautes, politologues en tout genre et autres amateurs d’urnes poilues à fente vaselinée ! Voulez-vous du en voici en voila ? Eh ben je vais vous en voicienvollayer à max la rétine, la trompe d’eustache et même la prostate…vous savez ! Ce petit truc qui joue au boa constrictor enroulé autour de la baguette à sensations qui nous fait croire, nous les hommes…les vrais, en toute la mâlitude de nos petits êtres qui ont zaama le choix d’être libre en allant qui faire pipi au lit qui faire caca dans les urnes.
Vous me trouvez cynique en ce gai matin de printemps ? Sans doute! Mais je n’ai plus 20 ans, ni 30 ans et il y a déjà maintenant 46 ans que je suis orphelin et que les regard concupiscents des nombreux tontons qui vous caressent distraitement les cheveux en vous offrant une poignée de friandises ne se conjuguent plus à la toque du père Noël qui avait bizarrement le même accent que celui de Allal al Fassi.
Voila qu’après avoir interdit « sauvagement » à ceux de ma génération de se mêler de la chose politique que l’on tente, je ne sais par quelle miracle, d’inculquer aux jeunes cette pratique odieuse qui consiste à faire prendre à un abonné de la LYDEC (encore RADEJ à El jadida pays cher à mon copain docteurho) une vessie pour une lanterne, sauf qu’il ne comprend pas toujours pourquoi la vessie lui revient quand même plus cher que la lanterne ; mais là tout bon artisan (du monde parfait, et par conséquent barbu, de demain) sait que l’entubage fait main, comme dans la carpetterie, revient plus cher que le mécanique et que si ça « bouge vachement à la télé » en ce moment ce n’est pas toujours dans l’intérêt des hordes laborieuses de la majorité.
Vous me trouvez ésotérique en ce radieux matin de printemps annonceur d’une avancée exponentielle de la désertification de nos provinces du sud? Sans doute aurez-vous raison mais les voies du seigneurs le sont tout autant, et s’il a fait les montagnes ce qu’elles sont, les fleuves ce qu’ils étaient et la mer ce qu’elle sera toujours (tout comme Dieu j’aime les paraboles) c’est juste pour que nous comprenions vous et moi, un peu tard sans doute mais vaut mieux tard que jamais, que « Siassat assoudoud » n’a pas apporté le fruit espéré dont le noyau ressemble désormais beaucoup plus à un retour de manivelle…bref juste pour dire, même si sur ce coup je fais étalage de ma mégalomanie sans bornes, qu’il n’est pas toujours bon de détourner le cours des choses surtout quand la chose est eau et que l’eau coule de source et que la nappe phréatique, tout comme l’électeur marocain, à vachement soif en ce moment (tiens on croirait entendre la bélière parler !...j’aime cette dame…et plein d’autres aussi)
Toujours est-il, et comme par le passé récent des dernières élections, « Votez en masse ! » qu’ils nous diront ! « C’est la seule manière démocratique d’affirmer votre volonté à l’aspiration d’un lendemain meilleur ». « Mon cul !» dirai-je ! « Amen ! » Répondront sans doute les hordes disparates de la couche démocratiquement et démographiquement démoralisée comme si le simple fait de glisser ce grand dépliant - raturé à l’inspiration d’une idéologie qui n’a de l’idée qu’un semblant d’embryon – dans la fente étroite d’un prisme en plexi suffirait à exorciser le démon de l’incertitude d’un avenir se résumant à la résonance creuse d’une boite à urne.
Certains (beaucoup même) répondront à cet appel. Mais non pas avec le sentiment de citoyens jouissant du seul droit constitutionnel accessible (démocratisation oblige) mais plutôt de pauvres possédés, jetant le petit grigri concocté par le " fqih " de leur circonscription dans l’ardent brasero de la démocratie afin de se débarrasser de ces affres qui hantent leur vie quotidienne. Eh bien croyez le ou non cher internautes, truffes consentantes et autres gobemoilacouleuvre de la toile, pour une grande majorité, le grigri marchera. Le vote sera féerique, magique, bucolique même, vu que la pompeuse campagne électorale rameutera encore une fois de notre Maroc "profond" (respirant depuis Ségolène) notre vraie campagne cette fois-ci, charriant ses années de sécheresse et son mysticisme terreux ancré par toute une vie de marginalisme et de laisser pour compte, le chemin définitivement barré par de longues années de « siassat assoudoud » à tout suintement de conscience. Ne connaissant comme moyen d'éclairage que la lampe à pétrole ou à huile, il est tout à fait normal que ce sera (encore une fois) là le seul symbole qui éclairera les ténèbres de l'incertitude dans cet isoloir étroit et sombre qui abritera (encore une fois…et pour toujours peut-être), l'instant d'un vote, l'acte solennel qui allait sceller la symbiose de l'analphabétisme et du politique….
Chers internautes, masses gélatineuses crédules adeptes du « fais moi mal Raspoutine » et autres jecroisencoreaupèrenoels de la toile! Que le vote vous soit bon…pensez quand même à moi au moment de mettre les doigts dans la fente…peut-être alors interromprez-vous le coït comme à la manière de l’ancien temps…
kb...contre l'abstention quand même
jeudi, mars 01, 2007
Times to thames...
à Laseine....
Ouais la tamise…
Feux de brume taxi cab et brownies
Bourre la reine à 5 heures
L’heure du thé et l’haleine cerise
Sur le zinc en noyer
Bouche à bouche les noyés
Dans un pub se grisent
Une pinte ?
Quelques livres sterling ?
Entre cul et Darling
S’entremêlent les chemises
Et ton lit est un dock
Dont mon âme s’est éprise…
kb...tamisé
vendredi, février 23, 2007
La pensée du jour
Li kb
Libellés : comme dirait l'autre
jeudi, février 22, 2007
le temps orange
Chers internautes, pelures flottantes dans l'évier du net et autres douteuses émanations de la toile ! La période mirlitonnage se trouvant être excitée par les piquages d'un autre fouille le tendre, je continuerais donc à déverser les démangeaisons de mes prurits égotiques, jusqu'à ce que vous me disiez « c’est assez » (comme ce grand escogriffe d’El Blase qui chasse la baleine du savoir en ce moment)…
La rose est bleue ce matin où les regards dorés de la vie en rose calment l’absence grise du fruit rouge de ma passion.
Sur les rideaux verts de ma chambre noire ton blanc visage émerge doucement sous les halos d’une lampe rouge.
Je ris jaune à la peur bleue que tu ne restes prisonnière dans un cliché marron…souvenir défraîchi de mon age vert lorsque le blanc suaire de la mort dormait l’air absent sous les pelures oranges du temps.
kb...un coloré
mercredi, février 21, 2007
Couleurs

Chers internautes, sourdes oreilles à la beauté du vrai monde et autres ectoplasmes de la toile ! En me levant d’un bon pied ce matin, il m’est venu l’agréable envie…enfin agréable pour moi car pour vous ce bon gré risque de se transformer en malgré tout l’amour que vous semblez me vouer, une petite séance de torture…il m’est venu donc la simple envie de mirlitonner un bon coup, et que vous aimiez ou pas je m’en balance les mamelles « felfla mechouiya » de la voisine….
La lumière, en tâches sur le sol est blanche…
Le soleil est jaune…enfin apparemment
L’ensemble est comme l’œuf…de l’origine
Bien sûr il y a l’eau comme source de l’origine
Sa mer est bleue comme le ciel quand il n’est pas gris…
La peur aussi quoiqu’elle me grise moins souvent
Pas comme le vin qui est rouge
Mais mon humeur, elle, est parfois grise…quand elle est massacrante
L’herbe est verte et vous le saviez comme les vaches…c’est très bien
Le sang dans les veines et brun foncé
La mort est noire…enfin c’est ainsi qu’on la personnifie
Comme les idées des ruminants
qui ruminent leur "pansées"
Le sang au jour est rouge comme la rose
Comme le cœur… qui bat
Comme le vin qui grise
Comme le feu au carrefour
Comme le carton d’un mauvais tacle
Mais…quelle est la couleur de l’amour ??
kb...prismatique
mardi, février 20, 2007
L'enKBlé
Chers internautes, excroissances molles et autres bizarreries de la toile, j’ai, par un heureux hasard, retrouvé ce rescapé d’une période prolifique où le verbe se vouait corzé âme (ah bon ? ya une faute ??) à la rhétorique oiseuse certes, mais non moins porteuse d’une sincérité franche (vous savez maintenant depuis l’temps que j’aime plaire aux nasmes) dans l’expression égotique de ce qui anime (dans le bien parlé) la part réelle de notre illusion virtuelle (trouvez l’intrus…mais ne le chassez pas). Une sincérité taillée maison dans l’antagonisme de la particularité - ondoyante au vent - de notre société schizophrène.
Merci donc à tata Loula qui dans son brunswick lointain règne en beauté sur les vertes prairies où nos emplumés ancêtres ont inventé cette tubercule à laquelle vous vous retrouverez bien souvent qualifiés…patates ! (C’est chez elle, dans la transloulienne, que j’ai retrouvé la tubercule en question…un post frayé initialement dans ce précambrien du net du père zizi : le forum du JH )
Chers internautes, furoncles purulents et autres créatures de la toile, je vous sers donc la purée:
Nous sommes parait-il à l’ère de la communication.
Pourtant, malgré les écheveaux de câbles déroulés sur toute la planète, la communication part en quenouille ! si les satellites permettent à tout moment de s’étourdir aux bavardages numériques d’un écran scintillant, ils laissent chacun dans l’attente désespérée d’un souffle reliant, d’une parole signifiante. Nous restons là orphelins de sens à nous laisser assiéger par des discours enflés et vides. Certains tentent de nous faire entendre cette implacable vérité et nous invitent à nous voir, cloués par nos rêves de partage, rompus de désirs. Ils nous proposent des règles de communication, de nouveaux modes relationnels. Mais trop souvent, dans une application sans cœur, le stade du solfège n’est pas dépassé et les sonates légères restent en exil.
Il nous a été donné à tous de rencontrer ces maçons du langage qui construisent des paroles infroissables, des paroles dallées de théories, excédées de technique où chaque mot suinte la rigueur de l’artifice.
Combien de ces propos savamment plâtrés, lissés de neutralité à tout crin, nous ont laissé là, dans l’abîme de la distance, résignés...
N'y aurait-il que mutisme, rixe ou échafaudage factice ?...
Pour certains, apprendre à communiquer, c’est apprendre à traverser le fossé, à nier le terrible vide qui signifie l’inaccessibilité de l’autre. tout parle de rapprochement, d’effacement des distances, de solidarité, mais tout confirme par ce même propos, cette vision erronée que toute est séparé.
« le fait est la différence, non la séparation », affirmais Swamiji (un copain indien) . Lorsque la main gauche est brûlée et que la main droite y passe un onguent, est-elle généreuse à l’égard de cette autre main ? non, bien sûr, puisqu’il s’agit du même corps !
et si je parvenais à voir l’autre comme une continuité de moi-même dans son altérité ?...
je rêve d’un monde où chaque respiration serait la trame d’un lien, chaque regard la lumière tout entière dans son mystère particulier, chaque bouche comme une boucle reliant l’infinie variété de êtres.
Je rêve d’un monde de communion où la fraîcheur des mots serait caresse, où le silence serait asile....et où la confiance et non la certitude serait règle....
kb...le grand toron
mercredi, février 14, 2007
Je m'appelle Cook...James Cook...
« je m’appelle…Cook…James Cook » dit-il en mettant le pied sur l’île. Il ne savait pas encore qu’il était cuit...
C’est drôle maintenant que j’y repense, petit (mais oui !!ça m’est arrivé à moi aussi madame), j’avais toujours imaginé derrière le nom « Almanach » un animal fabuleux du genre mammouth.
Mais il est vrai que si aussi bien du nom que du petit calendrier émanait une idéation à la résonance « petite » du contenant, le contenu résonnait quant à lui paradoxalement dans le grand et ainsi je me délectais du grand nombre d’informations enfermées dans les feuillets du petit calendrier façon sandwich de l’almanach des P.T.T…eh oui nos PTT avaient encore un almanach dans les années 70.
Ce qui m’a fait rappeler cette douce période ? (C’est tout de même bizarre que l’on soit arrivé à considérer cette période de « plomb » comme douce…un tour de la lorgnette du temps…à moins que l’on ait pris un mauvais chemin question développement) sans doute la faim (j’écris ce billet à midi) ou encore le fait d’avoir évoqué le mot « sandwich », mais sûrement pas la saint Valentin car je n’ai pas pour habitude d’attendre le 14 février pour témoigner mon amour aux gens et aux choses que j’aime.
Tiens ! Et puisque on y est à ce 14 février, laissez moi vous rappeler que ce même jour de l’année 1779, James Cook, un illustre explorateur (fallait le faire… sans Internet en plus!) fut assassiné par les indigènes des îles Sandwich qui ne connaissant sûrement pas encore St Valentin, en firent un « encas »…autre anthropophage façon de témoigner l’amour dans la symbiose de la notoriété du nom et de l’art culinaire. Comme quoi certains portent le nom de leur fin comme une croix sur laquelle les impies se dépêchent de les crucifier en hommage à leur faim.
Il aurait mieux fait de s’appeler Bond ce jour là….
mardi, février 13, 2007
The End....eeeeh oui !

« Auto éjection dans 3 minutes… »
La mort « lente » c’est pour les poux …disait ma concierge qui – histoire de rester dans l’insecticide- consumait son « forfait » vie dans le paradoxe d’une eau de vie douteuse qu’elle distillait dans sa piaule au venin de son ruminage accompagnant le bouillage de tubercules que je n’ai jamais réussi à identifier.
Elle devait sûrement avoir une araignée dans l’plafond…
Tiens ! Même qu’une fois, dans un élan de générosité à 3 g éthylique, elle m’offrit un flacon de son élixir baptisé « l’assez tonne » qui de tout son tonnage d’une expérience concentrée dans l’élixir bleuâtre, réussit là où d’autres produits chèrement payés se cassèrent le nez à me satisfaire sur le décapage de mes boiseries. En un quart d’heure les boiseries furent décapées à blanc et l’assez tonne, malgré son pesant nom, m’avait rendu léger comme une plume au point de me donner envie de prendre mon envol du balcon…
« Auto éjection dans 1 minute…. »
C’est vrai que la mort lente c’est pour les poux ! Et comme je ne suis ni poux ni lente je n’ai pas envie de finir lamentablement écrasé sur la toile par le gros doigt pesant d’un moteur de recherche. Je ne veux pas finir agonisant ni googelisant lamentablement sur une plateforme cybernétique.
« Auto éjection imminente… »
Je m’en vais donc appuyer sur le bouton « eject » et laisser le vaisseau « roquinerie » à la dérive trainant mon épitaphe…
« ci-ne gira jamais kb, slider égaré au fil des comm parti à la recherche de sa vérité ou de son mensonge…c’est au choix »
« Auto éjection »
Aaaaaaaaaaaaaaah
Clic !
Fin de l’épisode roquinerien
lundi, février 12, 2007
In vitro

In vitro » me dis-je…
Et sur la peau en souvenir, acerbe, le frisson parcouru d’un ton alarmant et alarmiste des articles lus sur ma mort prochaine et celle de mes semblables.
Bloggeurs sommes nous en passe d’être ! Un bien grand mot pour un si petit mal. Cohortes brinquebalant leurs fanions, parcourant les déserts cybernétiques pour une ultime charge, tels les 70 000 d’Ispahan suivant le charlatan.
Oui messieurs dames, je suis bloggeur que la mort en suspens ne saurait faire taire. Piètre chevalier du rien je fis mon royaume du néant. Le verbe est mon épée el l’onde hertzienne mon destrier tatoué au ranch d’ I.A.M
« In vitro » dans un bus…
- « Je suis bloggeur madame » répétais-je à cette dame terne assise en face de moi. Pour toute réponse elle se dépêcha de rapprocher son rejeton morveux et difforme acquis sur le champ de l’alter égalité, bataille mille fois perdue à la sueur d’une cuisse défaite par les assauts rustres du mâle et du temps. Elle serra très fort dans ses bras sa désormais unique raison d’être en me jetant des regards qui ne laissaient aucun doute sur sa perception de mon équilibre mental.
Mon regard se fit sans doute douloureux…éjaculant une compassion intense envers ce qu’elle ne devinait même pas de son être ni ce qu’elle représentait pour ses semblables.
« je suis bloggeur…et je vous comprend » lui renchéri-je provoquant l’affolement total dans ses repères conditionnés à la norme « incertitude »
Elle descendit à la station suivante, sûrement bien avant sa destination…
Elle se croyait hors danger ne réalisant même pas qu’elle venait de retrouver, avec soulagement, toute l’incertitude de son être. Le trottoir la transportait loin de mon regard en brinquebalant lugubrement jusqu’à l’avaler au détour d’une rue anonyme.
Une autre dame qui lui ressemblait avait pris sa place…elles se ressemblent toutes d’ailleurs… à un rejeton près
« Je suis bloggeur luis dis-je »…
« in vitro »
Chacune dans sa bulle
Arpentait les chemins
D’une vie futile
Sans l’illusion d’un lendemain…
Si ce n’est leur progéniture…
kb...hors bulle
ps: Si vous vous baladez sur la toile, vous ne manquerez pas de trouver un peu partout des articles alarmants et alarmistes sur la fin probable de la blogosphère, minée « in vitro » par son propre succès.
jeudi, février 08, 2007
le proverbe du jour

"la caravane n'est pas passée ce matin, mais ces cons de chiens ont aboyé quand même"
li kb
Libellés : comme dirait l'autre
mardi, février 06, 2007
mardi, janvier 30, 2007
jeudi, janvier 25, 2007
mardi, janvier 23, 2007
l'héroïque fantaisie

Henry becque
En matière de politique, et même plus généralement, séparer le monde en élite et peuple, nous ramène évidemment à de vieux stéréotypes qu'il serait préférable de dépasser.
Je dis préférable mais encore faut-il en avoir, et la conscience pour, et la volonté de le faire. Nul doute que l’élite discriminante ne brandit le prétexte du populisme que pour dissimuler la progression de cette nouvelle ségrégation qu'elle voudrait nous faire croire légitime et dans ce cas, il vaut mieux alors revenir à ces vieux stéréotypes, arpentant ainsi le versant positif du« réactionnaire ».
Si l’on possède encore une petite once de « jugement » non encore formaté par ce liquéfacteur de bulbe qu’est la télévision, on se rendrait inéluctablement compte que le monde à bien changé, amenant le politiquement correct à se jouer sur une gamme de sons un tantinet plus sournoise, exploitant à outrance ce besoin d’identification de l’homme aux héros.
Si l’on mesure donc la hauteur de conscience d’une société à l’aune du caractère de ses héros, on ne pourrait s’empêcher de faire le déplorable constat du désastre sociétal mis en œuvre sous couvert de l’onde porteuse appelée démocratie.
Si Les héros de la Grèce archaïque à l'image d’Hercule ou d’Ulysse, étaient courageux voire téméraires, ils n’en n’étaient pas moins avides, roublards, menteurs, violents et sans pitié.
Aujourd’hui, et beaucoup plus dans les sociétés occidentales, c'est la télévision qui crée nos nouveaux héros. Nous les appelons élite ou célébrité. Tant que le marché n’avait pas encore main basse sur l’iconolâtrie à domicile cela pouvait encore aller et ainsi des icônes telles que l’abbé pierre ou sœur Térésa remportaient donc haut la main les suffrages dédiés à la personnification de l’héroïsme.
Dans les sociétés tiers-mondistes, favorisées par un terrain peu propice à la démocratie, les choses furent moins complexes, la télévision ayant été utilisée d’emblée comme outil démagogique imposant une ligne éditoriale « stalinienne » dans l’iconographie. Il n’y avait donc nul autre héros que le « pouvoir » bienfaiteur par essence (dont certains par naissance même) amenant ainsi le développement culturel, et la pensée en général, à stagner dans les sous strates de la médiocrité.
Mais voila, à partir du moment où le marché a acheté le milieu médiatique, nous n'avons plus entendu parler de l’iconographie altruiste basée sur l’œcuménisme d’un universalisme porteur de bonté et de générosité. Les marchands ont tout simplement écarté les icônes altruistes, au profit de symboles plus rentables amenant ainsi un héroïsme lucratif à battre le haut du pavé.
C’est sans nul doute ce phénomène qui amena en occident des stars de la télévision à convoiter la gouvernance, quoique le choix se porte toujours vers les icônes les plus éthiques et les plus universelles telles que Nicolas hulot dernièrement, pour l’exemple en France, ou encore Zidane et coluche, alors qu’aux états unis l’iconographie se porte plus dans le genre « charge de cavalerie » façon star trek (audimat oblige) pour sauver le monde, ce qui ne manque pas d’avoir des retombées beaucoup plus sournoises.
Du côté tiers monde, l’iconographie, enclavée dans la figure de proue du « guide de la nation », tend vers le désuet d’une image jaunie. Icône d’autant plus lassante qu’elle a pris un sacré coup de sape de la part des medias des pays émergeant qui repositionnent leur image – par contraste- a ses dépens.
Nos gouvernants, ayant toujours une longueur de retard dans leur adaptation aux involutions que subit le monde, ne se sont aperçu qu’après coup de tout le néfaste du monopole de l’iconographie et que dans le faux théâtre du conflit civilisationnel, ils portent en fait la casquette du méchant.
Ainsi des tentatives sont faites pour redonner à l’icône sa correspondance à l’expression populaire majoritaire, son étouffement lui ayant donné auparavant une évolution autant dangereuse qu’incontrôlable.
Au Maroc, pour l’exemple, une timide ouverture a tenté de repositionner l’image de Nass el ghiwane(lire ici) ou encore, très maladroitement et faute de héros contemporains, la ré investiture d’un héroïsme douteux sous les traits du maréchal amezziane (lire ici)
Toujours est-il que dans l’antagonisme iconographique mondial opposant « goldorak » à un benladden façon « iznogoud » le combat reste très inégal sinon ce trait commun qui fait que des deux côtés si les procédés diffèrent l’élite reste par contre de la «canaille ».
kb...le hérault
lundi, janvier 22, 2007
Journée de pêche
Lundi…Jour de représailles où la mauvaise humeur coulée dans le bronze de l’insulte tire sur tout ce qui bouge
Deep impact !
Mon Outlook patine. Le café est raté me rappelant les granges brûlées amenant l’envie dans la plage incendiaire
Je fulmine donc, le col 45 de mes cordes vocales armé sur « FIRE »
J’hésite entre me tirer une balle et faire un carton sur le poisson rouge dans son bocal (mon chef dans son box en verre)
Yahoo m’informe que Dieu vient de libérer un poste dans son agence de recrutement française. L’abbé Pierre s’est fait tombale. L’homme était bon et les SDF, qui ont perdus leur plus fervent défenseur, se conjuguent maintenant au carré
SDF2 : Sans Domicile Fixe…Sauf Dans la Foi
La bonté, fusse-t-elle drapée d’un turban d’une kippah ou d’une soutane, à toujours eu l’heur de m’apaiser
Mais voila qu’il se met à pousser un aileron au petit poisson dans son bocal qui se met à frétiller dangereusement ramenant les aiguilles de mon regard dans la couleur hémoglobine
La mort n’a sans doute pas fini de frapper…
J’ai une grande envie de m’farcir un poisson…en hommage aux morts
kb...le mors aux dents
mardi, janvier 09, 2007
Sliders

histoire de bien commencer l'année...et c"est la faute à leblase avec ses questions existentialistes !))
« Le temps est leurre » me suis-je dis cette année avec la ferme résolution d’en mesurer l’effet aux gonds du nouvel an...
A poil donc, chrono dans une main, thermomètre numérique planté bien profond dans le derche, sonde encéphalographique couronnant ma tête, miroirs placés latéralement en dessous et au dessus de la zone spatiotemporelle occupée par ma petite personne (enfin pas si petite que ça..), lampe stroboscopique en action, sismographe paré, enregistreur à ultrasons sur « on », le chien à mes pieds la tête dans un billot les paupières agrafées en position ouverte et deux cales dans les naseaux, ventouses de l’électrocardiogramme bien ensuçées sur ma poitrine fraîchement rasée( et tant pis si ça rappelle sa période gouine à ma compagne), le tout relié par un enchevêtrement de câbles à mon PC où un logiciel piraté sur un site de la NASA par un copain de « cover street » (derb ghallef pour les connaisseurs) était prêt à analyser sous toutes les coutures chaque variation spatio-biologico-temporelle aussi infinitésimale fusse-t-elle, j’attendais de pied ferme et la chair de poule, le sacro saint passage du témoin temporel
S’égrènent les minutes...
Le temps fait l’heure que la minute seconde...(je m’épate moi-même parfois...et c’est pas du panzanni)
Un p’tit coup d’œil sur la glace...on aurait dit Shiva avec ses colliers et bracelets. Le chien, malgré son inconfortable position se retenait de pouffer de rire...l’enfoiré de canin...perdait rien pour attendre.
« Gare ta gueule à la prochaine année » fut ma dernière pensée canine de l’année moribonde. Je fermais hermétiquement les volets de ma conscience coupant le jus de mes batteries neuronales alimentant le réseau « intempestif » de ma vieille arrière cervelle qui s’arrêta après un dernier grésillement synaptique. « quel con ! » fut la dernière vacherie qu’elle trouva encore la force de me balancer...
Je n’étais plus qu’oreilles (quel âne...hi hi hi...)
J’appuyai mentalement un peu plus fort sur le bouton « off » de l’alimentation du réseau ruant...
Le temps fait l’heurt…du marteau de la pendule sur la cloche d’airain retentissant au loin du premier coup de minuit.
Silence absolu jusque dans le plus petit recoin de ma conscience parabolique à l’écoute de la plénitude de l’univers, les yeux exorbités fixant l’écran amorphe de mon PC.
Travelling arrière...rapide
Et le temps se suspend...plus rien ne bouge...comme dans matrix...
Une douleur dans l’abdomen...
Le deuxième coup résonna distordu au ralenti
Travelling avant...très rapide...comme dans matrix...le retour…jusqu’au gros plan sur le bout de la sonde se désopilant dans mon rectum.
L’indicateur de température bouge d’un degré
Puis d’un autre...
La douleur se fait lancinante se déplaçant vers le bas-ventre. Coup d’œil rapide sur le miroir. Rien n’a bougé sous l’intermittence stroboscopique.
Un autre coup de gong...merde ! j’avais perdu le compte...la température continue de monter...
May.Day...May.Day...May.Day (je sais on était en décembre mais le jour secours est fixe lui) appelai-je en renfort le réseau intempestif. J’étais toute conscience dehors à sonder l’espace temps. Il me fallait retrouver l’intérieur.
- « voila voila ! » nasilla l’intempestif « tu croyais pouvoir conduire tout seul p’tit con...voila j’ai branché à plein régime la colonne centrale »
Je dévalai à la vitesse lumière la moelle épinière débarquant en fanfare dans le réseau nerveux rectal espérant trouver cette preuve de l’énigmatique basculement du temps...
Horreur !
Seule une grosse bulle de gaz état en train de dévaler les pentes abruptes de mon colon. Je sonnais la retraite au dernier coup de minuit mais trop tard. La secousse tellurique me projeta au dehors en même temps que les coups de klaxon dans la rue et je regagnai lentement mes sens, au rythme de la dissipation du nuage nauséabond, via mes narines. Mon corps resta inerte durant cette brève phase. Une fois calfeutré dans le fauteuil de la salle de commande centrale je consultai l’enregistreur intégré du réseau intempestif qui affichait le premier message de la nouvelle année.
-« p’tit con ! je t’avais dis d’éviter les restes de fayots...va falloir maintenant attendre 365 jours pour renouveler l’expérience !!! »
Je rebranchai le regard : gros plan sur la face du canin aux naseaux dilatés qui avait soufflé ses cales sous l’effet du gondolage qui fendait sa poire...l’enflure glapissait de rire en remuant la queue...
00h 03 indiquait ma montre
Je pris donc ma première résolution de l’année 2007 : je ferai piquer ce maudit clebs...et j’emmerde Bardot...
kb...aux charnières du temps
lundi, janvier 08, 2007
Silence! je tourne....en rond

Je tourne en rond…
Pas dans ma tête mais pour de vrai. Depuis une heure j’arpente la rue des bleuets qui fait un arc de cercle pour recouper la rue des violettes.
Je tourne en rond donc, mais ça vous le saviez déjà n’est-ce pas ? Pour preuve je viens de vous le dire à l’instant, deux lignes plus haut. A chaque passage devant « moul azzari3a » (traduit littéralement ça donne « propriétaire et maître des pépites » ) je me taxe de 2 dh en contre partie d’une Harlboro « détail » (le H c’est juste pour qu’on ne m’accuse pas de faire de la pub) venant ainsi timbrer la fiscalité imposée par mon subconscient sur ma consumation (en fumée) et consommation (en fumiste) du temps perdu à tourner en rond.
Je tourne en rond, n’ayant jamais réussi à comprendre notre aliénation culturelle à qualifier dans l’absolue appartenance certains commerces et certains métiers jugés petits…très subjectivement sans doute.
Je m’arrête une énième fois devant la petite échoppe du maître incontesté de la pépite pour acheter une énième cigarette. Je trouvai que le zigue avait pris un coup de vieux depuis mon précédent passage…une impression sans doute…en surimpression de mon tourne en rond.
Je tourne en rond… « Encore !! » me direz vous. Oui ! Vous répondrai-je pour rondement garder la tournure, me remémorant qu’à chaque passage du préposé au relevage des compteurs électriques de la maison celui-ci répondait immanquablement au kicé ? de sa sonnerie : « moul ddou » (littéralement traduit : « le maître de la lumière »). Il est vrai que les voies du seigneur étaient impénétrables et que Dieu avait de bien singulières façons de se présenter à nous…mais de là à venir en blouse bleue façon filiale lyonnaise des eaux c’était pousser très loin le sens de la filiation, quoique le préposé aux compteurs du quartier s’appelait « jibril » (l’équivalent de Gabriel en arabe)…de quoi rester perplexe non ?? Alors vous comprendriez que je continuasse à tourner en rond !!
Je continue donc à tourner en rond…repassage au niveau du péage. Tiens ! Le patron de la pépite avait rajeuni d’un coup. L’effet nicotine sans doute. « Pourquoi que tu ne t’achètes pas un paquet et que t’arrêtes de tourner en rond mon vieux ! » me dis-je.
Connard de subconscient…fallait qu’il me remue le couteau dans la plaie
« Ben ouais ! Arrête de tourner autour du pot…t’es un fumeur mon vieux et tu le resteras toujours !! »
Bon là je crois que ça ne tourne plus très rond dans ma tête…fallait faire un choix :
Continuer à tourner en rond pour ne pas fumer…ou disons moins fumer, ou bien m’acheter un paquet, continuer à fumer donc et cesser de tourner en rond et autour du pot…d’échappement
Entre temps j’avais déjà fait un autre tour
Et là surprise : le big boss de la pépite était une fille…tout aussi noiraude que le précédent patron mais avec tous les attributs de sa conjugaison au féminin.
- « ton père est parti ? » que je lui fais tout bête…
- « oui…il y a trois ans déjà…un accident de vélo »
Je regardai tout con mes deux dirhams posés sur le verre me disant qu’il y avait un truc qui ne tournait pas rond. Je fis deux pas en arrière et regardai la plaque sur le mur..en haut à gauche.
Rue Al forat
La ronde s’arrêta net…trois quarts d’heure déjà que j’avais quitté le quartier, m’arrêtant à chaque marchand de pépites….
- « deux chewing gum s’il vous plait » que je lui fais évasif…et de rajouter
- « j’aimais bien vôtre papa… »
jeudi, décembre 21, 2006
Disons le "Nichan" !

Il est sans doute grand temps de régler une bonne fois pour toute notre dichotomie sociale s’articulant sur notre incapacité culturelle à appréhender le « droit » dans sa dimension humaine sans venir à chaque fois imposer un dictat idéologique par la voix « incontestable » de la déité et des différents « ISMES » religieux.
Si l’unicité de l’homme est mise en évidence par la similitude de sa condition face au rouleau compresseur « mondialiste », l’unité du « religieux » semble plutôt avoir du mal à prendre pied dans l’entendement des ouailles, chez qui elle s’installe à travers le prisme d’une vision culturelle pas toujours très saine ni dénué de stéréotypes implantés dans un but primaire d’asservissement.
Voila qu’une fois de plus, l’aberrance de cette dichotomie se manifeste par l’absurde d’une condamnation faisant suite à une soit disant atteinte au sacré.
Driss ksikess et Sanae Elaji, le directeur de la publication « NICHANE » et la journaliste auteur d’un dossier sur les blagues marocaines, se voient menacés d’une peine pouvant aller de 3 ans à 5 ans de prison… et cela n’a pas l’air d’être une blague puisque c’est le premier ministre lui-même qui à pris en main l’arrêté d’interdiction de la revue incriminée.
J’ai toujours cru, d’après l’interprétation « commune » des textes religieux que les décrets célestes étaient « centrées » sur l’homme et sa relation au divin dans un but d’assurer le salut de son âme à travers son « comportement » en société. Or il y a des actions, autres que les blagues, nettement plus préjudiciables à l’intégrité « juridique » de l’homme et de son sacré et sur lesquelles personne des défendeurs du sacré ne se prononce jamais...
Si la constitution marocaine s’appuie sur l’article 6 pour décréter la religiosité musulmane de l’état elle n’en garantit pas moins la liberté des cultes ainsi que la liberté d'opinion et la liberté d'expression sous toutes ses formes par l’article 9.
D’un autre côté seule la royauté jouit du statut de « sacralité » et « d’inviolabilité » par l’article 23 de la constitution alors que la sacralité de « DIEU » reste à l’état de convention tacite dans le subconscient collectif et de ce fait reste non régie par les articles de loi civile menant incontestablement le premier ministre à outrepasser ses droits en se prononçant « civilement » sur une affaire de religiosité sur laquelle seul le souverain est « légalement » en mesure de pouvoir de se prononcer ( article 19).
J’aurai bien aimé que l’affaire « annajat », par laquelle près de 30 000 honnêtes ouailles se sont fait déplumés, eut trouvé pareil engouement auprès de notre primature. J’aurai bien aimé entendre crier à l’atteinte à la sacralité devant les débits de boissons où bon nombre de musulmans s’adonnent à l’art de la profanation en toute quiétude sous la garde même d’un gardien de la paix surveillant l’entrée. J’aurai bien voulu voir condamner un de ces tortionnaires des années de plomb à qui tout le monde s’est vite dépêché de donner l’absolution, car apparemment notre système semble plus prompt à pardonner aux « assassins » qu’aux blagueurs.
J’aurai bien voulu que les pourvoyeurs de droit s’exprimant avec la voix de dieu s’inquiétassent un peu plus de la « sacralité » de l’homme... Dieu, dans sa magnificence, étant largement capable de s’inquiéter de la sienne…et sûrement avec plus de discernement.
kb...nichan
articles en références de la constitution marocaine
ARTICLE 6.
L'islam est la Religion de l'Etat qui garantit à tous le libre exercice des cultes.
ARTICLE 9.
La Constitution garantit à tous les citoyens: - la liberté de circuler et de s'établir dans toutes les parties du Royaume;- la liberté d'opinion, la liberté d'expression sous toutes ses formes et la liberté de réunion; - la liberté d'association et la liberté d'adhérer à toute organisation syndicale et politique de leur choix.Il ne peut être apporté de limitation à l'exercice de ces libertés que par la loi.
ARTICLE19.
Le Roi, Amir Al Mouminine. Représentant Suprême de la Nation, Symbole de son unité, Garant de la pérennité et de la continuité de l'Etat, veille au respect de l'Islam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertés des citoyens, groupes sociaux et collectivités.Il garantit l'indépendance de la Nation et l'intégrité territoriale du Royaume dans ses frontières authentiques.
ARTICLE 23.La personne du Roi est inviolable et sacrée.
mercredi, décembre 20, 2006
Tête de con

Je n’ai jamais vraiment su comment définissait-on cet encéphalique épithète. Comme quoi de drôles de questions prennent naissance dans l’esprit de l’homme qui se rase devant un miroir de salle de bain.
J’essayais d’accorder le meilleur angle d’attaque de la lame de mon rasoir au plus mauvais angle de défense de mon dru poil par une série de mimiques faisant japper, et pas du gauche (mon chien n’étant pas un boxer), mon horrible et lubrique canin, un rottweiler au regard déluré qui avait la fâcheuse habitude de venir se mêler de choses ne le regardant pas.
Tantôt je tendais le cou en sortant ma mâchoire inférieure vers l’avant faisant gémir le cabot en ré mineur, tantôt je rentrais ma basse mandibule arrachant un bémol au chien huant qui commençait à sérieusement me chauffer les oreilles.
- « t’es un gros con » que je fais au Médor !
- « wouah wouah wouah ! » qu’il me répond le pataud…et nul besoin de m’appeler tarzan pour deviner que le triple wouah en décodé me renvoyait ma connerie en plein visage
J’envoyais valser mon pied dans ses miches à cet enfoiré de clebs…mais la bête était moins conne que je le présumais…à moins que ce ne fusse moi qui l’était plus qu’elle ne l’avait présumé elle…m’enfin, le con pas bête du tout (la bête pas conne du tout marche tout aussi bien là) rompit sur la gauche et m’arracha la jambe droite d’un coup de dents façon pince moi mon seigneur …je rêve !! et s’en alla en tortillant du croupion, la moitié de mon bipèdisme entre ses dents
Je fis un garrot du cordon de mon peignoir et continuais à me raser en pestant contre ce maudit chien qui allait finir par m’avoir…par morceaux en plus…j’allais encore être à la bourre au bureau et je me promis de lui enfoncer profond au chef mon moignon de jambe restante à la moindre petite remarque désobligeante…
Quoi ?...vous ne me croyez pas ?? Je vous vois d’ici avec vos yeux en soucoupes et votre bouche en cul d’poule….mais oui c’est ça !! C’est tout à fait ça la tête de con !!!!
kb...à ses heures chien
mercredi, décembre 13, 2006
Au pied de la lettre

Rêve d’antan. La mer se brisant sur les lames de la terre démontée en vagues floues de mon regard, plongeant jusque sous les galets glissants…mon abîme. Là où se gâte mon âme, là où se gave mon drame si futile parfois…
Et je marche…
Jusque sur mes mots, le long du souvenir, en cordée mes tranches de vies tartinées à l’envie m’accrochant pour ne pas tomber
Et pourtant je m’en fous…
Comme de la dernière pluie qui tardera encore à venir. C’est pourtant là que je suis né.
Et quand on NAÎT on EST…la palissade certes
Mais quand on EST on se fait AVOIR…
kb...les pieds sur les mots
vendredi, décembre 08, 2006
Excursion médiévale
En attendant de retrouver la verve « intellect » je vous avoue, histoire de faire plaisir à Imane qui m’a pris par les couilles (ben non pas pour de vrai !!! pardon de vous décevoir mais c’est juste une métaphore) pour que je ponde une note, que mes débuts sur Internet, comme la plupart des décérébrés qui vous ressemblent (et ça c’est pas une métaphore), je les ai fait dans les salons de tchatche.
Si le niveau intellectuel des discussions baguenaudait plus caha que cahin au ras des pâquerettes naines, se limitant le plus souvent à des borborygmes onomatopisés à l’extrême où l’insulte représentait le raffinement en matière de politesse, il n’en était pas moins vrai que ces culs de basse fosse du net avaient ce don ubique (meuuh non c’est pas un gros mot…z’êtes chiant de fois !!) de développer en parallèle et de manière considérable le sens de la répartie.
Hier me prit l’envie subite (de cheval dirait ma glande prostatique) d’aller me remémorer ces puérils instants où je bataillais contre le néant de mes tourne en ronds, prenant mon siège (acheté chez Ikea) pour un noble destrier et mon clavier, un dell à crosse en laiton, pour une lance de joute médiévale.
En voici le contage…sur les deux doigts de la main
Rose bonbon : bjr kb
Kb : bjr la rse en ce matin eh close et pardonnez moi en prose si vous tâter la couenne je n’ose
Rose bonbon : waw ! un poète…puis pleins de p’tits cœurs dessinés (note de l’auteur…c’est-à-dire moi : p’tin ça m’a toujours tué ces waw…ça va encore si l’émettrice est fagoté façon lolo Ferrari, bouche collagénée et tétons menaçant de faire craquer l’enceinte…on peut à la limite fermer les yeux ! mais quand elle se trouve être aussi plate qu’un fax de la mairie vous rappelant que vous devez deux ans de taxe d’édilité, là c’est pas permis, mais alors pas du tout. De quoi vous démanger l’envie froisseuse, celle qui n’a jamais autant prouvé l’utilité de la corbeille…et tant pis si on me traite de macho)
Kb : (voyant le genre je joue le jeu…çui du mufle qui chasse la mouflette) ASV pliiiize
Rose Bonbon : 26 female khouribga (désolé Larbi …j’ai vraiment pas fait exprès…remarquez qu’au passage la gourgandine à tout de même fait un gros zeffort avec son « female »…ça fait très faye donoway dans crameur contre cramée)
Kb : waw ! (Perfide…très perfide même) tu parles bien allemand dis donc (encore plus perfide)
Rose bonbon : j’adore les langues et les échanges inter espèces (v’la que jétais une espèce maintenant…et si encore elle sous entendait « cunnilingus » mais même pas, branchée en prise directe sur le premier degré la margoton)
Kb : (dans le summum de ma félonerie) super ! Moi saussi…j’adore la langue de bœuf (lançais-je ma lance tel dugesclin derrière son heaume 17 pouces LCD)
Rose bonbon : beuuurk j’aime pas la langue de bœuf, je préfère la volaille
Kb : (bon ! je sais que vous aimez bien me lire mais là c’en était trop, fallait absolument mettre court à la daube)
Ben moi je n’aime pas les oies ! (Et clic sur le bouton « quitter »)
Faut croire que je n’ai plus ni la force ni le tempérament « cheval fou » pour ce genre d’excursions
Besos…histoire de promouvoir les langues étrangères
Kb…flash-back
lundi, décembre 04, 2006
Les particularismes

Etant bombardé en continu ces derniers temps par le discours facétieux d’une liberté de la presse en phase de codification, je n’ai pu empêcher mon esprit suspicieux de relever l’antinomie engendrée par l’appairage même des termes code/liberté.
L’expérience a montré que dans l’esprit du législateur marocain le concept « codification » servait de manne à sa nature « censureuse » dont les penchants perceptifs de l’autre galvaudaient dans la tente caïdale du moi, enfermant, inconsciemment presque, la liberté dans la démesure du carcan de son particularisme.
Je me suis donc dis, afin d’en avoir le cœur net, expérimentons la chose par ce petit post dans le forum du « le Matin du Sahara » qui vient de faire peau neuve, abordant la nouvelle ère du journalisme sous les bons hospices d’une maquette chatoyante.
« Oyez oyez bonnes gens ! Si pour mieux vous plaire, et surtout vous pousser à mettre la main dans votre poche pour vous abreuver chaque bon matin que dieu fait à la source de l’institutionnalisation, la première feuille de chou nationale masque par tout un artifice maquettiste son air de vieille rombière moyennant quelques pièces, je m’en viendrai de mon côté apporter mon grain de sel, gratuitement, pour atténuer les effets de l’abêtisation sournoise fomenté par les commanditaires de la nouvelle livrée sensée représenter dignement la presse nationalo-partisane (vive la subvention !) .
Dans cette altruiste activité de conscientisation je rendrai tout de même au Matin ce qui appartient au mâtin et dirait tout de go que je conseille fortement sa lecture pour les personnes soumises de par leur conditions de travail (ou de son absence) à un grand stress…l’effet calmant étant indiscutable, vous retrouverez le La du zen au bout de la dixième ligne.
Le Maroc est beau et au matin il l’est encore beaucoup plus, tellement plus que l’on risque un choc « perceptif » par un détachement progressif de la réalité réelle (juste pour plaire au nasme) suite à une lecture abusive d’une matinalité quotidienne…
Permettez moi donc d’être ce garde fou, un peu fêlé sur les bords, qui vous fera faire attention de ne pas vous écorcher les lèvres sur la consistance du plat au moment d’en gober la couleuvre.
Bises au modérateur »
Apres quelques jours d’attente de validation, le post fut tout simplement sucré…
Mes doutes étaient-ils donc fondés ?
Je suis pour la conscientisation massive du peuple pour transcender ce frein du particularisme qui chez la plupart se conjugue, dans un amalgame consternant, beaucoup plus à l'ethnocentrisme.
Trop insister sur cette vérité, que beaucoup chez nous prônent, "les peuples n'ont que les gouvernements qu'ils méritent" et par extension « les peuples n’ont que la presse qu’ils méritent » reviendrait pour moi tout simplement à enclaver le discours justement dans ce "particularisme"...ça reviendrai tout simplement à prôner une évolution dans la continuité
non, je préfère me placer hors de tout contexte obnubilant avant de prétendre mener une analyse constructive des aspirations populaires.
Discourir dans ce carcan (à l'intérieur du particularisme) reviendrait pour moi à participer à une grande entourloupette ...chose que je ne pourrai jamais me permettre par honnêteté d'esprit...et par amour tout simplement de mon semblable.
Juste pour exemple : je considère les discours du libéralisme et de l’islamisme complémentaires. Ils distraient les esprits des luttes sociales pour les orienter vers des problèmes liés aux « identités », aux « racines » et autres "conflits de civilisations".
Il s'agit d'une vaste manipulation.
Que certains participent pleinement à cette entourloupe, il n'y a pas de quoi s'en étonner, c'est leur intérêt. Que d'autres, s'affirmant de gauche, plongent dans le piège à pieds joints, c'est éminemment regrettable.
C'est la principale raison qui me fait gerber quand je lis des énormités chez certains éditorialistes qui, pour prendre un exemple, confinent l'analyse dans ce "particularisme" alors que l'essentiel qui pourrait faire évoluer les choses positivement est passé sous silence
L’intellectuel Samir Amin identifie bien le problème en soulignant que cette « idéologie (l'ultralibéralisme) est instrumentalisée par la stratégie de domination du capital parce qu’elle transfère les luttes de l’aire des contradictions sociales réelles au monde de l’imaginaire dit culturel, transhistorique et absolu ». Disputer des racines et des identités alors que le train libéral nous emporte vers l’abîme est davantage qu’une perte de temps : c’est une faute historique et politique."
Faute historique et politique, en effet.
Une partie de la gauche se fourvoyant avec l'Islamisme, une autre en rajoutant sur le thème de l'honnêteté, dans la dénonciation de cette "faute".
Pendant ce temps, le TGV du libéralisme poursuit sa route, sans entrave ni gêne aucune, pour le plus grand bonheur de ses quelques bénéficiaires. Au prix de souffrances accrues pour le plus grand nombre.
Je ne puis pas grand chose contre ces phénomènes, mais une chose est sure : l'Entourloupe ne passera pas par moi
Bon je vais aller retenter le coup sur le forum en question avec un article complaisant et voir ce que cela donne….
Keep tuned
Kb…cas particulier
mercredi, novembre 29, 2006
Les vols de mouche

Assis sur ce banc, je racontais mes tourments à cette jeune femme que je ne connaissais pas d’Eve…sans doute d’Adam à la proéminence de sa pomme…
Elle me raconta les siens au ballottage de mon regard qui entre deux phrases traînait le pas sur ses seins.
Nos mains en vinrent par l’impromptue présence d’une mouche à se croiser dans l’air, aléa du sort ou conjoncture du destin…ou tout simplement, peut-être, convergence de la verticalité du geste…comme dirait Leblase qui verticalise pas mal en ce moment.
Toujours est-il que de ce petit choc, s’il n’en naquit pas les étoiles, il en résulta tout de même l’ouverture vers cet autre infini qu’est la profondeur abyssale de nos « moi » transpercés…et toujours l’aphorisme qui s’en vient me titiller la prise directe du cortex en pareils instants qu’il me plaira de nommer « instants sans pareils » où l’on se retrouve dans le plus élémentaire de l’appareil à remonter des profondeurs dormantes du soi…en douceur
« Bienheureux est qui en vol de mouche pénètre l’infini
Bienheureux est qui dans l’infini se réveille à la vie
Bienheureux est le fini de l’autre qui verticalise nos attentes
Bienheureux est l’autre qui délimite notre infini »
On se prit par la main, sans parler, sans piper mot (bienheureux est qui pléonasme) et l’on s’en alla latéraliser les tâtonnements de notre verticalité sur un lit….
kb...moucheté
dimanche, novembre 26, 2006
Le mort vivant

eléments
photo de Dave Brosha
Venons en au fait, et laissons la simagrée aux coqs servir de crête. Je ne ferai ni fier ni beau ni abuserai de mots bêtes pour vous dire le fond de ma pensée ni ce qui m’embête. Juste un ou deux mots, sans vous prendre la tête...
Venons en au fait, et parlons de nos quêtes…non pas de celles au bord d’un quai qui font bite d’amarrage accrochant l’adieu à la valse des mouchoirs, illusoire danse conjurant l’absence.
Je n’ai jamais compris les partir, les autrement et les ailleurs, chérissant le rester, l’immuable et le conséquent, acceptant mes co-errances pour retrouver la mienne de cohérence.
Venons en au fait et parlons rien qu’une fois, sans fioritures ni mots débiles à l’absurde tournure, de ce profond qui nous anime…qui envenime
J’aurai voulu que la mer soit rouge pour laver le sang des morts sans que le ciel s’indigne
J’aurai voulu que les morts soient blancs pour qu’une fois saignés ils deviennent feuilles
J’aurai voulu que la pluie soit noire pour qu’une fois tombée elle devienne mots
Et que les mots sur la feuille blanche racontent les morts pour indigner le ciel
J’aurai voulu que le ciel pleure ma honte pour faire rougir la mer
Et je serais le vent
Et je serais levant, père du soleil qui chantera aux morts
« ce n’est qu’un mort parmi les vivants ! »
kb
vendredi, novembre 24, 2006
restes d'amour
solitude
huile sur toile de Johnese Lennon
et m'agrippe la hampe du souvenir
sur tes seins où s'écorche mon désir
quand de ton corps m'arrache l'absence
éjaculation précoce d'un soupir
je ronge l'attente rêveur
pensées latentes d'avant l'heure
sur un os vestige de caresse
en rondeur sublime de ta fesse
et je m'affaisse
et j’veux ma fesse
aussi loin que porte ton sourire
kb...qui peau aime
mardi, novembre 21, 2006
Amourologie de la souffrance

Voulant faire bonne figure dans la souffrance, à l’image d'abcisse, je n’ai malheureusement pu réussir à surmonter l’handicap de la configuration de mon enregistreur de voix qui ne voulait rien entendre…ou plutôt ne voulait point m’entendre.
Pour me mettre un peu dans le bain de cette « souffre au logis », que d’aucuns associent à « l’amour au logis », j’ai donc passé tout le week-end à poil devant ma Webcam sans que personne ne s’intéressât à l’émanation virile de mon corps qui aurait certainement fait pâlir adonis et apollon et donné des bouffées de chaleur à vénus…celle de Milo bien sûr, qui n’aurait jamais pu devenir contrebassiste malgré tout son savoir faire en matière de pincement de cordes…sensibles.
Résultat ? Un rhume carabiné dont j’ai tenté d’atténuer les effets par une petite séance de hammam, bien différent hélas de celui de Houda (coucou ma grande). Malheureusement la séance de relaxation eut vite fait de tourner au vinaigre par l’attitude…disons déplacée, d’un frotteur de dos qui apparemment vouait quelques mauvaises intentions (bonnes si on se place dans l’angle de vision d’un phoque) à une partie (et non des moindres) de ma splendide anatomie.
Il Faut que je vous précise qu’il y a bien longtemps que j’ai abandonné le recours au « kessal »[1]. Je n’appréciais pas trop la posture qu’ils adoptaient pour vous frotter les jambes. Ils se mettaient à quatre pattes au dessus de vous, comme pour un 69, et pendant que le malandrin vous muait les jambes, vous aviez en grand angle, dolby system et Estmancolor, la vision de son calebar pendouillant au gris douteux et dans lequel dodelinait sa paire de cloches couillues, bien avant pâques, qui laissait tomber ses gouttes d’une sueur prolétarienne en plein mille sur votre nez…non !! C’était trop…j’ai rien contre la plèbe, mais me voir ainsi mêlé à elle de si mitoyenne manière non ! Non non et non !!
Depuis je pratiquais que l’on pourrait appeler la « hekka » [2] win win dans un échange interactif basé sur l’entente mutuelle d’une convention tacite entre baigneurs du même acabit. La pratique consiste à détecter un baigneur solitaire, ayant à peu près votre corpulence et de lui faire les yeux doux le poussant à prononcer la phrase qui venait sceller le pacte dans un rituel humide : « n’heklik dahrek ?» [3]…bien sûr cela sous entendait qu’il vous fallait « heklih dahro » [4] en retour…
Mais ce jour là, l’associé anonyme de notre ponctuelle convention, ne se limita pas aux termes du contrat social...c’est à dire au dos, et son activité frotteuse se vit outrepasser la zone sous contrat. J’eu beau lui rappeler « barraka 3lik…ghir dahri »[5] rien à faire, il continuait à ajouter des clauses imprévues au contrat initial…jusqu’à en arriver à une zone de mon anatomie sous haute influence testostéronique. Le gourgandiné s’aventura allègrement dans mon calebar pour entreprendre vigoureusement le nettoyage de ma couillue intimité…merde alors ! C’était trop là ! « hop hop ! » lui dis-je, « minute papillon…arrête ton char cléo, c’est là qu’je descends !! » je mis fin prématurément aux activités de la joint-venture pour non respect des termes du contrat et renvoyait le phoque chercher une autre proie…plus avenante et qu’il ne tarda pas à trouver.
Ce matin, avant d’aller au boulot, je me suis inscrit à un cours de contorsionniste afin de devenir autonome dans mon activité serpentine…dorénavant, je muerai tout seul na !
kb...tribulation en eau trouble (posté initialement chez Imane et remodelé ici)
NOTES (pour les non Darijophones)
[1] kessal : masseur
[2] hekka : frottage pour laver
[3] n’heklik dahrek ? : je te frottes le dos?
[4] heklih dahro : lui frotter le dos
[5] barraka 3lik…ghir dahri : ça suffit...juste mon dos !
lundi, novembre 13, 2006
Libre cours

Me prélassant par une journée d’aspect printanier malgré l’avancée d’un aoûtien automne, je rêve d’une fraîcheur hivernale qui aurait certainement calmé mon questionnement oiseux sur les aléas du temps.
- « Ya plus de saisons ! » Ronchonna à ma hauteur d’un ton complice un ronchonneur qui arpentait à contresens mes pas perdus.
Si sa marche était contraire à la mienne, sa démarche réflexive par contre convergeait vers le consensus perceptif. Nous avions l’air de deux gnous en chaleur, humant l’air de nos naseaux dilatés dans une tentative de lecture olfactive de l’invisible sournois relatif à la probabilité temporelle d’un futur subjectivé par le poids d’un héritage culturel dont le cartésien ne constituait certainement pas la chape centrale.
- « s’il n’y avait que ça qu’il n’ y a plus » lui répondis-je l’air de connivence...
Une hirondelle égarée picorait un boeuf qui aboyait sur un toit...
Nous demeurâmes un instant le nez en l’air à déchiffrer les arcanes du temps. Les passants, dont le rôle principal était de passer, dérogèrent à leur vocation première, suspendant le temps en s’accrochant à nos regards pour deviner l’objet de notre céleste attention...
- « ya plus de passants !» dis-je à mon spatio-temporel ronchonneur
Un lièvre hulula sur un arbre…nous n’étions pourtant pas encore onze heures...
Je tendis la main au gars qui me tendit la sienne dans un pléonasme inutile...
- « vous êtes dans l’agriculture ? » lui demandais-je...
- « non dans…l’industrie...et vous ?? »
- « c’est drôle...moi aussi »
En fait on s’en foutait du temp...seule nous animait une soif de communication
on s'enlaça et on pleura longuement...
nos vingt ans...
un ballon rouge dans le ciel bleu...
un vol d'éléphants zébra le ciel d'une couleur girafe...
il plut du beau temps ce jour là...
kb...rouge novembre
vendredi, novembre 10, 2006
Tendre est la nuit
photo Bernard DescampsDans le ciel orangé
Que la mer aspire
Le clair de lune
Se lève
Et s’étire
Sous leur dôme cristallin
Les yeux
Au profond du regard
Se tournent
Suspendent le temps
Qui s’arrête
Au rêve
Dans les arbres noirs
Glissent des voix
Etranges
L’air se pare
Du parfum des feuilles
Qui soupirent
Le jour se meurt, enfin
Dans ton regard
Qui me ramène à la vie
© Kb...tender is the night
La grande quête

06h00...l’heure des aubes humides...
Réveil vasoémergeant (j’aime bien être créatif…et récréatif au passage)
L’urgence dans la reconstitution de soi se conjugue à la recherche machinale d’une assurance du moi par les tâtonnements d’une main baladeuse dans une mâle attitude jusqu’au bout d’une quête rassérénante agrippant la hampe de la mâle certitude...ouf !
Grattage de couilles furibond.
Tout un rituel que le réveil de l’homme...
et si un jour, dans ce processus cycylique de reconstitution elle n'était plus là...il se passerait quoi? hein...il se passerait quoi?
kb... dubitatif
mercredi, novembre 08, 2006
Aile apostrophe

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Qu’à noircir le deuil
L’on ressasse l’ombre
Souvenirs amers
A voie d’outre tombe
Et l’on pleure l’attente
De nos peurs latentes
A l’envers de l’envie
Apostrophe d’une aile
Le désir de non vie
Accroché à un l
L’amour...
Et l’on se rend compte que la CRAINTE n’est qu’une envie CRIANTE dans le désordre
Et l’on Délire...
Et l’on Désire...
Et juste après la poussée poétale l’on s’en vient à regarder la chose qui dort à vos côtés, la bouche ouverte, le ronflement en gestation dans la luette...zen...très zen
Et la pensée qui m’apostrophe l’esprit de son aile acerbe me poussant à l’aphorisme péremptoire…
« Une femme qui ressemble à bouddha n’est pas nécessairement bouddhiste...boudin ?
Oui...sûrement... »
C’est terrible l’habitude...
kb...apostrophé
mercredi, novembre 01, 2006
Broutements d'automne
Bon, ce matin j’avais envie, pour une fois, de poster quelque chose d’intelligent ne serait-ce que pour étrenner ce mois de novembre qui commence.
Je n’avais aucune envie de faire un de ces poèmes fleuves où le vocable s’étalerait douceâtre et languissant, chatouillant la nonne jusqu’au fond du calebar par sa beauté lyrique...blasphématoire dirait un ange jaloux de ma verve.
J’avais envie de venir chevauchant les vagues lumineuses de l’esprit, l’épate en bandoulière, les flatulences légumineuses refoulées au plus profond de moi, là ou le scrotum libère du poids de sa conscience le pestilentiel de la démangeaison égotique.
Je n’avais aucune envie d’écrire avec mes tripes...beurk, ça laisse des traînées dégoûtantes sur la rétine et des moisissures en arrière goût du souvenir.
J’avais envie d’écrire avec ma tête...et me vl’a coincé l’citron dans l’encrier...
Va falloir me le presser encore pour pouvoir m’en sortir...
J’aurais mieux fait de ne pas avoir eu envie d’avoir envie...
et novembre qui vient me narguer sous mon toi...
kb...entre être et paraître allant quelquefois se repaitre
jeudi, octobre 26, 2006
Zététons!

l'incrédulité de StThomas
huile sur toile de caravaggio
A l’occasion d’une de mes récentes pérégrinations sur le net j’eus l’heur, ou le malheur, de croiser un vocable déconcertant. Un de ces mots qui par son essence sème le trouble dans votre esprit quant à la raison même de sa terminologie bizarroïde.
Si le discours rationnel amena certains penseurs à penser pour être, il se trouve que ce même rationnel s’en vienne parfois arpenter l’élucubration irrationnelle de la tautologie pour semer le doute dans le versatile de l’esprit.
Ainsi donc la précédente formule se voit retaillé dans la suspicion de la remise en question pour venir en final ériger le doute en art par la zététique.
Vous doutez ? Donc vous zêtes ! Et de zêtes à zététique il n’y a qu’un tic : celui de l’entêtement humain à vouloir coller, coûte que coûte, un nom de syndrome à toute manifestation humaine qui dévie un tant soit peu du normal (un terme qui au fil des jours perd de sa rationalité) et que certains esthètes de la réflexion, qui eux ne doutent de rien, s’empressent d’homologuer sous le nom de pathologie.
Voila donc Descartes supplanté dans son questionnement existentialiste qui confirme sa certitude d’être par le doute. Or, il ne suffit plus de douter pour être, encore faut-il douter correctement, loin de toute considération théologique diront les adeptes de la « bien pensance », conformément à la norme sartrienne que certains grands penseurs de la première moitié du monde, confirmant la forte présence du syndrome de "panurge" associé au syndrome du « 11 septembre », tentent d’inculquer à la deuxième moitié du monde manifestant apparemment le syndrome du « taliban », associé également au syndrome de "panurge"...comme quoi la culture troupeau fait des ravages dans les deux camps.
Dans une pernicieuse manipulation orchestrée par une élite convaincue des pouvoirs de l’argent, les premiers syndromiques, certains de leur doute primant l’existence sur l’essence, redoutent le manque de doute des deuxièmes syndromiques, ne doutant pas quant à eux de leur certitude primant l’essence sur l’existence. Une redoute qui les pousse à instaurer d’urgence la zététique comme arme d’atomisation massive contre les derniers remparts de l’esprit réactionnaire pour que le règne de l’incertitude, et par là même du marché, soit sanctifié.
Je sais que certains trouverons dans mes propos la présence de signes témoignant une évidence du syndrome du « complot » mais en attendant le tirage au clair de cet imbroglio zététique, il n’en reste pas moins que le nombre avoisinant les 4000 morts hebdomadaires en Irak est une certitude prouvant que l’humanité, par son plus virulent syndrome - celui de « la bêtise »- est gravement malade.
kb...zététicien
mercredi, octobre 18, 2006
le bal est ouvert !

J’ai assisté hier soir à l’émission « hiouar », sur la première chaîne, dans laquelle l’invité de Mustapha Alaoui ne brilla certainement pas par son emphase.
A l’approche des élections nous aurons certainement droit à une prolifération de ce genre de prestation où l’argumentaire peine à sonner dans le ton du réalisme, creusant un peu plus le fossé entre un électorat lassé et un « conglomérat » partisan qui suinte l’opportunisme politique par toutes les pores de sa « koutla ».
Au fil de l’émission, tout concourrait à confirmer cette impression diffuse qui se tortillait en moi, n’arrivant pas à prendre pied dans la motivation réelle de cette présentation. De l’assistance, hétéroclite dans l’idéologie, aux questions parachutant un discours désuet, tout venait confirmer cette volonté de remettre le pied à l’étrier à un parti en perte de crédit en faisant monter au créneau sa jeune génération par la voix, pas très porteuse il faut le dire, de Nizar Baraka. Une voix qui confirme surtout l’ascendant génétique qui plane sur ce parti aux allures d’entreprise familiale.
En résumé le discours fut faible, désuet et pas très convaincant, à l’image des mains et de la voix tremblotante de l’orateur. Des positions pas très claires et beaucoup de récupération faite - de l’affaire du sahara aux projets sociaux- sur le dos de la koutla, représentée en masse dans l’auditoire et qui a laissé faire indolente…complaisante même.
Se cacher derrière la crise idéologique mondiale pour légitimer sa propre récession n’est qu’une maladresse de plus qui aura bien du mal à effacer l’ombre néfaste « d’anajat » qui plane sur le parti. Quant à placer « mitaq acharaf » en placebo dans le processus électoral ne fait que renforcer cette idée que le débat politique dans notre pays continue à ne concerner que le désaccord en matière de système de gouvernance en dehors de la sphère expressive de la volonté du peuple, condamnant ainsi le discours politique à rester abscons pour une majorité de la population, ce qui en l’occurrence ne pourra jamais provoquer cette synergie capable de mener le pays vers une évolution salvatrice.
Cerise sur le gâteau : « le but du parti n’est pas le nombre de siège…mais travailler pour le bien être de ce pays »…une couleuvre difficile à avaler. L’Istiqlal à eu plus de quarante ans pour « travailler» le pays…nous avons vu le résultat !
Note : zéro pointé !
Kb…en campagne
mardi, octobre 17, 2006
Canular??

kb...freudien :) :)
ps : ce post a été édité le 06 octobre 2005, je le reprend ici pour un petit clin d'oeil à mon ami laroussi qui se blogoremetenquestion sur l'intérêt de continuer à bloguer
Mohamed reviens! nous l'aurons notre page sur freudin...pour de vrai cette fois ci
vendredi, octobre 13, 2006
Camarades morpions, adhérez aux parties !
Défendre l’illusion d’avoir un jour crié « démocratie », le verbe disparate et des éclats en bouche. Dans l’irrésolution d’un cœur vaillant cherchant tutelle, privé de corps et de raison, avouer son crachat aux choses vaines, la conscience au Moulinex tâtonnant le jus frileux du cœur.
Aller redresser le tort, soulever son futile et sa sacrée parole. Pourfendre les mensonges gérontocratiques jusque sous la cape de leur trône.
Je cracherai sur leurs tombes quand la douleur du souffle dupliquera le noir dans la doublure de la nuit.
Je crierai du large, comme un capitane, sur les ondes primaires d’une radio sans fil.
Mais quand viendra l’heure de vendre la putain, je marcherai absent dans ma composition jusqu’à la fente béante de la connerie, et morpion morbide, j’y glisserais son âme pour y avoir cru.
kb...morpion
mardi, octobre 10, 2006
Pérégrinations égotiques
J’ai mis un caleçon à p’tits pois, des lunettes de plongée, un tuba entre les dents et plouf… j’ai plongé dans les eaux profondes de mon moi.Je coulai doucement , une petite peur au ventre aux premières réminiscences…une ombre sur les parois (Lambdaoui aurait dit murs) provoqua un moment de panique. Je me débattais a grands moulinets de bras, buvant à grandes tasses mes peurs infantiles où sorcières, ogres et djinns m’entraînaient vers des noirceurs insondables. Je coulai...encore et encore. L’ombre sur la paroi coulait en même temps que moi...puis je compris que l’ombre était la mienne.
Silence absolu
Juste moi et mon ombre
Coulant doucement
Face à face
Plus de croque-mitaine...
« un homme de lumière :
Un homme sans ombre ?
Celui qui a marché dans le désert
L’a compris : c’est l’enfer ! » me souffla une ancienne lecture qui remontai je n’sais d’où...
Je ne me débattais plus
Pourtant combien sommes-nous à tenter d’échapper à cette part obscure de nous-même, ce secret chaque jour maintenu dans le gouffre profond de notre inconscient est un fardeau plus lourd qu’il n’y parait. Ses remous lancinants cherchent à atteindre la grève de notre conscience et ses efforts seront à l’égal des nôtres pour les repousser.
Pendant les premières années de notre vie, nous avons bâti, pierre à pierre, l’image idéale de nous-même en accord avec les exigences familiales, sociales et culturelles que nous sentions peser sur nous ; ménageant dans cet édifice, une cave suffisamment vaste pour accueillir ce qui ne pouvait pas l’être au grand jour. A chaque instant, nous consolidons la lourde chape qui sépare ces ténèbres, de l’image lumineuse à laquelle nous tenons tant. Que d’énergie dépensée dans ce travail chaque fois plus harassant, puisque plus la lumière est forte, plus l’ombre est contrastée !
Mais cela n’est qu’une partie de la terrible aliénation que nous subissons.
En effet, ces aspects « inacceptables » de nous même vont se projeter sur des tiers pour tenter d’entrer en contact avec nous. Il suffira parfois d’une toute petite amorce dans la forme d’être d’un autre pour que nous terminions de le vêtir des haillons empilés dans notre cave. Nous commencerons alors à nous indigner dans le meilleur des cas et à le combattre dans le pire. Combien de « sauvages » ennemis ont ainsi été exterminés par des peuples s’identifiant à la « lumière » ?
Il ne nous est possible de nous libérer de ce carcan qu’en acceptant peu à peu d’aller vers notre ombre. Nous débuterons ces rencontres par une sorte de danse rituelle un peu maladroite, risquant toujours de glisser vers un nouveau duel. Puis lentement ces énergies s’intégreront, pour nous enrichir de leur qualité particulière.
En reconnaissant par exemple votre violence intérieure, vous découvrirez une toute autre affirmation et vous échapperez à la triste similitude entre soumission et opposition. En acceptant certains instincts refoulés, vous pourrez les structurer dans une dimension créatrice jusqu’ici ignorée. Cette part de vous reniée est sans doute l’aide la plus précieuse qui soit dans le développement de vos potentiels.
J’ai tendu la main et j’ai touché mon ombre
Et je ne vous conseillerai jamais assez d’en faire autant car...
Lorsque vous ALLEZ NIER,
Vous vous ALIENEZ
Accepter de reconnaître et
Vous serez cet ALLIE-NE….
Kb...voyage au centre du moi
Ps : je suis revenu sans caleçon…un croque-mitaine à certainement du le trouver à son goût
mardi, octobre 03, 2006
Corrigez moi si j'me trompe!

Je n’ai jamais beaucoup aimé les abonnés à cette indigente rengaine, témoignant une flatulence d’esprit où la certitude du propos frise l’ânerie du préposé émetteur chez lequel toute lueur de bon sens se voit irrémédiablement vouée aux abonnés absents.
Que de fois ne l’ai-je entendue dans la bouche d’un doucereux étalant son incommensurable bêtise, débordante du sombre tabernacle d’un ego surdimensionné, bouillonnante et brûlante, calcinant ses derniers vestiges de bon sens pour se voir confondue au « savoir »...n’importe quoi !!!
Et me voila franchissant le pas, transcendant ma peur d’être pris pour ce que je n’étais pas.
J’ai laissé ma nature profonde sortir de son autisme et donner libre cours à son expression corporelle la plus accomplie, empreinte d’une authenticité sans précédent.
Un cours instant je fus moi...vraiment moi.
Le temps d’une beigne magistrale je communiquai mon acquiescement total à la formule et m’en allait manifester, en chantre de la pensée libre, ma rectitude d’esprit d’un direct du droit sur le nez de l’imbécile émetteur.
- « Tu t’es trompé Eustache...et à ta demande, je t’ai corrigé »
Sur le cul, il me regarda éberlué, sonné, ne saisissant pas toute l’importance de ce rare instant de communion totale où la communication, pour une fois, était acte de foi, exprimée dans une dimension jamais atteinte auparavant.
La béatitude se lisait sur son visage. Même la goutte de sang, qui mit une éternité à atteindre le sol, était présente pour sceller l’instant d’une aura sacrée.
Il ne comprenait pas que mon geste était « amour », glissant doucement vers la bête attitude. Mais ne demandons pas au chou de devenir blette tout limité qu’il était dans la résonance végétative.
Je m’en allai l’âme sereine et le cœur léger, le pas enhardi de ce sentiment du devoir bien accompli, heureux du nombre de tant de fautes à corriger de par le monde, me disant que le légume avait encore de beaux jours devant lui...et parlant de beaux jours en ce début d’octobre, le ciel est bleu...le soleil brille...les oiseaux gazouillent...corrigez moi si j’me trompe...
Kb...correcteur
lundi, octobre 02, 2006
aux frais de la princesse
photo : les nouvelles du nordL’inconsistance d’être n’à jamais autant fricoté avec le sens du paroxysme en cette douloureuse période de «nimportequoitisme» où la consistance du paraître enrobe de sa pâte mirobolante toute cause, le corollaire « effet » se noyant dans les fonds de verre servis durant l’orgie dédiée à cet effet.
Et parlant de fricotage et d’orgie, une manifestation fut dernièrement organisée à la cause, pas perdue du tout, de l’assistanat de direction. L’événement, s’il n’a pas ébranlé le monde par son manque de thématique, a pourtant fait vibrer les cœurs de ces promoteurs du n’importe quoi plus généreux à se rincer l’œil dans l’agréable, reléguant l’utile à l’hypothétique bienfait de la publicité faite autour de l’élan de gracieuseté des promoteurs de l’événement à savoir : royal Air Maroc (en majeure partie) les nouvelles du nord (faut bien rapporter l’événement) et le casino de Tanger (pour la chance…et pour ne pas oublier les copains).
Mais laissez moi vous rapporter à mon tour comment fut rapporté l’événement :
C’est à l’hôtel Rif de Tanger que la Royal Air Maroc, les nouvelles du nord et STM informatique ont convié 100 assistantes de direction à une première : La première réunion de ces jeunes femmes et dames véritables pivots des entreprises.
Grâce à la générosité de la RAM, du Casino de Tanger, d’Atlas Hospitality, de nombreux restaurants de Tanger, Dany fleurs et Jeff de Bruges une grande tombola réussie a été organisée.
Le tout accompagné par le duo Abdelilah et Jamal et l’orchestre de Sïd el bidaoui.
Merci à toutes et à tous d’avoir contribué à la réussite de cette première.
A la prochaine.
les nouvelles du nord édition du 27 septembre 2006
Maintenant quid de la thématique de cette réunion ?? Mais il est vrai que ça n’était là que la première où il fallait à tout prix ameuter la gazelle et il était inutile d’encourir le risque de l’effaroucher avec quelque thématique pompeuse.
Bon ! Les gars et les gares de la blogo ! va falloir nous trouver quelque jolie princesse aux yeux dorés pour nous sponsoriser notre prochain blog day… genre cimenterie Lafarge, mais faudra des arguments en béton car nous on ne fait pas dans la direction assistée même si avec l’air bag elle peut encore faire son beurre.
Kb…pour le boycott du collagène
vendredi, septembre 22, 2006
L'émoi de lune
La lune a fendu le bleu du ciel de son quartier sacré, ramenant la paix des méninges, qui par manque de sucre, s’en iront doucement glisser vers la léthargie soporifique de la résonance creuse du raisonnement à ventre vide.
La langue pâteuse, le regard hagard, l’haleine haineuse, le borborygme intestinal en fête…rien de mieux que des entrailles vides pour une descente rapide au plus profond du « moi », dans une introspection affamée de trouver la voie vers cette nébuleuse libidineuse où l’on croise beaucoup plus les coliques de la faim que les tribulations de la foi...bancale de surcroît.
Persévérez quand même, nous dit le sage, c’est toujours au fond que réside la vérité. Travaillez, prenez de la peine (chacun sa fontaine) c’est le fond qui manque le moins et c’est lorsque l’on croit le toucher, le corps cédant au manque, l’esprit vacillant ne sachant plus à quelle sainteté ou quelle satiété se vouer, que vient la délivrance au son libérateur par la voix d’un muezzin.
Le corps enfin reprend ses lois, la vie sans faim reprend ses droits, parfumée de harira, d’odeurs de miel, de feuilletons télés et parfums de rguilas, de soirées choumicha, de génuflexions confondant la posture à la position tant il est vrai que de la levrette au chanoine, dans la pénombre de la nuit…tous les poils sont gris.
Chacun son choix dans les voies qui mènent à la transcendance , pénétrables pour certains qui transcendent les lois , impénétrables pour d’autres qui transcendent le soi…mais tous pour trouver la voie, qui vers l’élévation paradisiaque, qui vers la descente aphrodisiaque.
La paix des ménages quant à elle est une toute autre paire de manches qu’il va falloir retrousser pour faire face à la dépense, les yeux plus grand que le ventre, la poche plus petite que le manque, les bras plus lourds que les casseroles qui ont tendance à la prolifération dans l’évier…
Mais qu’importe la faim, qu’importe la loi, qu’importe le bruit des casseroles plus gourmandes que les ventres, qu’importe les poches plus petites que le manque car l’espace de ce mois, nous vivrons au rythme divin du halo de lune et de son émoi de foi qui unit dans le gris le nanti et le démuni.
Kb…qui vous souhaite un bon mois de Ramadan
mercredi, septembre 20, 2006
Parole d'homme !...Parole Dogme !

Au tocsin du « changement » mettant le Maroc au pas de l’oie, qui avance pour certains et qui boite pour d’autres, la parole se fait rebelle et ne prend que rarement allure dans cette voix de la sincérité qui accroche le fond à la forme...
D’aucuns chevaucherons cette mouvance à grands « haros » sur le baudet où l’âne n’est point celui à qui on pense.
Suffit-il de prononcer « changement » pour que soit l’avance ?
Chacun y va de sa sauce où l’ingrédient salive accompagne à grand mots cette percée vers ce « meilleur » dont on entend plus la voix à défaut d'en voir la forme.
Dans cette cacophonie si l’engeance est « acte », le fruit est beaucoup plus «parole» et dans ce domaine, il y toujours matière à pinailler, ergoter, polémiquer, en dire et en redire sur la chose et son complément, le verbe du sujet n'étant que prétexte à redorer le plastron terni du discours aux feux rutilants de Byzance...la parole n'ayant pas de limite…la parole étant fasciste de nature .
L'acte, hélas, étant plus difficile à mettre en œuvre, d'un grand Alexandre aurait grand besoin, mais qui donc abandonnerait trône ou lauriers, à moindre mesure un siège de parlement puisque il ne s'agit là que de parole, pour partir en guerre contre la récession qui se nourrit de mots...de tous nos maux.
Puisque l’acte est plus difficile à atteindre babillons à l’extrême prônent les hérauts du changement, radicalisant le verbe à défaut de l’action. Les discours prospèrent très bien sur les lacunes de l’acte dont ils savent perforer le ventre mou chacun avec son discours.
Ainsi un Nihiliste sera assimilé à un progressiste, qui aux yeux des marocains, s'active, au fond, avec les mêmes ambitions. L'imprudence serait de les relativiser trop et de sous-estimer les moyens qu'ils ont déjà mis en oeuvre pour les satisfaire, notamment, et parce que c'est le propre des fascistes, parce qu'ils sont bien peu scrupuleux sur les moyens pour parvenir à leurs fins. En face, ne raisonner qu'intellectuellement est gageure puisque la récurrente malhonnêteté intellectuelle et la démagogie sont, avec la violence et la terreur, parmi les moyens que nous affectionnons et utilisons particulièrement pour ériger notre argumentaire.
A toute action, politique ou sociale, sur le terrain, il ne peut y avoir qu'une réponse et une opposition politique ou sociale « sur le terrain ».
Restaurer l’acte est peut-être pour le Maroc une urgence politique, encore faudra-t-il le faire sans concession ni aménagement qui paraîtraient des brèches, mais il y aurait pour le Maroc d'autres urgences politiques encore plus urgentes, par exemple redéfinir les conditions de la démocratie, notamment l'intransigeance qui doit être de mise quand elle prétend s'appuyer sur le mot « citoyenneté » si, dans leur quotidien, le terme reste abscons pour la majorité des jeunes livrés à eux même sur le terrain, si la société ne leur propose rien de mieux, outre des mots, pour aujourd'hui, et surtout pour demain, qui leur ferait envisager et désirer un monde où l'on peut s'épanouir en virant, d'eux mêmes, aux orties le discours de la soumission à la parole, je ne vois pas comment on empêchera les creux discours des idéologues prosélytes (tout genre et toute pilosité confondue) de les tenir encore plus serrées sous la férule de leur dogme qui, dans leur vide et sans autre espérance, leur semblerait rutiler des milles feux de l’ancienne Byzance.
kb...ni Byzantin...ni Grec
jeudi, septembre 14, 2006
mardi, septembre 12, 2006
Du Yéti aux Argonautes...il n'y a qu'une toison
Du yéti aux argonautes il y aurait comme dirait un angle au saxon, plus d'un "couple of days" aussi angulaire soit la pierre du temps...celle qui pulse sous l'effet d'une excitation.
Je sais...difficile pour vous de saisir ce que je suis en train de radoter là, faudrait avoir un Li sens pour cela car c’est elle qui m’inspira à coups de mollets superflyeur ce voyage chez les argonautes que vous pouvez suivre à l’argot net de chez Lambdaoui
Kb...et la toison d'or
dimanche, septembre 03, 2006
vendredi, septembre 01, 2006
La Gaule Ottomane
mon tout premier texte...qui me valu aussi ma place de chroniqueur chez ecrits-vains
Jusqu'à atteindre l'âge pubère où l'innocence vacille sous les assauts des pulsions hormonales, je croyais dur comme fer, ainsi que la majorité de mes petits camarades qui usaient consciencieusement en ma compagnie les bancs de l'école Anatole France de Casablanca, que nos ancêtres étaient gaulois.
Cette croyance était certainement fondée pour la communauté allochtone d'origine française du respectable établissement qui guidait nos pas vers les arcanes du savoir. Pour le reste de notre puérile et hétéroclite communauté, cette croyance démontrait un degré de naïveté faisant certainement l'apanage de la marmaille universelle à travers les âges et surtout, témoignait de la laïcité, scrupuleusement respectée, de l'enseignement qui nous était dispensé. Il faut dire que notre institutrice de l'époque, dont l'origine gauloise ne faisait aucun doute, mettait tant de cœur à nous transmettre sa connaissance de "l'Histoire" sans faire de distinguo de race, de couleur, de sexe ou d'appartenance religieuse, nous logeant à la même enseigne; celle de l'âge tendre. Nous fûmes d'abord tous des Sinanthropes ensuite des Cro-Magnons émergeants de leurs villages lacustres pour se transformer en gaulois et, au fur et à mesure qu'évoluait l'espèce humaine sous la voix de fée (et par voie de fait) de notre charmante enseignante, notre progression dans le domaine de la connaissance devenait pour nous une source d'évolution et de prise sur le monde, prémices d'une conscience objectivante incarnant l'éveil de notre "moi" embryonnaire.
Quelques poils pubiens et quelques leçons d'histoires plus tard, le vase de Soissons qui symbolisait l'homogénéité innocente de notre communauté infantile vola doublement en éclats. D'abord sous le coup de hache de Clovis qui marquait ainsi l'avènement des Francs et la scission de notre entité culturelle, ensuite sous les coups de marteau de Charles Martel qui tout en repoussant l'invasion arabe à Poitiers ancrait en même temps notre future identité biculturelle. C'est ainsi que les petits gaulois que nous étions se scindèrent donc en Francs et Sarrasins.
Il faut dire que cette mutation ou plutôt ce réveil ne fut pas trop brutal. Le "choc culturel" n'en était pas vraiment un car chacun d'entre nous soupçonnait déjà, quoique de manière imprécise, les différences raciales mais non ethniques de l'autre. Nuance non négligeable qui évitait une exclusion réciproque en conservant intacte notre alter-égalité dans cette dimension universelle qu'est le monde de l'enfance. Rassurés par la certitude d'une origine qui expliquait les différences pressenties, chacun d'entre nous commençait à accepter sa "Marocanité" ou sa "Francité" non pas en tant que fatalité ni en tant que bénédiction, mais en tant qu'opportunité de pouvoir accéder à un répertoire culturel doublement enrichi et surtout préservé, le temps nécessaire à l'assimilation de cette "biculture", des préjugés viciés du monde adulte. De cette époque, qu'il nous plaisait à appeler tendrement la "Gaule Ottomane", nous avons gardé une lueur dans le regard, une attitude dans le comportement et une ouverture dans l'esprit, stigmates d'une ubiquité à percevoir doublement les choses, résumant ainsi une dualité assimilée dans laquelle on évoluait avec aisance et qui, tantôt attirait tantôt rendait mal à l'aise les "unicultivés".
Ce n'est que beaucoup de poils pubiens et de leçons de vie plus tard que je mesurais toute la portée dramatique de l'expression "choc culturel" lorsque assis sur un rocher du détroit je contemplais les côtes espagnoles en même temps qu'un jeune homme assis à quelques mètres de moi, et dont le regard scrutateur d'un "harrag" (1) potentiel me rappelait celui des gerfauts chantés par José Maria De Hérédia dans son ode aux conquérants. Il émanait de ses pensées perdues une aura de désespoir obnubilant sa vision uniculturellement restreinte au point de faire miroiter les sombres reliefs ibériques, contreforts de ses "châteaux en Espagne", comme une destination salutaire, rêve chimérique d'un Eldorado retrouvé. Il était loin de se douter qu'il rêvait d'une Gaule, certainement pas Ottomane, cloîtrée dans une "uniculture" parallèle et qui par peur de se voir ottomanisée avait troqué le marteau de Charles Martel contre les patrouilleurs de la guardia civil qui sillonnaient les eaux froides du détroit, funeste destination de ces conquistadores des temps modernes.
(1) "harrag" Nom populaire donné à un candidat à l'émigration clandestine. Traduit littéralement ce mot signifie "brûleur"
© Khalid Benslimane
lundi, août 28, 2006
Flux et reflux...

de ce qui m'a amené à écrire...
........en hommage à Véronique
"je dirais en souriant que le MOT-QUÊTE ne rend pas le chemin PLUS DOUX SOUS LE PIED "
Véronique Blondeau-Gourdon
Issus du milieu aquatique qu’est le liquide amniotique, il est tout à fait naturel que nous entretenions, dès notre plus jeune âge, une étroite relation avec l’élément liquide. Cela commence par la tétée qui calme nos premières sensations d’un être aveugle et impotent. Ce flux liquide, de l’extérieur vers l’intérieur, tout en nous procurant ce bien-être provoqué par la sensation d’un ventre ballottant, nous rappelle la quiétude ressentie dans cet abdomen bedonnant dans lequel nous menions une gentille vie de poisson, jusqu’au moment de l’ostracisme douloureux qui, telle une chasse d’eaux, nous expulse sèchement vers un monde certainement pas meilleur.
Sous l’emprise d’une terreur séculaire que seul l’enfantement sait engendrer, nous expérimentons un autre flux liquide, cette fois-ci de l’intérieur vers l’extérieur, à l’aide d’un organe qui, nous le saurons beaucoup plus tard, est à l’origine de tous ces malheurs reproductifs.
C'est donc suite à l'abrasion répétée de l'ustensile cité précédemment, épicentre d'ébats parentaux qui à défauts d'êtres lubriques furent certainement ludiques, que je vis le jour ou plutôt la nuit car l'heureux événement de mon arrivée tardive sur terre (je suis né un 12 décembre à 00h30mn) coïncidât étrangement avec le fâcheux événement d'une coupure de courant dans l'hôpital qui abritât mes tribulations originelles. Lorsque la lumière revint, j'étais suspendu par mes pieds à une poigne poilue au bout de laquelle un visage retourné (moustache sur le front et yeux aux menton) me fixai d'un regard ne pouvant être qualifié que d'indescriptible étant donné l'absence d'un référentiel dans ma vierge mémoire. Je suppose, rétrospectivement, que ce pêcheur de têtards aux mains gantées de latex dut mal interpréter mon désir communicationnel, manifesté par un abondant jet d'urine en plein visage, auquel il réagit en administrant une claque magistrale sur mes petites fesses bleues qui exprimèrent leur désapprobation en virant au rouge.
Je venais d'expérimenter par ce rituel "hôspitalier" ma première "cause à effet". Drôle de manière tout de même de souhaiter la bienvenue à un nouveau né. En tout cas, cette vigoureuse forme de communication, en provoquant un flux d'influx nerveux se bousculant à travers ma moelle épinière pour débarquer sauvagement dans mon cortex cérébral, eût pour effet de déclencher une autre forme de communication qui allait au fil des ans prendre le dessus sur toutes les autres pour en devenir leur fédératrice. En attendant d'acquérir les mécanismes de la formulation phonétique de mes états d'âme, j'expérimentais sans retenue aucune la portée sonique de mes cordes vocales. Je braillais comme une sirène hystérique arrachée à son élément naturel ( à supposer bien sûr que cet animal fabuleux aie eu un quelconque lien de parenté avec l'âne), brassant désespérément l'air de mes petites menottes à la recherche de cette "eau" protectrice qui me berça tendrement tout au long de mes neuf mois de gestation.
- "Ah le crapaud !" ne trouva rien de mieux à dire mon simiesque passeur d'hommes qu'on appelait "docteur", mettant ainsi fin à mes tergiversations animales. Rassurez vous, je n'étais pas doté de facultés extrasensorielles hyper-développées me permettant de saisir la péjoration descriptive de cette formulation, mais je trouvai à posteriori que cet épiphonème accompagnait pertinemment la transition de mon statut de poisson vers celui éphémère d'amphibie qui ne dura que l'instant d'atteindre l'évier de la nurserie. Là, une plantureuse infirmière (d'après les dires de mon paternel) s'évertua à m'écailler consciencieusement pour me débarrasser des derniers résidus de la vie aquatique.
C'est donc avec allégresse, dans la propreté d'une grenouillère jaune, que j'entamais cette seconde phase, très volatile , de mon existence. Telle une grenouille je sautais de bras en bras pour finalement atterrir sur les nénuphars généreux du sein de ma mère, où enfin je pus expérimenter le flux, ô combien réconfortant, de la tétée. Au fur et à mesure que le liquide nourricier étrennait mes neuves entrailles, le ressac de ma conscience refluait au rythme du ballottement de ma petite panse. Je m'endormit la tête vide et le ventre bien plein.
Je ne me réveillai que quarante ans plus tard, avec la tête pleine et le ventre bien vide, juste après la délicieuse lecture des "éclats de voie"[1] de Véronique Blondeau - gourdon, affamé par l'horrible constatation que tout le déroulement de ma vie, entassé en souvenirs dans une vétuste remise de mon arrière "moi" et en train de refluer à la surface, n'avait jamais atteint mes tripes. Sans doute le flux de sincérité émanant des éclats de voix de Véronique a-t-il su franchir ma léthargie protectrice inconsciemment érigée par une hypersensibilité maladive. Je n'avais jamais parlé de mes CRAINTES d'enfant, ni de mes envies CRIANTES d'adolescent. Je ne m'étais pour ainsi dire jamais vraiment "exprimé"…jamais "raconté". Certes, des millions de mots avaient franchi les lèvres gardiennes de mes pensées secrètes, mais tous étaient filtrés, aseptisés et bridés, inconsciemment, par le poids d'un héritage culturel arabo-mauresque empreint d'un fatalisme stoïque, mettant un point d'honneur à cacher toute faiblesse et surtout transmis oralement à travers les siècles. L'authenticité communicative flagrante de sincérité de véronique ne pouvait laisser indifférent un lecteur en mal d'expression. Je ne savais pas qu'il était possible de dompter les mots avec autant de douceur, de suavité, heureusement et douloureusement à la fois. Tantôt elle riait les mots de son bonheur. Tantôt elle pleurait les maux d'amour d'un fils qu'elle aime tant. Je réalisai, interloqué, que la seule fois où je m'étais vraiment exprimé des bas-fonds de mes tripes c'était lorsque j'ai crié ma naissance suspendu par mes pieds.
Les mots se bousculaient dans ma tête, se piétinant les uns les autres essayant de trouver un "éclat de voix" vers l'extérieur. ils remontaient vers ma gorge en passant par mon cœur. Finalement ils réalisèrent que s'ils étaient, avec le geste, le prolongement de la pensée, l'écriture quant à elle était l'agglomération du geste et de la parole, syncrétisme qui cristallise cette pensée lui permettant ainsi de franchir l'espace et le temps. Je sus à ce moment que Les reflux "réprimés" de ma voix alimenteraient désormais les flux "imprimés" de mon encre, m'ouvrant une nouvelle "voie " de communication, prometteuse d'un plaisir certain qui me ferait retrouver ce bien être ressenti dans ma vie de poisson.
Quand le "d" du hasard de la rencontre transforme l'envie d' ECRIRE en envie de DECRIRE
Khalid Benslimane
[1] Eclats de voie - de Véronique Blondeau-Gourdon
éditions de la voûte - 1996
vendredi, août 25, 2006
Sérénade

Acrylique sur toile de Faouzi Maaouia
Mes doigts allaient habiles sur les cordes sensibles de mon luth. Chaque note se détachait en suave babil de l’innocence puis grandissait en deux dièses et trois arpèges, jusqu’à raisonner et résonner, d’une harmonique sensuelle, les affres de mon amour en lierre qui assaillait les murs d’un silence cruel.
D’une octave bleue, j’avais repeint la lune pour tamiser mon amertume. La rose posée à mes côtés, sur le banc, me regardait amoureuse, une éternelle question sur ses lèvres pulpeuses: «Quand reviendra-t-elle?»
Ne sachant que répondre à la rose tant belle, je détournai mon regard d’une octave rebelle, je fuyai de deux bémols le doute qui m’empoignait au ventre et grattai de plus belle sur les boyaux de mon chantre. Les notes s’élevaient en l’air, rageuses, écumeuses de désir. Elles roulaient et s’enroulaient en notes brèves, puis s’en allaient doucement mourir, au bruit des vagues sur la grève. En crescendo de mon humeur mon luth pleurait en ré mineur, et, à chacun de ces bris de lames, je me penchais sur les eaux endormies de mon âme… Ne s’y reflétait toujours que la lune.
Je sus alors qu’elle ne reviendrait plus.
kb
© pour pleutil - juillet 2005
lundi, août 21, 2006
marrakech...au parler d'octobre

Les soirs d'été flânants, harassés, le long de tes murs, m'envahissent langoureusement les sens de leur haleine cannelle, enivrant le souvenir cramoisi de mon regard où danse encore, en filigrane, l'ocre vaporeux de ton corps au rythme d'un tambourin... mon cœur.
Je me ferai conteur l'espace d'un instant magique, suspendu à tes lèvres aux fruits rouges de ma passion, murmure d'aube éternelle à la voix douce d'un muezzin.
Marrakech! J'ai laissé dans tes murs mon âme crucifiée aux mois rouges d'octobre que vient à peine apaiser la caresse livide d'un regard majestueux aux prunelles du Toubkal.
kb...ré-édition
jeudi, août 17, 2006
Crépuscule

à l'heure des incandescences étoilées
déliant de mon moi les paupières
et ma vie qui me suit loin derrière
mon regard ne se connaît pas
posé sur chaque chose
comme un papillon au baiser éphémère
éternellement épris de ce monde
qui me survivra...
dimanche, août 13, 2006
Au temps qui passe
je vous bise tous et vous souhaite un agréable été

les heures s'écoulent
...langoureuses
au gré de la pendule
le temps se suspend à tes caresses
...amoureuses
au gémissement de ma peau
l'instant tourne en ronds
...jaloux
au gré de l'éphémère
et l'on s'aimait..
et l'on s'aimait..
mardi, août 01, 2006
Les fachos...

en faisant le ménage sur mon ordi je suis tombé sur cet ancien poème...ce n'est pas du grand art mais je le mets là histoire de ne pas le perdre :)
leurs bouches en rictus gammé
s'ouvrent san fin sur l'immondice puante
d'un anus en croix.
Il palpite, se tend, se rétracte,
se retend d'un mouvement morbide,
seul signe extérieur d'une vie nécrosée,
évoquant l'agonie d'un coeur sur le point d'exploser.
Dans un champ barbelé ils cultivent la haine
à l'engrais de la fiente fertile
d'un propos diarrhéique.....
kb...fâcheux
L'amour à l'épine
"L'amour à l'épine"toile de Willam Adolphe bouguereau
Je suis né au belvédère à Casablanca, un quartier, à une certaine époque, riche en arbres. Ces arbres ont longtemps pour moi, délimité seulement les rues principales et tendu leurs vieux troncs cerclés de ciment aux chiens-promeneurs de l'aube grisâtre. L'écorce qui accueillait nos cœurs transpercés, nos aphorismes péremptoires, c'étaient nos bureaux d'écoliers. Tapi derrière un livre dressé, un audacieux parvenait parfois à inscrire de la pointe de son compas, un poème tout entier pour sa dulcinée. Un quatrain à l'encre violette attira un jour mon attention et je me sentis soulagé de ne pas en être l'expéditeur afin de ne pas attirer un autre genre d'attention (pas des plus agréables) chez ma charmante enseignante à qui je témoignais un amour candide.
"On se veut, On s'enlace, On se lasse, On s'en veut"
On se veut...vouloir l'autre comme on veut son pain, avec la certitude qu'il nous le faut, avec la servitude qu'il nous le faut...
Le manger, l'assimiler pour ne faire qu'un, à condition que ce soit moi! Car cette belle complétude dans laquelle je pensais m'enrichir des qualités de l'autre, me devient peu à peu insupportable. Ce qui me plaisait chez lui est vraisemblablement ce que j'ai renié ou refusé d'exploiter en moi. En d'autres termes, ce qui me fascine chez l'autre est exactement ce qui me terrifie pour moi.
L'assimiler, c'est prendre un risque...d'indigestion.
On s'enlace, on s'embrasse et très vite on s'embarrasse!...surtout elles où l’embarras devient « cloque »…
Mais tout cela se joue à notre insu. Le problème avec l'inconscient, c'est que s'il était conscient, on ne l'appellerait pas l'inconscient...
Lorsque je ressens ce mal-être, j'évoque la déception: " Tu as tellement changé!" ou la lassitude: "tu ne changeras donc jamais!".
Je ne sais pas trouver ce regard réflexif qui me ramènerait à moi même. Comme un adolescent dépité devant une image pieuse retrouvée dans un missel et dont l'ange au drapé couleur dragée n'évoquerait plus aucune rêverie, je crie à la supercherie.
Devant cette image affadie, racornie, je t'en veux. Littéralement, "je te veux du mal".
Je te maudis pour te punir du mal que tu me fais, quand je ne veux pas voir comment je me fais du mal à travers toi. Je me fais du mal en refusant le travail d'intégration que tu me proposes.
En me précipitant vers une autre relation où tout semblera de nouveau possible. En croyant évoluer, quand j'avance toujours plus loin, peut être, mais jamais plus profond...
Je m'en veux de t'en vouloir mais je ne peux pas te le dire puisque je ne le sais pas moi-même…
kb....dans l'adour *
(*) adour = amour douloureux :)
vendredi, juillet 28, 2006
Le Nationalisme

C'est très con ça le nationalisme...surtout quand il est perdu d'avance
c'est tellement con que dans une profonde réflexion provoquant une violente turbulence dans mon cortex cérébral, une conne de vague synaptique vint à s'échouer jusqu'à l'autre rive de mon moi, là où se planque ma libido dans le cul de sac de ma prostate et devinez l'effet...
sous la secousse tellurique pensitive il se produisit une de ces lumineuses réflexions, une aurore boréale que seuls les grands esprits connaissent et que souvent ils confondent avec orgasme...les pauvres ...bref j'en vins donc à conclure ceci :
"la testostérone est au discours nationaliste ce que l'amour est au discours humaniste "
...bon je disais ça histoire de dire kek chose...la chaleur sans doute :)
kb...humain testostéronique
dimanche, juillet 23, 2006
Interférences

Poster sur bache d'antony bucheron
La chaleur se fond doucement, presque suavement, dans l’ennui pour enfanter un syncrétisme d’irritation, éjaculation indolente de la paresse poussant mon moi à se retourner en moi puis à reprendre inexorablement la même posture.
La revue sous mes yeux, le plafond et la télévision se partagent à tour de rôle ma conscience vagabonde qui, entre chaque va et vient, s’ouvre à ce qui lui survit en dehors du temps, scellant un pacte avec l’instant, avec la totalité de l’instant.
Je suis moi...
Entre un « foutaises ! » arraché par les propos d’un Aujar qui se débat désespérément sous la plume d’un journaliste pugnace, et d’un « ben voyons !! » sous la couche de pommade que tartine un Haj younes sur la ravissante Rim dont la fraîcheur ravive l'absence d'une autre qui rime avec l'émoi,
je suis moi...
« jamais jamais ! » l’instant d’une pub, atteignant sa cible, me rappelle ma soif...je bois...
Je suis moi...
Les pensées, dans les automatismes d’une conscience ordinaire se succèdent sans fin, plus rapides que le vent, plus insaisissables que le courant. Je suis ordinaire...hors du nerf aussi...
Tiens ! Latifa Ra’fat porte des verres de contact colorés !!
« elle aussi ?? » surenchérit ma conscience dans un pic « salope »
A l’envers du moi je m’éloigne au-delà de l’instant, faisant le mur, jusqu’à chez Lambdaoui et, la tête dans le cul, charriant notre misère comme un nuage traînant la pluie, ne sachant où pisser notre amertume, aucune haie, aucun réverbère ne faisant l’affaire, haïssant le beau, le parfait, le conforme, avec pour seule envie un profond désir de salir…piètre revanche sur les cons, nous marchons côte à côte un instant...
Je suis nous...
« wala marra » chante Hatim. Des seins qui se trémoussent me ramènent à tâtons vers mon désir échappé d’une valise...ta valise...
Je suis presque moi...
Puis il y a R’kia, comme il y aurait Frida, prenant douloureusement vie sous les doigts d’un Yassine, zizi jusqu’au bout de mon syncrétisme...dur et qui me donne envie de crier « waaaa haaaaaazaaaa ! » juste pour faire chier Chighaf qui me plait, mais ça, ça n’est pas moi...
J’ai mal pour Aujar qui agonise le RNI au rythme du violon de chabba daoudia. J’ai mal pour R’kia qui a mal partout, comme ces petites poupées à l’espoir déchu sur un plateau de 2M où tout ce qui brille n’est pas or.
Je suis moi...
Et si ce soir il vous semble que j’interfère par le style avec Loula, mon Beyrouth, mon château de mer et mon anima à la fois, c’est que j’ai mal aux autres car je suis eux et ils sont moi...
Kb...et vous ?
mercredi, juillet 19, 2006
Proche Orient : entre révisionnisme et bombes

La crise actuelle au proche orient ouvre la porte à bien des amalgames où l’opacité de l’histoire ajoute un flou artistique à l’irrésolution des états à appliquer le « droit » dans son entendement intrinsèque.
Il serait sans doute urgent, pour l’avenir du monde, que les états se positionnent d’abord et avant tout «humainement» par rapport à ce conflit, au-delà de toute considération ethnique, raciale ou religieuse.
Alors que l’on reproche à outrance l’extrémisme religieux musulman, soit disant source de tous les problèmes, paradoxalement, le silence fait consensus sur le fait qu’Israël, en tant que nation, se positionne quant à elle, ouvertement, «racialement » par le fondement de sa raison d’être sur un élitisme ethnocentrique par la pratique du sionisme en tant qu’idéologie extrémiste nationaliste la poussant inexorablement à commettre l’irréparable.
Par cette attitude du « deux poids deux mesures », l’histoire de l’humanité, et à travers elle l’histoire du droit, semble faire les frais d’un révisionnisme perpétuel amenant la valeur intrinsèque de l’humanisme à subir une régression dans le collectif mental. Invoquer des critères « sympathiques » pour octroyer le droit aux armes me semble tout aussi insensé que cette attitude à contenir coûte que coûte dans le « droit » l’action d’une des deux parties en présence dans le conflit et tolérer toutes les exactions, aussi meurtrières soient-elle, de l’autre partie.
Toute la légitimité de la raison d’être de chaque nation repose sur sa chronologie paléographique. Or il se trouve que cette paléographie n’est pas à l’avantage d’Israël qui invoque la raison sécuritaire au détriment de l’histoire pour donner libre cours à son expansionnisme barbare. Israël mène une guerre sur tous les fronts dont le « médiatique » n’est pas le moindre. Un médiatique qui se place hors contexte historique puisant sa force dans le révisionnisme pour ne pas dire simplement dans l’absence d’histoire ainsi que dans l’attitude aberrante de l’instance internationale à « exiger » partialement le respect d’un droit qui a perdu toute sa consistance fondamentale à l’une des parties seulement.
Rappelons aussi qu’Israël n’a jamais eu besoin du moindre prétexte pour refuser la paix.
Et dans la lignée de cette attitude aberrante, comment peut-on se permettre de demander au Hamas s’il va reconnaître Israël alors qu’Israël refuse, en revanche, de se reconnaître, c’est à dire de fixer les frontières de son pays ?
Pourquoi ne demande-t-on pas au Hamas : "Seriez-vous prêts à accepter une force de paix internationale sur la ligne verte ?". (On ne leur demande pas parce que la réponse d’Israël à cette question est NON ! Israël qui ne jure que par sa sécurité, refuse obstinément les propositions européennes et américaines d’envoi d’une force internationale sur les frontières reconnues par le droit international. On demande au Hamas, qui a cessé toute opération militaire pendant un an, respectant une trêve qu’Israël n’a cessé de violer durant la même période)
"Etes vous d’accord pour renoncer aux armes ?". Qui a posé cette question à n’importe lequel des dirigeants israéliens ? Ainsi on voudrait qu’Israël puisse continuer à utiliser les tanks, les bombes, les missiles et toute l’artillerie lourde, pour maintenir son occupation, mais que le Hamas, renonce lui à la résistance armée contre l’occupant, qui est parfaitement légale.
Sur quel critère donc prétendre que les palestiniens n’ont pas besoin du Hezbollah en faisant, inconsciemment peut-être, une classification de meurtriers sur le seul critère de sympathie ???
Que l’on désarme le Hezbollah, soit ! Mais qu’en parallèle l’on désarme Israël et qu’on l’oblige à respecter toutes les résolutions votées à son encontre depuis 1947 !
Finalement, il semblerait que l’histoire se répète ; dans la marche à la guerre de 1939 la société des nations avait montré ses limites à gérer la crise mondiale.
Le même scénario n'est-il pas en train de se répéter avec l'ONU qui à l'évidence a perdu son essence primaire
La cohésion de l’ordre mondial ne tient que par la conviction que le droit est le même pour tous. Cette conviction est déjà mise à mal par les discriminations, la réticence face à la mise au jour de mémoires conflictuelles. Sur ce malaise peuvent prospérer des tendances centrifuges, mettant en danger le « vivre ensemble ».
Il faut d’urgence redonner au droit ses lettres de noblesse et l’appliquer d’abord à cette terre du Proche-Orient sur laquelle sont braqués des millions de regards, sans doute parce que l’issue de la crise dont elle est le siège a valeur de symbole aux yeux de ceux qui s’interrogent sur la réalité de leur intégration dans le monde de demain. Y imposer la justice équivaut à délivrer un message d’une force incomparable à ceux qui s’interrogent sur le sens de ce mot dans nos pays.
Sans doute est-il temps de créer une crise au sein même de l’ONU afin de forcer les choses à bouger positivement. Il suffirait que quelques états « exaspérés » par l’institutionnalisation de la partialité en arrivent à se retirer de cette instance pour que cela commence...
Avec une profonde amertume je conclurais ceci : je crois que le temps du raisonnement est dépassé et que le temps de la guerre est là. A la Syrie et l'Iran (comme à l'Irak précédemment)il n'a jamais été laissé d'autre choix en réalité que d'être acculé à la guerre et tout le monde est complice, qui par son aval à l'entreprise expansionniste Israelo-américaine qui par son silence.
Si le Liban tombe, c'est toute la liberté humaine dans sa valeur universelle qui tombera avec... et soyons sûrs qu'alors une grande partie du monde ne recevra du "droit" que ce que l'on voudra bien lui accorder
kb
les enfants de la haine
July :enfant Israelienne écrivant un message en anglais sur un obus prêt à être tiré vers le sud libanForce est de constater par le nombre d’écrits accordés au sujet à quel point l’enfant occupe le centre des questions posées à la société. Paradoxalement, alors qu’en quelques générations à peine il est devenu objet de débat, enjeu des problèmes sentimentaux et cœur de cible publicitaire, sa définition est de plus en plus confuse passant, en fonction du « besoin » adulte (pas toujours synonyme de maturité), insensiblement de l’ enfant roi à l’enfant objet et de l’enfant client à l’enfant marchandise quant ce n’est tout simplement pas l’enfant soldat, l’enfant-ouvrier ou encore l’enfant cobaye... Quant au choix de l’adoption ou de l’enfant biologique, il ne doit altérer en rien la perception de l’altérité de son être.
Khalil Gibran à vu très juste en disant ceci :« Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont fils et filles du désir de vie en lui même » Comprenant cela on serait plus enclin à dire « la fille ou le fils dont je suis le père » et non « ma fille » ou « mon fils » afin d’éviter systématiquement la réduction de leur être à une « chose » nous appartenant. Cela bien entendu ne nous empêchera pas de les aimer mais au contraire nous les fera aimer plus fort car prenant sainement conscience de cette altérité...et peut-être qu'alors on se déciderai enfin à ne plus leur enseigner notre haine....
kb...triste pour le Liban
lundi, juillet 17, 2006
Reproche
Le passageHuile sur toile de Hassan Boukhari
Et la lumière s’incruste...
Plénitude sereine qui n’en finit pas de retracer les courbes du ciel, le bleu décousu dans l’ordre des mots, à l’inverse du sens faisant fuir nos peurs, scorpions terrés sous les roches poreuses, sous les peaux rocheuses qui se souviennent des caresses du vent, maladresse du temps ? Peut-être ou ne pourra être, qu’en sait la mer qui fredonne depuis la nuit des temps un air de reproche accroché à tes lèvres comme à mes tourments...
© kb
mercredi, juillet 05, 2006
Casablanca 1 juillet 2006: 2ème édition du blog day
La deuxième édition du "Blog day" s'est déroulée dans une ambiance quasi familiale dans les locaux de l'HEM et si le nombre ne brilla pas par sa valeur le contenu eût par contre le mérite de reluire par sa consistance. Toujours est-il que le nombre fut tout de même supérieur à celui de la première édition
Je peux vous dire, en corollaire, que le néophyte que je suis en matière d’informatique (et je n’étais pas le seul), à beaucoup appris ce jour là sur les techniques de « référencement » de « ranking » et de « l’open source ».
Bon d’autres m’ont déjà devancé pour vous parler de cette journée, je ne vais donc pas m’étendre outre mesure sur son déroulement. Je voudrai juste réitérer mes regrets de n’avoir pu partager le joyeux repas de la majorité suite à un cafouillage communicationnel mais ce n’est que partie remise et j’espère reprendre ma revanche lors du prochain meeting.
Sinon durant la pause déjeuner nous nous sommes retrouvés, Laroussi et moi, par je ne sais quel coup du sort, à partager notre repas (enfin pas tout à fait le notre puisque Laroussi en était l’invité et moi invité par l’invité...would khalt moul l’bach comme dirait zainabi) et notre conversation autour d'une table très conviviale où ministres et plèbe se tapaient presque dans l'dos dans une bonne ambiance 2007 c'est daba daba daba!
La sauce accompagnant les tournedos était bien battue et la campagne électorale battait aussi son plein...bref du Jettou on en a eu à toutes les sauces.
Malgré mon faible entendement de la chose politique j'ai tout de même réussi à comprendre que le choix de l'élite socialo démocrate (socialo libérale comme ils aiment à se l'entendre dire) était fait et que c'était Jettou qui à coups d'anecdotes et de phrases le faisant entrer de plein pied dans la postérité (après la chaussure) se retrouvait détenir le profil idéal pouvant enfin fédérer et le monde politique et le monde économique. Le dernier petit obstacle à surmonter étant de créer le consensus chez les grands politicards pour faire accepter à Jettou le Trône du RNI. Pour parler consensus, ça a beaucoup parlé consensus.
Tout en mâchouillant mon délicieux tournedos je refusais de retourner ma veste prolétarienne et m'enhardi à mettre mon petit grain de sel dans la tranche de mozzarella qu'allait offrir notre ministre invité à son raffiné palais.
- « consensus consensus! Mais nous ne parlons là que du consensus des partis (entendons là élite dirigeante des partis)! mais le consensus populaire? Qu’en fait-on? »
Mr le ministre me répondit presque avec désolation, une petite pointe de tristesse dans le regard...comme lorsque l'on évoque un mort..
- "le peuple?? mais il est où ce peuple??...."
Je voulu à un certain moment dire qu'il était là...juste en face de lui et que c'était un digne représentant de ce peuple qui venait de lui poser cette bien bête question mais je me ravisais au dernier moment de peur d'aggraver les ruades dans les brancards de mon ami Laroussi, qui n'avait pas manqué de mettre ses grains de gros sel aussi dans le repas et qui m'avait si gentiment invité pour un moment à jouer dans la cour des grands....
bref c'était juste pour dire où se situait l'horizon 2010 sans les hautes sphères qui semblent dire
« voyons d'abord 2007 daba daba daba (comme dirait ayouch)...pour 2010 on verra après ! »
Mais trêve donc de discours anti campagnards et restons dans le blog day 2006...place donc aux photos...
et dans l'ordre des interventions
(VOUS POUVEZ CLIQUEZ SUR LES PHOTOS POUR LES VOIR EN PLUS GRAND)
Son altesse sérénissime Jankari blog premier du nom, sublime dans sa simplicité de communication et qui nous a expliqué en long et en large les concepts podcast et RSS
Othmane, au bénévolat dans le coeur aussi grand que sa timidité et que l'on ne remerciera jamais assez de tout faire pour maintenir l'événement "blog day" vivant. Blogger en entreprise ouvre à travers ses explications une nouvelle dimension dans l'outil de communication.

Slimani...efficace et très technique avec une ergonomie optimale du discours. C'est lui qui nous a dévoilé "l'open source" que l'on peut désormais balancer dans les conversations "in"

Manal...aaah manal! si le partage devait porter un nom ça serait sans aucun doute le sien. Un bien plaisant témoignage d'une expérience de bloggeuse fait en toute simplicité et en toute sincérité avec une déconcertante facilité de communication

la pause...et quelque séances de pose avant d'aller manger



la reprise avec Moulay tahar (pas l'kawini...l'3alami)très décontracté, au flux communicationnel intarissable et qui nous a livré tous les secrets du ranking et du référencement...très intéressant. Une autre façon d'aborder le blog en fonction du but fixé.

La darija, dans la bouche de zainabi vint nous fédérer encore un peu plus dans la dimension blog. Une très plaisante présentation et surtout une autre façon de voir la communication "porteuse" au maroc.

et pour clore cette riche journée, Doc benbrahim au sens du partage très développé,s'en vint redorer le blason de la médecine "opaque" au maroc. Une autre façon d'aborder le rapport médecin/patient grâce à l'outil blog. Merci doc pour votre noble action.
et juste pour le fun, il n'était pas intervenant mais assistant, pris en flagrant délit de tripotage (faut toujours qu'il tripote kek chose)notre chroniqueur attitré de la blogoma maitre Laroussi sur un blog perché tenait en sa main...en arrière plan la ravissante jamsounette
sinon la grosse surprise du blog était sans nul doute la présence de notre grand Larbi que nous n'avons malheureusement pas vu longtemps
Yassine Zizi était aussi là mais ne nous a pas laissé le temps de le prendre en photo
bon à plus...passez de temps en temps pour voir si les photos sont affichées :)
kb...fast and furious blogging
mardi, juin 27, 2006
Blog Day

La seconde édition du Blog day 2006 se tiendra à Casablanca, le samedi 1 er Juillet 2006. Cet événement, qui verra la participation de nombreux experts dans le domaine du blogging, se déclare comme le rendez-vous annuel du blogging et des bloggeurs au Maroc.
Phénomène en plein essor, la passion du blogging fédére plus d'un millier d'adpetes et se caractérise par la qualité de la communauté à la fois active et passionnée.
Ces sites web facilement paramétrables et gérables se déclarent déjà comme une ébauche d'un 5 ème pouvoir aussi puissant que celui de la presse traditionnelle et ouvrent de nouvelles perspectives pour les entreprises.
La manifestation se tiendra à partir de 9h du matin dans les locaux de HEM, Bd Nador à Casablanca et l'invitation est ouverte pour le grand public.
Au programme cette année:
Séance matin:
9h- 9h45: L'évolution du concept blog: Podcast et RSS
Rachid Jankari, DG de MIT Media
9h 45- 10h 30: Business Blogging: Guideline du blog au sein de l'entreprise
Othmane Boumaalif, Directeur développement et relations publiques- SM Web Agency
Pause café
10h45- 11h30: Blog Story - Expérience d'une bloggeuse marocaine
Manal Benkirane, Medecin
11h30 – 12h15: L'open source au service du blog
Mohammed Slimani, journaliste NTIC.
Séance aprés-midi:
15h- 15h45: « Le dialectal dans la blogosphére marocaine »
Mohammed Zainabi, journaliste.
15h45 – 16h30: Blogging et referencement
Moulay Taher Alami, DG d'AB Web Consulting
Pause café
16h45 – 17h30: La blogosphére médicale marocaine: retour d'expérience
Hicham Benbrahim, chirurgien dentiste
17h30- 18h15:« Le Machrek Bloggeur »
Najib Rayhane, Journaliste.
Votre presinscription est souhaitable à l'adresse : blogday@courriercasablanca.com
Pour toute demande d'informations appelez Monsieur Othmane au 074 13 11 29.
vendredi, juin 23, 2006
Sale temps pour les héros et hérauts pour les sales temps

« Le maréchal Ameziane était un homme honorablement connu et respecté au Maroc, et ne voilà-t-il pas que certains veulent lui reprocher d’avoir été officier dans l’armée espagnole, d’avoir participé à la guerre civile dans ce pays, et j’en passe… […]Lire l’histoire par le petit bout d’une lorgnette politicienne est une supercherie; plus, se draper dans la morale en proférant un mensonge historique est une escroquerie. Et plus encore, ce dénigrement sert à dénier aux Marocains le droit d’avoir des modèles, le droit de se donner des héros… ces pierres avec lesquelles on construit les sociétés humaines. »
Drôles de temps que nous vivons là ! Aller chercher les héros dans les pages sanglantes de notre histoire n’en est pas moins une supercherie de plus où certains hauts voltigeurs de l’inconsistance veulent, en chantre de l’héroïsme, s’approprier une mémoire collective de plus en plus conciliante à passer l’éponge sur les exactions d’un passé qui persiste à s’accrocher.
Vu à travers leurs lorgnons de barons hongrois, Sharon et Gengis khan ressembleraient comme jumelles à Jeanne d’arc.
Si c’est avec ces pierres que se construisent les sociétés humaines, il est tout à fait normal que nous soyons si « stone »
Kb...le tof des héros
mercredi, juin 21, 2006
Partir
"la passante" huile sur toile de Qodaïd
à Loula...
Qu’advienne le sort
Les dés en sont jetés
Valant toutes les chances
La vie se déhanchait
Insouciante désormais à l’angle du temps
Biaisement de mots
Fuyant la mort
Chaque soir à la mer
Brûlait sa fin
Valant toutes les danses
D’a peine l’heure d’un pas de deux
Rythmant la nuit dans le silence
Nos gorges pourtant se souviennent
Emoussées de sanglots
A l’embrasure des choses vaines
D’une phrase, d’un mot
Insignifiance
Pourtant combien source de peine
Un cri replié sur le rêve enclos
Fouillait le tendre
Où l’émergence d’un partir à l’envers des maux
Dans ce profond qui nous anime
Au fil du temps prenait naissance
kb...qui reste
mardi, juin 13, 2006
Histoire d'N...une énième fois...
Il faut croire que j’ai péché par surestimation de vos capacités raisonnantes qui en matière de résonance s’apparenteraient plutôt au son de cloche....eh oh ! c’est vous qu’je sonne !!!
Vous m’obligez donc à prendre sur mon très précieux temps pour vous ré expliquer ce que l’octogénaire lobotomisé ayant servi de cobaye à Alzheimer aurait compris en 5 petites minutes.
Je reprends donc à partir du CM1
La phrase exclamative ! (Comme son point l’indique...et mon poing si vous continuez à faire les marioles)
Un jour, un très très grand directeur qui s’appelait N (grand N), à la flatulence égotique aussi vaste et impénétrable que la nébuleuse de la voie lactée fut prit d’une furieuse démangeaison bulbeuse...
- comme je suis grand ! Se raie péta-t-il à plusieurs reprises en guise de grattage de l’œdème cérébreux investissant sa protubérance annulaire.
Le massage onaniste à l’onguent de cette self-flattante formule ne fut hélas pas suffisant à calmer l’inflammation investissant son centre mou. Tout en se grattant le bas du dos, qui lui servait souvent d’alternative dans la mollesse du centre nerveux, il se prit d’un vagabondage ésotérique de l’esprit à rechercher une satisfaction plus en mesure de sa grandeur...
La phrase interrogative ? (Comme son point l’indique...et mon autre poing si vous ne cessez de faire les marioles)
- et si je lançais un nouveau projet ? Se questionna la déité imbue (car imbuvable) de son illustre personne.
Mais voila ! L’élan créateur se résumait chez lui à juste en donner l’ordre (le koun fayakoune). Il fit donc héler le chef de département nommé n+3, qui se distinguait des autres par des grandes oreilles attentives aux vœux suprêmes et une langue bien baveuse du lèche botte attitré.
La phrase déclarative. (Et point à la ligne...ou mon poing sur le nez)
- nous allons lancer un projet de réduction des coût (par exemple). siffla le fifre
- quelle excellente idée !! persifla le sous fifre (question pour voir si vous avez bien retenu la leçon: à quel type appartient cette phrase??)
Et tout guilleret, en branlant du chef et sans demander son reste, n+3 s’en alla en aboyant mettre en branle l’engeance de la masturbation égotique de grand N qui allait ébranler (dangereusement) le calme serein de sa prospère boite.
Résumé synoptique :
bon là je n'arrive pas à coller les schémas explicatifs. blogger déconne en ce moment. Je le ferais donc plus tard mais pour ne pas vous laisser en rade dans votre incompréhension illégitime je viens de vous donner un exemple de transmission de flux négatif d'un projet de N vers n+3. donc si vous vous reportez au diagramme de kb, posté précedemment, le flux est indiqué par la ligne rouge allant du niveau hiérarchique N au niveau n+3, la note qualitative du projet au moment de réception par n+3 étant de zéro puisque grand N n'a que deux alternatives : transmettre un projet bien ficelé (note=20)ou transmettre du n'importe quoi (note=o).
n+3 quant a lui à donc 4 alternatives
A- il a reçu le projet selon le flux négatif(note=0) :il peut donc le transmettre :
1 - positivement ce qui remonte la note qualitative vers n+2 à 10
2 - négativement ce qui maintien la note qualitative à 0
B- il a reçu le projet selon le flux positif (note=20) : il peut donc le transmettre:
3 - positivement ce qui maintien la note qualitative à 20
4 - le transmettre négativement ce qui abissera la note qualitative à 10
Là j'espère tout de même qu'un halo de lumière commence à désembrumer les méandres de vos ténébreuse circonvolutions cérébrales...mais je suis tenance. Si ça n'est pas encore suffisant on reprendra...à partir de la maternelle s'il le faut
kb...na!
ps : bien sûr, toute ressemble avec quelque "n" que ce soit ne peut-être que fortuite
lundi, juin 12, 2006
histoire d'N
Mais voila ! Le petit « n » et grand âne que j’étais (mon profil de carrière revêtant indéniablement la plate caractéristique de l’électrocardiogramme d’une mort avancée) furent preuve d’un magistral bouillonnement phosphorescent. De cette super Nova synaptique, naquit l’évident, traduit dans une simplicité effarante par le schéma suivant et dont je tiens à vous faire profiter car aucune école aussi grande soit-elle (les requins ne se dévorant pas entre eux) ne se risquera jamais à vous apprendre.
Bon par narcissisme de mon imbue personne (pas indigeste pourtant) j’ai nommé ce diagramme de mes initiales...

Comme vous pouvez le constater le diagramme fait apparaître clairement l’incidence qualitative à chaque niveau de transmission hiérarchique d’un projet x. Dans le meilleur des cas le petit n (et petit âne) recevra le projet au point « m » sur le plan qualitatif.
Des lors même en étant le plus nul des nuls, petit n arrivera à un résultat de réalisation de 16 sur 20. Dans le pire des cas il recevra ce même projet au point « m’ » et il aura beau être le plus doué des surdoués il ne pourra atteindre qu’un résultat de réalisation de 4 sur 20. Son incidence qualitative sur le projet est donc de 4 et ce dans une pyramide hiérarchisée à n+4.
Suivant le même raisonnement, n+1 aura une incidence qualitative de 8, ce qui est déjà plus important, n+2 de 12 ce qui est beaucoup plus important, n+3 de 16 ce qui devient très important et Grand N (le grand manitou) une incidence de 20 ce qui dans le cas d’un cumul de flux négatif dans le cas catastrophique de réalisation peut mener le projet à zéro !
Vous comprendrez donc aisément ce qui justifie les gros salaires des grand N et que si un projet vient à foirer, le petit n ne peut endosser que 20% (dans le cas illustré) des responsabilité, ce pourcentage variant à la baisse inversement proportionnellement à l’augmentation des niveaux hiérarchiques.
Depuis ce fameux diagramme, je n’ai jamais plus été sollicité pour mener quelque réflexion aussi légèrement envisagée fusse-t-elle.
Kb...le n des n
jeudi, juin 01, 2006
Nous les... baroquains

Note:
ce texte a été initialement édité chez mon ami le leglandeur en réponse à son excellent article "s'émerveiller autrement"
L’esprit est bizarre! À la déesse parole il ne voue culte, de bien piètre manière d’ailleurs, que pour assouvir les clivages ethniques que son égocentrisme démesuré, résultant d’un syndrome de déficience culturellement acquis, s’empresse d’atteler à la démesure d’un moi flatulent ayant la fâcheuse tendance d’agir en rouleau compresseur dans sa tentative perceptive de « l’autre » (lorsqu’elle existe bien sûr !).
Il est sûr que dans une telle prédisposition à se placer en nombril du monde, lui d’un côté le reste du monde de l’autre, le doigté reste conceptuellement inaccessible pour la majorité bovine ayant eu, par on ne sait quel miracle de la nature, accès aux rudiments de la parole.
Et là où l’échange devrait se limiter au constat et à l’analyse critique du dire, l’on se retrouve dans l’arbitraire du jugement où la valeur d’untel se trouvera être soupesée subjectivement avec une légèreté déconcertante selon l’archétype déformé d’un autre.
Quant à la raison primaire de l’échange, elle aura vite fait de disparaître dans les replis voraces d’un élitisme égocentrique fauteur de troubles et de soubresauts procurant au cortex ce que la main, dans une plus triviale mesure, aurait pu procurer à l’esprit avec un minimum de dommages collatéraux (à part les tâches sur le pantalon) via le subterfuge de la branlette.
Le constat est là ! La masturbation rendant sourd dans tous les cas de figure permis par la métaphore, l’œil critique dans le dialogue à la baroquaine assoit d’abord son intérêt d’être sur la source émettrice. Comment donc, avec la grande variété de l’espèce baroque (humain bizarroïde) arriver à trouver la voie vers le consensus ?...aussi mou soit-il.
Comment prendre conscience de la globalité de notre environnement, de la façon dont on agit, et de comprendre la logique et le sens de nos actions. Comment être gouverné par sa conscience et non pas par ses pulsions ou ses tendances (est-ce qu'une idéologie qui adopte la surconsommation comme système, à réellement conscience du sens de la vie et par inductance donc du sens du « dire » ?)
Comment mettre un terme à l’incroyable régression des médias et des penseurs corrompus dans leurs engagements, pour laisser tout simplement disparaître l'idée d'égalité au profit d'une nouvelle aristocratie larvée dans la parade où, oiseaux du paradis et drôles d’oiseaux se confondent dans le tamisé de l’unification de l’espèce via un faux dialogue culturel, pour que le règne du « marché » soit enfin sanctifié et que s’en vienne alors...l’émerveillement par l’inéluctable constat que l’on ne pourra plus faire autrement que suivre en parfait petit baroquain...
Kb...baroque.
mercredi, mai 31, 2006
jeudi, mai 18, 2006
The tin man
Spreading the tenders moments from the bottom oh my heart.
Oh yes Dolly! Your mum had a bible and mine’s a Curran...but the ragged coat wasn’t so different…yes! wasn’t so different…
Powered by Castpost
The fabulous trio said that in the desert you can remember your name…I’ve tried, oh guys, how many times I’ve tried to remember mine’s with a horse with no name, but I just can remember the sister golden hair…may be it was Sun Li…who knows??
And you Sara, how many times your road crossed mine’s? your face taking the eyes of Loula...is the answer still blowing in the wind?
May be it’s late for the sky as Jackson said but I want to hold out, even for a short second as tender as I can…
Like a smooth operator I rewind the ridiculous moments of my life…hi Jim don’t be cruel while crossing my mind!
I know that’s not easy to find the cost of freedom
Powered by Castpost
And in the tender of the night I’ve realized that I’m nothing else than a tin man…
kb...épouvantail
mardi, mai 09, 2006
à Lynn
"Attente"Huile sur toile de Mohamed Tahiri
Je fais un pas pour deux
Impair
Recroquevillant les mots
Sous la frange
Où brille dans tes yeux
La mer
Te souviens-tu des mots?
Marins
Perdus
Sur le mât d'un radeau
Accrochant ton sourire
Au visage de proue
Qui retient immobile
Mes pensées à ton fil...
kb...c'est vrai qu'elle me manque Lynn
lundi, mai 08, 2006
Rythmes
huile sur toile de Souad bennani SmiresNonchalance au gré de l'onde...
chaloupe mon vague à l'âme languissante où déferlent en vagues tes éclats de rire sur les roches glissantes de ma mémoire, fracassant le rêve jusqu'au fond de mes yeux lorsque en gerbes d'eau chantante se délavent mes prunelles au bleu transi d'une peur lointaine.
C'est là que tu vogues entre deux "ho" de mon cœur qui bat la mesure au rythme figé de ton souvenir.
kb...arythmique
mercredi, mai 03, 2006
Faites du travail! un pléonasme?

Nous sommes un des rares pays, en matière de travail, à réussir la prouesse de moins produire en augmentant l'horaire de travail (mézigue pour l'exemple se farcit les 45 heures par semaine sans compter les heures sup...non payées d'ailleurs).
le syndrome du parfait petit marocain brillant dans les yeux, sans sourciller, je vous dirai que moi, comme chacun d'entre vous bien entendu, représente l'exception à cette règle.
Si on fait donc le calcul, cela fait de nous pas loin de 30 millions d'êtres vraiment exceptionnels à tout point de vue. Tellement exceptionnels qu'il m'est venu la brillante idée...que dis-je?? L'exceptionnelle idée de revendiquer pour moi, et surtout pour vous qui le méritez tant, le week-start.
Le week-start c'est comme le week-end sauf que là, et c'est là toute l'ingéniosité de l'esprit exceptionnel que je suis, il commence en début de semaine, ce qui remet les pendules dans l'ordre des choses, chaque chose ayant un début et une fin (les bonnes choses ayant plus une fin qu'un début) vérifiant ainsi l'axiome des deux bout qui donne toute sa substantialité aux choses tangibles, ce qui plaît aux nasmes.
Vous ne savez pas ce qu'est un nasme ?? z'êtes vraiment incultes. Si vous continuez comme ça vous risquez même de vous faire sucrer le week-start que vous irez passer de force dans les cours de rattrapage pour combattre l'oummia qui, je vous le dis, ne se laissera pas faire aussi facilement.
Bon! Pour ceux qui ne le savent pas encore, les nasmes ça ressemble à des nains de jardin sauf que ceux–ci parlent et répètent souvent la même chose. On en a vu un à la télé, le 1er Mai, et c'est une première. Le nasme en question(du travail parait-il) à souhaité avec son air de petit nounours tout mignon tout gentil plein de bonnes choses aux trente millions d'amis que vous êtes...pardon que nous sommes.
Pour que le week-end donc retrouve toute sa raison d'être il faut bien que cette foutue semaine aie un commencement. Vous a-t-on jamais souhaité un bon week-start? Non? Et bien il est grand temps de remédier à ce fâcheux manque de civilité en instaurant le week-start.
Mais, il y a toujours un "mais" le premier Mai, j'ai eu beau me triturer les méninges en casant le week-start en début de semaine (j'avais choisi lundi et mardi matin) il se trouve irrémédiablement collé au week-end ce qui ne fait en fin de compte qu'un week-end prolongé, et cela n'a pas l'air de beaucoup plaire aux nasmes, pléonasme ou non!!!
Mais ne désespérez pas je continue à cogiter durant mes 45 heures pour trouver une solution à ce fâcheux dilemme qui une fois surmonté nous donnera plus de temps pour appréhender comme il se doit l'émoi de mai. Et si le lendemain vous avez une poussée de muguet dans la bouche ça veut tout simplement dire que vous avez batifolé après le défilé en oubliant vos préservatifs (ça c’était pour souhaiter la bienvenue sur la blogosphère à Mme Himmich)
Kb...muguetier
lundi, avril 24, 2006
Les maux de la chose
Toile de william adolphe bouguereau« Rime » est l’anagramme de « mire ». est-ce à dire que la rime nous invite à saisir un reflet qu’à cibler un point précis ?
« Colombe » rime avec « bombe »… alliance irrationnelle et pourtant, c’est toujours dans l’idée d’une paix plus profonde que l’on fait la guerre, que ce soit pour agrandir son espace vital ou pour anéantir les fauteurs de troubles.
« Eros » rime avec « féroce », d’aucuns en ont fait la douloureuse expérience…
l’éros, c’est l’amour de désir, celui qui nous tend vers l’autre dans l’espoir farouche d’une complétude enfin apaisante. C’est l’élan qui part du manque ; la faim de cet autre, moitié de moi-même qui me fait cruellement défaut. Tout peut être tenté pour réaliser cette union, au prix même parfois de l’eros-ion de l’autre que je dis aimer et qu’il me faut assimiler. Il y a parfois une obscure analogie entre posséder et détruire. Je me sens si souvent aimant…pourtant l’autre se sent plus aimanté qu’aimé !
pour parvenir à attirer l’autre dans mes voluptueux filets, je vais ciseler patiemment l’arme de ma séduction. Nous oublions trop souvent que « séduire » vient du latin « seducere » qui signifie « séparer, détourner ». dans le Robert, l’acceptation commune de « plaire » ne vient qu’en cinquième et dernière position.
Les séducteurs ou séductrices sont souvent passés maîtres –enchanteurs et ce qui nous est extorqué est en général notre identité. A l’instar d’Adam et Eve, ceux qui se sont laissés séduire par l’éros enjôleur, peuvent connaître l’exil après le paradis…
C'est le cas d'un certain abbé de lattaignant (très atteint certainement par la chose), qui dans un petit bijou de style se fit certainement claquer la porte du paradis au nez. Toujours est-il qu'il a démontré avec grand art comment avec deux mots simplement on peut faire une petite merveille de poème.
Le mot et la chose
Poème galant de l'Abbé de Lattaignant (1697-1779), auteur du célèbre "J'ai du bon tabac"
Madame, quel est votre mot
Et sur le mot et sur la chose ?
On vous a dit souvent le mot,
On vous a souvent fait la chose.
Ainsi, de la chose et du mot
Pouvez-vous dire quelque chose.
Et je gagerai que le mot
Vous plaît beaucoup moins que la chose !
Pour moi, voici quel est mon mot
Et sur le mot et sur la chose :
J'avouerai que j'aime le mot,
J'avouerai que j'aime la chose :
Mais, c'est la chose avec le mot
Et c'est le mot avec la chose ;
Autrement, la chose et le mot
A mes yeux seraient peu de chose.
Je crois même, en faveur du mot,
Pouvoir ajouter quelque chose,
Une chose qui donne au mot
Tout l'avantage sur la chose :
C'est qu'on peut dire encor le mot
Alors qu'on ne peut plus la chose...
Et, si peu que vaille le mot,
Enfin, c'est toujours quelque chose !...
De là, je conclus que le mot
Doit être mis avant la chose,
Que l'on doit n'ajouter un mot
Qu'autant que l'on peut quelque chose
Et que, pour le temps où le mot
Viendra seul, hélas, sans la chose,
Il faut se réserver le mot
Pour se consoler de la chose !
Pour vous, je crois qu'avec le mot
Vous voyez toujours autre chose :
Vous dites si gaiement le mot,
Vous méritez si bien la chose,
Que, pour vous, la chose et le mot
Doivent être la même chose...
Et, vous n'avez pas dit le mot,
Qu'on est déjà prêt à la chose.
Mais, quand je vous dis que le mot
Vaut pour moi bien plus que la chose
Vous devez me croire, à ce mot,
Bien peu connaisseur en la chose
Eh bien, voici mon demier mot
Et sur le mot et sur la chose :
Madame, passez-moi le mot...
Et je vous passerai la chose !
Bon, Cela ne veut pas dire que l’éros et le charme sont à bannir, ce saint homme l'avait compris, mais il convient sans doute d’œuvrer intérieurement pour développer plus de plénitude afin que l’autre puisse être aimé dans son altérité et que s’ouvre la coupe de l’ « agape ». L’agape, c’est l’amour qui se donne depuis son « plein » et qui déverse sa prodigalité sans calcul.
L’agape n’a pas besoin de charmer, il coule de source… l’autre peut s’y désaltérer lorsque l’amour demande l’avait altéré.
L’amour de besoin l’avait certes rendu « autre que lui même »..
- « je vous aime !»
- « c’est étrange que je m’en sente pas mieux pour autant… »
il y a parfois dans un désir fougueux tout le terrorisme inconscient de l’être qui cherche à captiver ce qu’il a reconnu chez l’autre comme nécessaire à son unité.
Apparemment Dieu, dans sa conception traditionaliste de l'époque, ne fut pas suffisant à combler le désir d'unification du saint homme qui, au fur et à mesure de l'âge, s'affirma être d'une religiosité plus "spirituelle" que traditionaliste, grandement ouvert aux principes idéologiques de son grand ami Voltaire.
Comme quoi la philosophie et la religion se rejoignent toujours au point d'intersection de la "chose"
Kb...pour le mot et la chose
lundi, avril 17, 2006
the predicator

Bon! soyons pas vache (comme disait le taureau de mon oncle jilali qui venait de se faire castrer...le taureau!! Pas mon oncle...nariii vous êtes vaches aussi) pour une fois et laissons nous aller à endosser la casquette verbalistique du sieur Lambdaoui pour faire plaisir à Larbi (vous savez?? celui que tout le monde adore...même moi...c'est pour vous dire) et abaissons le vocable à portée des ensablées portugaises des masses sirupeuses qui font la majorité de la population terrienne (j'ai ouie dire que j'étais aussi lu à l'autre bout de la galaxie...mais je voudrai pas passer pour un ego sans trique...on a déjà mon pote Laroussi à côté de la plaque de rue qui rend un flatulent hommage (plein de talent) à mégalo man (y ressemble à éléphant man...sauf que sa trompe eh ben elle est pas sur le nez...je vous laisse deviner où il la cache)
Donc voilà que Larbi - le plus zarbi des français ou le plus français des zarbis, la banane se consommant par les deux bouts - (assis maintenant!!) s'est plaint de se sentir comme un navet dans un champ de maïs à chaque fois qu'il zonait dans la roquinerie. La texture corticoidale de sa tubercule se trouvant être, ces derniers temps, hermétiquement fermée à toute l'ivresse que procure notre finesse spirituelle et spiritueuse.
Y veut du verlan bas de gamme le coquin, aussi bas que ceux qui gondolent sur la jambe de la grande Catherine (ceux qui fréquentent assidûment la rue St Denis connaissent). Je donne donc du mou à la jarretelle et glisse vers le bas parlé.
Il se trouve que par une heureuse conjoncture je pris goût à répondre à une "ziziesque" chronique du copain d'un copain et sachant que frère Larbi n'ayant pas pour habitude de roder chez les mauvais garçons il n'avait donc que très peu de chances de lire ces bas dire...ce qui est peu dire
I have a dream!
Je chevauchais le vent mon alfange scintillante au feux de phoebus (c'est que moi je n'suis pas dans l'cirage) , la chevelure au vent, la quéquette fière, le sabre au clair, le regard illuminé d'une essence divine (de chez afriquia...en promo qu'elle était). Je pourfendais l'impie à grands bruits d'os rompus, je taillais le corrompu comme le biscornu taillait le gog et magog. A ma gauche, nadia (chai plus si c'était la yassine ou la hachimi ) en amazone sur sa brousky 250 houspillait l'avant garde composée d'un omar électrique aux pinces aussi coupantes que celles de valessa du temps de gdantz (c'était avant qu'il devienne l'élu des polonaises) et d'un zizi en folie qui crachait son venin à la barbe du grand inquisiteur qui menait son armée poilue dans une cadence que la CDT n'aurait pas manqué de qualifier d'infernale, et ce n'était pas à la trente cinquième heure qu'il en voulait le velu. L'inquisiteur annonçait l'heure bien avant l'heure. a coups de visions il haranguait sa foule, le pendule arrêté à 18h30 il leur promettait sa renaissance à l'heure de la dernière heure où les houris à la lolo ferrari viendraient prendre la relève des mains calleuses. Ils hurlaient le sang ces monstres assoiffés d'abstinence, le cortex enflammé d'un surplus hormonal qui aurait fait la joie de swarchzeinegger se préparant à mister univers version apocalypse. Bref, Dieu, ils l'éjaculaient jusque dans leurs cris.
Soudainement, alors que flottait encore en l'air l'image (plasma) des vertes prairies haranguant au combat les armées du grand commandeur, retentit un clairon...il reposa son verre sur le comptoir et me tapa sur l'épaule
- eh mec t'as pas l'heure?
je ramenai mon poignet à portée de tir de mon persan regard (c'est que j'ai l'œil vert) pour lui sonner les cloches et....merde! ma montre était cassée
le Nostradamus version 2006.4 leva sa main si leste qui se voulait céleste et l'armée diabolique stoppa net
- ce con à encore arrêté le temps...bon on remet ça à plus tard, le grand seigneur Seïko doit être fâché ronchonna le barbu
Un geste ample de la main et tous...disparurent .
Je regardai à gauche...la nadia qui n'en revenait pas(ça fait bien longtemps qu'elle était partie) faisait vrombir sa brousky ne sachant où vouer du sein
- t'as pas l'heure toi des fois?...lui lançais-je à tout hasard...
- ben non!! Tu sais bien que ça me salope mon bronzage quand je pars en campagne!!!
Plus de gobelins à pourfendre...plus de gloire...plus de lauriers ni césars....
Comme dit ma copine Docteur-Névrose, qui est américanophile (pour reprendre une expression chère à Nonal) , "kb is always fucked off".
Si quelqu'un peut bien m'expliquer ce rêve, je lui en serait éternellement reconnaissant jusqu'à la dernière heure...ce qui veut dire jusqu'à 17h30
Kb...éther nel....et mwah mwah comme dirait tata loula
samedi, avril 15, 2006
Gardons le fruit dé..fendu

Histoire de ne pas laisser trop de blanc en attendant le retours des jours prolixes, de temps à autre un petit remake car je sais bien que l'on n'a souvent pas très le temps de naviguer dans les poussièreuses archives
L'homme se trouve au point d'intersection de la dimension horizontale et de la dimension verticale. Vivre sa condition humaine, c'est intégrer les deux termes de cette incarnation et cheminer par les étapes de l'horizontale pour atteindre successivement les différents niveaux de la verticale.
Nous avons pourtant souvent tendance à les opposer comme s'il pouvait exister une spiritualité qui ne s'inscrive pas dans la matière.
Etre debout entre ciel et terre, c'est être l'arbre qui s'élève d'autant plus haut que ses racines plongent profondément en terre.
Le plupart d'entre nous se sont trouvés baignés dans une interprétation des écritures qui assimile la chute au péché de chair.
Nous aurions pu rapporter de la "médersa " (catéchisme pour les non musulmans) la petite histoire d'Adam et Eve qui, à la suite de zestes déplacés, eurent à faire face à de gros pépins...Il eut été plus logique alors d'évoquer l'orange plutôt que la pomme!...la pomme cependant , nous livre, par sa structure, d'autres informations symboliques qu'il est intéressant d'observer.
Chacun sait que l'on peut couper une pomme selon deux axes, horizontal et vertical.
Curieusement, c'est lorsqu'on choisit la coupe verticale, qu'apparaît la forme évocatrice de la chair... chacun peut y voir sans craindre de passer pour un individu à l'esprit mal tourné, la réunion de deux cuisses arrondies qui s'écartent sur un calice suggestif. Le fruit découpé selon son axe horizontal laisse apparaître les pépins savamment disposés en étoile à cinq branches, noble représentation de la connaissance.
Manger la pomme, c'est obligatoirement nuire à l'intégrité de l'ensemble en annulant un des axes par la scission en deux.Se couper de la relation à la terre, à la matière, c'est se couper de la relation à la vie. Se couper de la relation au divin, c'est "s'encapsuler" dans son corps et emprisonner son être essentiel.
Etre humain, c'est tenir ensemble ces deux axes en s'unifiant intérieurement pour ne pas être dans une chair sans esprit ou dans un esprit désincarné.Dans ce travail d'unification ou de réunification, fleurit la véritable synthèse, source d'élan créateur, de développement du potentiel humain et d'accomplissement de l'être. ...
gardons donc le fruit entier...le fruit dé-fendu
kb...que certains trouveront bien pomme!
vendredi, avril 07, 2006
Fadi
Il avait à maintes reprises manifesté, sans artifices, comme un petit garçon, sa joie de découvrir le monde du blog où chaque intervenant, sans le savoir, lui procurait un immense plaisir par le simple fait d'être là, de l'autre côté de l'écran.
Il m'avait relancé à propos d'un café que l'on aura jamais bu, pris par je ne sais quelle dérisoire raison. Un café qui, je le sens, me manquera cruellement.
J'aurai tant voulu voir cette joie briller dans ses yeux.
Fadi, mon Ami, même si je ne t'ai jamais appelé ainsi de vive voix, que ton dernier voyage s'accompagne de toute la lumière de cette chose qui rend bons les hommes. Puisse dieu t'ouvrir les portes de la joie éternelle
Adieu mon ami...
kb
mardi, mars 14, 2006
Duet
Par la longueur immesurable de tous leurs cheveux noirs
et leurs yeux calmes
par le silence investi des oiseaux
par la guitare seconde
et sa main longue repliée sur l’angle attentif des routes
les clés dissimulées dans nos étoffes
et par le choix qu’ils ont fait de rire
je t’aime ainsi
comme si c’était une heure chaude
autour des tables
et si le front nuancé d’un tzigane
allait retravailler nos feuilles
si le platine empesé de la plage
s’il était ce que nous aurions dans l’idée de suivre
jusqu’à la liberté d’une ville
Leezie
par le grondement investi de la terre
par le tumulte de toutes les eaux bleues
et leurs sources calmes
par le grondement investi de la terre
par la lune seconde
aveugle au plis noirs des cieux
l'étoile éculée au regard
dissimulé dans les creux d'une plainte brisée
et par le choix de nos silences
je t'aime ainsi
comme le vent qui ajuste la feuille
au temps qui s'écoule
comme une tâche de soleil
sur nos corps assouvis
et si la mer allait
de ses vagues retracer nos chemins
sur le sable chaud d'une plage
s'il était enfin l'heure
de taire le silence
jusqu'aux cris dans nos cœurs...
Kb
Par tout ce qui est tellement possible parfois
...........
par la part détournée qui m’est versée d’une autre étoile
et sa tension dans l’embrasure
par tout ce qui est tellement possible parfois
par l’ombre haute en haut des pierres
et des volutes bleues sérieusement tâchées
le chant de sa justesse un peu basse
et par le silence de leur beauté respectueuse
je t’aime ainsi
comme si l’air s’était gelé
sur les cordes fines du vent
et si les lignes mêlées d’une phrase
étaient une sorte de vêtement de bronze
si le mélisme emporté de sa tête
s’il était ce que j’avais envie de croire
jusqu’à l’apparence cuivrée d’une porte
Leezie
par l'impossible à vaincre
................
par la part de certitude accordée au rêve
et son immensité dans l'étroit de nos âmes
par l'impossible a vaincre
par l'oubli qu'il faut savoir accrocher
au silence investi des oiseaux
et leur longs cheveux noirs
témoignage du vent
je t'aime ainsi
comme la lune témoigne du soleil
sur l'étoffe noire du temps
et si le vêtement de bronze
était cette porte cuivrée
si dissimulé dans ma chair
s'il en était la clef
jusqu'à la fragrance des eaux claires d'un regard
kb
© Isabelle Servant et khalid benslimane
mercredi, mars 08, 2006
Adieu
le rêve inachevé
verbe léger
âme sereine
je m'en irai à perdre haleine
sur les chemins du souvenir
noyant ma peine dans un sourire...
kb...souvenez vous
jeudi, mars 02, 2006
Cendres

Nu à même la terre tu arraches
avec ma chair des mots plus anciens que toi
Du temps?
Il m'en aurait fallu un peu plus
C'est qu'entre nous le voile
a eu peine à se soulever
espoir désuet de te voir encore sourire
Mais elle retombe à présent ma main
- aile disloquée –
celle qui se tendait jadis et qui chaque fois encore se rappelle
ton vide
dans l'absence duquel il parviendra toujours à se faufiler
le souvenir
Repose en paix...mon père
© kb
lundi, février 27, 2006
Aubade
tout cela peut certainement vous paraître d'un tragique, mais dans ce triste décor de votre train-train, vous venez de retrouver le chemin cers ce petit rayon de lumière qui vient éclairer votre triste existence. Comment avez vous fait? Oui comment avez-vous fait pour tenir ces quelques jours sans votre roquinerie...je me le demande. En tous cas je vous rassure, je viens de récupérer d'une "fatal error" de bidouillage html et nous revoila donc ensemble, vous et moi, moi et vous, moi et moi et vous et vous pour un bout de temps encore. je vous promet de ne plus traficoter les balises, même si c'était dans la bonne intention de faire meilleure figure, et je vous promet d'attendre gentiment les vacances du sieur ayoub pour faire peau neuve et me présenter à vous sous de meilleurs jours
kb...the reparator
jeudi, février 23, 2006
O tempora ! O mores !

Décidément il semblerait que même le sacré, sous les pulsations mère d'un baril qualifié de "brute", connaisse quelques fluctuations par les drôles de temps qui courent.
Entre protester contre l'édition de caricatures blasphématoires par un journal que les 9,99/10ème de la planète ne connaissaient pas, et la "fabrication" d'une protestation "made in Morocco" contre un journal de la place dont les même 9,99/10ème de la population mondiale n'en ont rien à cirer (pardonnez moi l'expression), vous en conviendrez avec moi qu'il n'y pas là de quoi fouetter un chat siamois... ni un chien danois. D'autant plus que les crieurs "à l'outrage" n'arrêtent pas de bafouer quotidiennement la mémoire de notre prophète (saw) par une multitudes d'exactions beaucoup plus blâmables.
J'ai appris du prophète (saw) que la vie était sacrée. Qu'elle était le bien le plus précieux sur cette terre et que nous n'avions nullement le droit de la retirer sans une raison "unanimement" sérieuse. Mais voilà, au même moment où le monde débattait de caricatures et d'atteinte à la mémoire des morts je regardai, dans le monde des vivants, sur mon petit écran, des images horribles qui auraient du susciter des émeutes en cascades chez tous ces défenseurs du sacré : Des enfants irakiens tabassés à mort par une patrouille de l'armée britannique !...alors quand on me parle de caricatures, pardonnez moi l'expression, mais ça me fait bien marrer.
kb...qui dit "stop"à la manipulation des vivants!
mercredi, février 22, 2006
mardi, février 14, 2006
mardi, février 07, 2006
Île
kb...océan de mots
lundi, février 06, 2006
Au détour d'une page
Une chaleur diffuse qui vous invite à tâtonner
Cette page blanche et à vous poser une question
« Que peut bien dissimuler au fond d’elle cette page ? ».
La sensation de toucher des bouts des doigts
un meuble à socle d’ébène,
Sur lequel s’est déposée une fine couche poussiéreuse
Et qui ne demande qu’à briller. Rien qu’au toucher
Il donne l’impression que l’on va évoluer au fond
d’un océan de surprise.
L’envie vous prend de blottir vos idées,
De les glisser là sans vous affoler dans votre errance.
Laissant un sillon fébrile derrière votre passage,
Une vulnérabilité et une peur de vous dévoiler complètement ?
Vous humez presque le besoin de battre en retraite
et de battre frénétiquement
Des jambes pour ne pas sombrer dans cette mer, de peur de vous noyer ?
Entre nous et cette page se tissent des liens qui prennent naissance au fond de vos cœurs. N’oublions jamais la générosité de vos expressions, l’accueil sous le toit de ce blog.
Et moi qui prenais mon passage, l’imaginais comme irréel et surtout fugace.
Lynn
vendredi, février 03, 2006
les retours nids de poule
photo de Yann BeausonLes retours difficiles où la boussole déboussolée hésite à pointer le nord des sens. Les retours, case départ, en attente de cette petite part qui rechigne à rentrer, gambadant pour quelques jours encore sur les chemins éthérés de la mémoire d'un là-bas de plus en plus vague, qui s'estompera immanquablement sous l'assaut de l'habitude. les retours retrouvailles où la joie de revoir des êtres chers se mêle à la douleur d'en avoir quitté d'autres, le regard hagard, la parole évasive nous revêtant de l'aura de l'étranger.
C'est aux premiers nids de poules sur la chaussée et leurs brutales secousses, tassant la mémoire en vadrouille, que l'on se rendra compte que nous sommes finalement bien rentrés
kb...le revenant :)
jeudi, février 02, 2006
Murmures Marins
Battant d’un doux bruissement l’air
Ils vous laissent pantois devant les lambeaux
De phrases qui se cherchent calmement
Fermement, ondulant dans les vagues
De l’âme et du mot improviste
Du mot du lagon tentant de s’éclaircir
La voix pour se frayer un chemin
Dans cette mémoire presque envolée
Le rêve d’une complicité inattendue
Se composant un visage serein
Qui tressaillit devant l’effet rêvé du mot
Sur les sens, comme dans un rêve
Les mot et leurs secrets se dévoilent
Point de mutisme à l’ordre du jour
Mais, juste ce besoin à travers
Ces paupières closes, de retrouver
Le velouté de la voix des mots
Qui s’étirent insolemment
Sur l’écume blanche de cette plage aux
Sables fins où une sensation déconcertante
Nous plonge dans les ourlées poétique du mot
D’un élan, nous fait succomber aux charmes
Dociles et radoucis qui fulminent à l’intérieur
Remuant le désarroi des récits multiples
Tamponnant notre mémoire d’une douceur
Ravissante et mystérieuse, calmant notre
Effarement dans un souffle, effaçant
Le triture ment nerveux de l’ourlet de cette page
Nous sauvent des profondeurs abyssales
Une excursion avec les mots
Qui nous détaillent avec désinvolture
Subitement, nous étonnons de ce désir
Constant de nous protéger, de nous surprendre ?
Ils nous plongent dans un silence pensif
Où des chemins se croisent irrésistiblement
Les mots extériorisent les affections
Propageant une sensation de feu
Proie au vertige du mot
Proie au vertige du verbe
Qui nous fait sursauter à chaque contact
Meublant le silence
Laissant flotter
Un bruissement, un murmure de pétales …de mots
Lynn
mardi, janvier 31, 2006
Ce bonheur au coin du feu
Un coup de foudre, non celui d’un grondement de tonnerre, mais un réel besoin d’écouter un peu de musique pour camoufler ces sons qui narguent votre sommeil : un LAMA aux intonations très chaudes, ou une voix plus suave aux intonations latines : le choix est assez délicat dans ces moments là.
Halo de lumière ? Ou lumière tamisée pour créer d’une main de fée un espace douillet où on a envie de rester le plus longtemps possible, un délicat mélange de couleurs, comme ce tableau aux paysages agrestes où on a l’impression que se dégagent une chaleur et un subtil cocktail de senteurs.
On est saisit par un étourdissant calme semblant de cet intérieur et qui aux sons de cette musique ramène une sérénité presque palpable qu’on a envie de dessiner , presque de saisir cet instant sur une toile. Mais aujourd’hui l’attention est captée ailleurs…
On m’avait déjà répété que le feu dans une cheminée est une présence, je n’avais jamais cru en cette parole ni lui donner crédit : je me disais que les gens s’inventaient des personnes, ou que c’est le fait d’être plongé dans ses souvenirs qui donnaient cette fausse impression, jusqu’au jour où on le vit réellement.
Personne chez soi, sauf ce feu allumé dans une cheminée en pierre. La pierre a une histoire mondiale , chaque fois me prend l’envie de la toucher de ma main, elle est à la fois lisse , patinée et belle, gardienne de la chaleur qu’elle diffuse aussi doucement dans tout l’espace qui l’entoure. Souvent me prend le désir de rester des heures devant cet antre.
Besoin de rien, mais juste de lire un livre ou tout simplement observer ces flammes toutes belles qui illuminent à elles seules toute la pièce.
On est juste tenu sous le charme de quelque chose dont je ne trouve pas le nom.
Une sensation comme si la cheminée animait à elle seule une présence mystérieuse, et que cette personne se faisait accompagnée avec un soupçon de parfum métissé, sentant à la fois le santal, le bois et l’encens.
Dans cet espace, le temps s’arrête, se coule au fil des douceurs de pensées qui nous agrippent, au fil où notre mémoire et souvenirs nous font voyager et puis surtout au fil de cette flamme, belle à vous couper le souffle.
Subjuguée par cette présence qui vous ouvre des portes pour récupérer vos rêves et vous réconcilier avec vous-même ?
Entre la magie d’un feu doux et l’ombre d’une flamme, une fresque s’entretient au doux feu de vos mots.
Perdus dans vos pensées s’entretient une délectable présence, gardienne des sons de votre cœur.
Le mot ne meut jamais, il se donne, se libère et se multiplie de splendeur.
Il se raconte dans une rivière de phrases pour capter la lumière, la passion, il se déploie sur de lointains rivage jusqu’à arriver à bon port.
Un port d’attache qui le retient dans une expression pleine d’étoiles.
Des yeux pleins d’étoiles ?
Lynn
vendredi, janvier 27, 2006
Hommage à Wolfgang Amadeus
Les portes d’univers un peu parallèles
Des notes douces, des symphonies langoureuses
Qui vous emportent, vous envoûtent et vous transportent
La musique est là, elle trotte dans votre tête
Oscillations douces qui étincellent comme une lumière
Qui vous enveloppe dans des airs enchanteurs
Plénitude des cordes d’un violent doux
Qui chante la plénitude de votre être
Un corps aux sons d’une mélodie
D’un concert qui vibre aux sons
Des accords qui s’envolent
Rattrapant le temps qui fuit
Musiques lyriques qui frémit
Au contact de chants intelligibles
Qui trônent dans l’espace
Mélancolie, ou nostalgie ?
Passions ou ardeurs ?
Euphorie ou poésie ?
Art ou mystère ?
Signe ou symbole ?
Musiques qui ramènent de l’espoir
Charmes captivants d’un autre univers
Soupirs d’un violent ou sonates
Sur un piano, simplicité et élégance
Pureté et clarté.
Des ‘ je’ sur quelques notes de musique.
Lynn
mercredi, janvier 25, 2006
Regards croisés...
Laissez partir vos êtres
Il suffit,
De regarder autrement,
Le regard s’aiguise
Il s’affûte et se lisse
Il se défripe le temps d’une rencontre
Il suffit,
D’écouter les roucoulement d’une lyre
Avec comme fond ,un décor surprenant
Le temps de briser le silence
Pour rompre peut-être avec l’isolement
Ou encore chambouler une vision
Où le gris s’estompe et les couleurs reviennent
Pas à pas des liens se tissent, pas à pas
Une rencontre chaleureuse se brode
Il suffit,
D’un sentiment d’isolement qui s’en va
Au pas de course, chassé par des mots
Par ce flou magique qui fouille
Dans les âmes à la recherche
De pouvoirs guérisseurs
Où l’imagination s’évade
Sous les sceaux de l’étonnement
Où le transport se fait miraculeusement
Les mots à la fois charmants et chaleureux
Forcent les barricades des cœurs
Edifient de grandes galeries d’arts
Edifient en forme de jeu de mots
Des rencontres faites de partage
Réveillez l’artiste en vous,
Réveillez l’artisan de mots qui sommeille en vous
Lynn
lundi, janvier 23, 2006
Un espace fait de mots...
Quand des mots tel des cultes de déesses de phrases
Se versent dans les âmes en édifiant d’impressionnantes
Constructions échappant à tous plans d’architectes
Arabesques, volutes et vitraux ramenant une luminosité
Qui frappe les esprits en se révélant et se réveillant sous d’autres
Conceptions où la pensée vague et vogue dans des contrées
Exotiques, des espaces qui recèlent de secrets méditatifs
Les mots dépeignent les textes en vous conviant à une autre balade
Un voyage au sein de ces sculptures pleines de magnificences
De représentations et de symbolismes édificateurs
Une fresque murale peinte pour figer en mots les sensations
Pour figer peut-être le temps ?
Pour figer la parole ?
Pour figer l’être ou déterrer une ébauche de diversité d’émotions
Etonnants attribus qui s’allient, s’alignent en différentes réactions
Traçant au fur et à mesure l’esquisse d’un trait, d’une sensation
Revisitant les répertoires d’une musique aux écorchures de mots
Analyses en observations minutieuses ou spontanées
Qu’importe l’habileté, l’énergie se trouve suffisante
La fascinante découverte se fait de partage,
Elle est attachante, elle se fait de rénovation
Le lien est à la fois complicité et fusions
Le lien est séduction et rédemption en mots
Il érige un vif intérêt qui intègre l’harmonie
Ou
Pour figer peut-être le ressenti ?
Lynn….à l’écoute des mots
jeudi, janvier 19, 2006
Le paraître dites-vous?...
Paraître à défaut d’être se traduit par des comportements à double sens, à double portée.
La personne se veut ce qu’elle n’est pas en réalité, elle laisse planer des doutes sur sa personnalité. Un voyage dans ses deux notions aboutit aussi à un voyage mystique dans l’être.
Pourquoi certains se laissent entraîner dans ces méandres labyrinthiques, dans ses gouffres sans fins où les plongent ce voyage éreintant à la fois épuisant et assommant ?
Le paraître n’est pas seulement attaché à un comportement, il est aussi un état d’esprit, voir de pensée. La personne s’adonne à un jeu de pensée où il est questions de peurs. Une crainte quelque part de voir les autres se faire une idée vraie sur la personne ?
Il est aussi question de « vanité » ou l’autre croit tromper, alors que le jeu est déjà faussé depuis le départ.
Même si l’exercice peut paraître ingénu, des fois la quête est laborieuse, il arrive tout de même qu’un jour la lumière se fasse d’elle-même.
Les actes peuvent « mentir », ceci n’est pas à prendre comme une trahison, mais comme un témoignage de souffrances quoique la parole reste déloyale. Le mal- être est là.
Le paraître se veut aveuglant, mais l’entourage voit clair dans ce jeu de fausses apparences. La personne gagne plus à être franche avec elle –même pour la tranquillité de son être.
Il ne faut point affliger à l’être de ces paradoxes. La recherche de soi est un bonheur, une quête qui affectionne particulièrement la franchise avec soi, d’abord et avec les autres.
Dans la littérature ce thème est souvent évoqué : on est face à des personnages qui gagnent plus à être eux même, tout comme dans la vie réelle. Des fois la littérature est le miroir de la société.
On ne peut point habiller l’être de paraître, l’être se doit de se montrer tel qu’il est intérieurement.
Certains plaisirs sont simples : pour la santé de l’être, il faut prohiber le paraître, éviter son absurdité aussi.
Laissez respirer vos êtres...
Lynn
mercredi, janvier 18, 2006
Un Sourire..
Qui demeure un remède pour la vie
Qui fait trembler d’émotions
Qui fait gommer les peines de l’âme
Un sourire….
Qui ramène de l’exil les âmes exilées
Un sourire….
Écume de l’être qui s’évanouit sur un visage
Un sourire…
Qui donne plus d’intensité à des traits,
Qui donne plus de charme
Un sourire…
Qui efface les détresses d’une main invisible et douce
Un sourire …
Qui étouffe les gémissements mornes dans un mouvement joyeux
Si le corps se pare d’étoffes soyeuses, lisses et fines
Si le corps se cache, ou s’expose, se devine ou s’entrevoit
Si le corps se meut, se décale, investit des espaces
Le sourire est l’étoffe la plus délicieuse et exquise du visage
Certains se devinent à travers, d’autres s’occultent derrière
Se déguisent, s’éclipsent, se masquent, se soustraient, se fardent
Un sourire…
Fait darder des rayons de bonheur sur des visages
Fait valser dans l’air une paix sur les âmes
Un sourire…
Tout simplement paisible qui console
Qui investit les sentiers des âmes
Illumine la vie en promesses
Un sourire…fleur sur un visage
Lynn
mardi, janvier 17, 2006
Pensées...
Pensées véritables et profondes
L’idée fondamentale d’une intelligence en ébullition
L’art est d’abord questionnement en guise de corps et de plumes
Un équilibre imperceptible, inaudible et précieux trésor
L’éloquence de la pensée se tisse à travers cet ouvrage de mots
A travers le cheminement que prennent les idées dans notre esprit
Corps de textes qui palpitent dans nos cœurs et dans nos âmes
L’art s’attache aux choses de la vie, une toile, un poème
Une ballade accompagnée d’une douce brise naturelle
Terre d’ancrage qui console et assouvi les cœurs
Des amoureux d’une multitude et confusion de plaisirs.
Souffles culturels dans un bruissement de flots de vagues
Mère intarissable qui ne cesse de produire en alliant
Une fantaisie faite d’ombre et de lumière
Un frémissement qui s’élance dans l’océan
Dans une brise pleine d’émoi clairvoyant
Des lignes et des couleurs, des courbes
Arrondies, bombées ou voûtées, cintrées
Ou courbées qui s’investissent de secrets
Joies profondes incorporées d’accords
Faits de notes, de musiques et d’esprits
Un bouquet d’ivresse de mots, un bouquet de tableaux,
Un bouquet de roses blanches pour nourrir les esprits
Et nourrir les regards d’images …….
Lynn
vendredi, janvier 13, 2006
Apologie ou autocritique?...
La critique permet de voir à travers différents points de vue ce qu’on a pu remarquer ou tout simplement apprécier.
Apprécier, n’est pas forcément le mot juste à employer dans pareille situation, mais au moins, il rend compte du fait de la présence d’un soubassement d’analyse à travers lequel on soumet un texte, une idée, pour apporter plus de précisions sur ce qui nous a marqué, ou dois-je dire, ce qui a retenu notre attention.
Entre un lecteur, un téléspectateur, un spectateur, les principes sont les mêmes, à la différence près que les grilles d’analyses différent ou se complètent suivant le mode d’expression utilisée.
Prenons à titre d’exemple, un film : notre appréciation, notre critique découle à la fois de notre capacité d’évaluer le texte et l’image à la fois. Le texte est le fruit du dit et du non dit, puisque il ne faut pas oublier que les expressions faciales des acteurs font office de texte aussi dans le film en question. On est à l’écoute du dialogue, des expressions et n’oublions pas aussi que l’on est à l’écoute du paysage. Autant d’éléments qui s’associent pour donner lieu à une évaluation appréciative ou dépréciative de ce que l’on observe et qui nous touche forcément.
La thématique évoquée par le film lui-même peut être soumise à la loupe du spectateur, elle est omniprésente dans chaque pellicule qui « déambule » sous nos yeux des fois désabusés. Certains accordent beaucoup d’importance aux sujets traités par les films : il est vrai que c’est à la base des messages véhiculés et transmis par le film en question. Notons, tout de même à ce propos, que la qualité du spectateur est à passer au crible : on peut regarder sans observer, comme on peut observer en portant des œillères en faisant fi des différents regards portés. Regarder ou observer fait-il de nous un spectateur actif ? Le débat à mon avis est ailleurs. On est passé à l’air où les images défilent, s’empilent, s’amassent et s’entassent, comme si dans cet amalgame hétéroclite réuni se perd quelque chose, je vous laisse le soin de le deviner : questions , interrogations à plusieurs réponses plausibles.
Il est à signaler dans cette même lancée que chaque réalisateur apporte son point de vue, l’angle, une prise de vue différente qui apportent un regard, une vison qui se fait par le biais de la clairvoyance et l’intelligence de l’écrit, la qualité des acteurs et aussi la réalisation scénique, cinématographique du film.
Le spectateur porte un jugement au-delà du fait de dire que le film est intéressant, il ouvre un débat constructeur sur le thème ou les thèmes abordés.
La question à se poser, qui est récurrente, et qui revient tel un leitmotiv, faut-il faire de la critique pour la critique ?
Critiquer cela suppose-t-il détruire le travail des autres quand on n’apprécie pas le message transmis ?
La critique n’est-elle pas une sorte de pont de communication tendu entre les différentes personnes pour construire un débat dans lequel on échange des points de vue contradictoires, mais dans le respect des personnes ?
Lynn.....faisant escale sur la critique
jeudi, janvier 12, 2006
Nostalgie...
Qui se tiennent enlacées
Dans une spirale amoureuse
Elles résistent à l’érosion du climat
Aux tumultes de la tempête
Aux aléas des tempéraments
Elles se tiennent la main
Se regardent droit dans les yeux
S’encouragent mutuellement
Elles se ballottent d’une rive à l’autre
Dans une lutte acharnée contre le temps
Elles ne récusent aucun complexe
Par le passé le mouvement de spirale
Les entraînaient dans un mouvement
Dans une fantasmagorie constructive
Une quiétude presque acquise
Des perles de couleurs différentes si lointaines
Mais tellement si proches …
Certains arrivent à survivre aux déracinements, certains se détachent plus facilement que d’autres de leurs racines. D’autres y tiennent plus qu’autre chose à cette racine à laquelle ils appartiennent, elle est leurs forces. Le déracinement peut être le fruit d’une volonté de voir « ailleurs » ce qui se passe de l’autre coté de la rive , il peut être aussi le fruit d’un amour si doux et si attachant que l’on se sent l’envie de tout quitter pour faire le voyage. Ce n’est pas un voyage, c’est une rencontre qui est prédestinée.
Ce qui est aussi remarquable dans ce genre de voyage, c’est de voir la personne chercher tous les éléments qui lui rappellent les lieux qu’elle a laissé derrière elle. Une architecture, une voûte, un paysage, un court d’eau ….autant d’éléments qui renaissent de la mémoire pour se matérialiser dans ces espaces différents.
Différence n’est pas un critère rationnel à mon avis pour déterminer les diversifications : elle est juste une réponse juste plausible à certaines questions.
Lynn…..nostalgique
dimanche, janvier 08, 2006
Mémoire....quand tu me parles...
Souvenirs de mots, souvenirs de chants d’une voix de ténor qui te transportent dans un mouvement où l’oubli est au rendez-vous. L’oubli dis-tu ? Non, juste une illusion qui te happe qui se présente tel un mirage, une bouée « de bout » de sauvetage, un leurre bien trompeur ! La mémoire n’oublie jamais : des images frôlent ton cerveau endormi et le réveillent par le biais d’un parfum, d’une image…..Des espèces d’électrodes qui t’électrisent et secouent tout ton être, comme des appels lancinants qui ébranlent ta mémoire pour lui rappeler jusqu’au moindre détails ses faiblesses , ses failles…. ?
Laisse toi envahir par ces sensations que tu sembles oublier et que ta peau s’en remémore avec exactitude, n’oublie point que la peau a une mémoire……….
Ton teint mat, à la fois des îles et d’ailleurs, se rappelle de cette couleur café que tu aimes bien, enfin, même si tu sembles lui donner une appartenance autre……
La mémoire a un charme dévastateur dis tu ? Elle vient …. Et voilà que ton réveil sonne pour la seconde fois te rappelant le quotidien. Par la fenêtre de ta chambre, tu regardes sans te lasser ce paysage tout blanc, il est un peu différent aujourd’hui aux premières lueurs de l’aube, il te paraît comme irréel , comme si tu continues à le voir à travers ta mémoire qui le reconnaît par cœur .Il t’arrive même de le dessiner tel un peintre avec une palette de couleurs et que des fois tu sembles te dire : en tant que peintre il faut le blanc contraste avec une autre couleur pour créer un univers…..tu cherches tes mots non ? Ah oui, tu voulais dire un univers « homérique ». Non, oublies un peu la tragédie, concentres toi sur ta toile….Un pinceau à la main, tu aimais bien, cette partie de la journée où tu es toute seule dans ton monde à toi : tu disais que tu ne t’ennuyais jamais et pourtant tu te cloisonnais dans une sorte de solitude que tu appréciais ! Pourtant la solitude, c’est de se sentir un peu seul dans le monde, bref, un peu dans « son monde à soi » …………..
Au contraire des autres, tu aimais bien t’isoler dans ton atelier à longueur de journée sans que le silence ne vienne te déranger, tu n’entendais aucun son, sauf celui de ton pinceau qui flirtait avec ta toile, tu adores ce son là : la plus belle musique que tu as écouté depuis que tu t’es mise un jour à redessiner par hasard……
Est-ce un hasard que te vouloir reconstruire le monde sur des toiles, ou cherches-tu à être rassurer en recréant ton monde, et à recréer tes couleurs ? Ah , je me rappelle nos longues discussions sur la notion des couleurs, la symbolique des couleurs….Bizarrement, une couleur revenait dans tes toiles, une couleur toute légère, à peine perceptible à travers des petites tâches ça et là….Un bleu tout pâle qui repeint ces notes , ces espaces un peu bleu dans le ciel…..Tu disais vouloir être un peintre impressionniste….peut-être pour impressionner…Mais non, tes toiles étaient un tumulte de courants picturaux , tu n’appartiens à aucune école ,encore moins à un courant tout dépend de ton humeur du moment…
Est-ce un hasard que tu t’es mise un redessiner ? Ou adores-tu comme tu dis le doux son de ton pinceau qui touche ta toile ? Ta toile, une liesse de sentiments aux sons de musique catalane, baroque, univers que tu crées à chacune de tes expositions où tu t’exposes aussi : tu ne voulais pas, tu t’entêtais à garder tes toiles pour toi en disant que c’étaient les tiennes, et que dans chacune d’entre elles, tu as laissé une part de toi. Tu disais exposer : c’est comme mettre à nu son âme devant un public. Cela me surprenait venant de toi : je t’ai toujours connu quelqu’un qui adore le contact avec le public, la prise de parole ne t’a jamais paru comme un exercice difficile, au contraire. Tu semblais adorer les feux de la rampe, tu semblais t’épanouir au fil de tes expositions et voilà qu’aujourd’hui tu m’assommes en disant que tu laisses quelque chose de toi.
Je remonte au temps où tu paraissais insouciante, moins accaparée, moins acariâtre par ton analyse auquel tu soumets ton monde actuel, ou tu aurais fuit le froid de la neige pour aller te loger et te lover dans la chaleur d’une mer d’ailleurs, où le soleil et le sable sont au rendez-vous. Ta mémoire retient-elle ces instants là : tu courrais pieds nus sur la grève … Ta mémoire reste t-elle muette à cette évocation ?...
Ta mémoire te poursuit et te rattrape : elle s’oublie, mais n’oublie rien, elle fait des efforts pour se reconnaître. Mais qui est ce " tu "que tu évoques ?
Ta mémoire est un personnage à part digne d’un conte de mille et une page…
Lynn
jeudi, janvier 05, 2006
Communication...quand tu nous rattrapes...
Entre le geste et le message se passent des choses des plus étonnantes : un regard, un frôlement de cheveux, un indexe pointé, une main qui se caresse le bras, ou l’avant bras et longe le visage et une main, sa propre main qui se pose sur son propre cou……
Autant d’indices, de pistes de communications non verbales qui renseignent sur les personnes et leurs personnalités sans les dévoiler complètement tout ceci en conservant une part de mystère qui se conjugue avec une part d’intrigues qui nous poussent à percer les murailles pour aller à la rencontre de l’autre...
Vous vous êtes certainement mis à ce jeu de découverte ou à ce jeu de séduction pour charmer, et séduire sans qu’ils soient questions de mots ou de verbe entre vous….
Dans le silence d’une salle de réunion, dans les couloirs d’un lieu de travail, dans le brouhaha d’une soirée mondaine où des regards et des gestes parlent pour les personnes elles –même…
Certains visages restent tout de même fermés à toute communication éventuelle, les bras se croisent, on fuit l’autre de peur de laisser une part de soi sur son passage qu’on voulait des plus discrets et des plus anodins….
Au-delà d’une analyse transactionnelle qui s’intéresse aux dysfonctionnements relationnels, communicationnels qu’ils soient professionnels ou de l’ordre du quotidien, au-delà des grilles d’interprétations que certaines analyses nous fournissent. Quelque soit notre PAE (grille élaborée par Eric BERNE), qu’on soit Parent (parents normatifs ou nourricier), Adulte ou Enfant (enfant spontané ou enfant adapté soumis ou encore enfant adapté Rebel), nos gestes parlent pour nous……
Ils renvoient des états d’âmes, un état d’esprit, ils offrent des pistes de lecture de notre personnalité , tout en gardant dans notre esprit que les personnes , leurs personnalités sont encore plus riches que de les cotonner dans des grilles de lectures…….
Allez à cette rencontre de l’autre sans être bardé de préjugés...Encore moins de théorie...?
Lynn
mercredi, janvier 04, 2006
Dansez maintenant!

A propos de presse, fini les articles non grata. Dorénavant la justice s'en mêle. Mr le ministre de la justice, Mohamed Bouzoubaa, dans une idée lumineuse...que dis-je! Dans une révélation messianique vient brandir le couperet de la justice...sa justice, devant les oiseaux de mauvais augure à la plume légère dans la critique dépréciative.
Fini les tableaux noirs. Fini les amateurs du clair obscur. Fini les mauvaises langues qui par malheur se risqueraient à voir les choses "nationales" sous un mauvais œil. La presse, il la veut apaisante, rassurante. C'est ainsi que vient d'être créée (...) "une cellule de suivi des écrits diffusés par des journaux marocains dans le dessein de désespoir et de découragement" (sic)
"couchée! La presse", "au pied médor!" gare aux prédicateurs de l'apocalypse, aux troubles fêtes, aux empêcheurs de tourner en rond, aux cracheurs dans la soupe, aux gourous du verbe méchant, aux montreurs du doigt, aux cherches misère, aux fouilles la merde, aux hommes du président, aux grands angles sournois, aux briseurs de rêves, aux alter Maroc 2010, aux les aux trousses de troussier.
Que du beau, du propre, du bel et de l'enthousiaste, promoteurs de l'optimisme du Maroc nouveau. Frères des cités lointaines, enfants du "dieu, la patrie, le roi" levez-vous, redorez vos plastrons, astiquez vos heaumes. Chantres du merveilleux, chevalier du beau verbe, retaillez vos plumes en plumeaux, époussetez vos mots de tous ces maux désespérants et faites nous chanter.
Oui da, faites nous chanter, car avec vous nous chanterons... même si nous avons les pieds dans la merde.
kb...dièse dans la symphonie
ps: Tous mes voeux de bonheur à toutes et à tous à l'occasion de la nouvelle année
mardi, janvier 03, 2006
Entre nous ...
Entre le silence et le bruit, entre deux pensées qui s’entrechoquent entre elles à la recherche de la vérité ou des vérités. Entre un monde aux lueurs bleues nuancées et un autre aux couleurs du sable qui effleure notre imagination galopante. Entre une sensation de se sentir ludion, et l’autre de se dire au fond de soi que tout est sous notre contrôle.
Mais peut-on contrôler les émotions, peut-on les cerner, les encercler, les limiter ? Toujours cette peur de ce dire que l’on est dépassé par elles, surpris par elles ?
Toujours ce besoin de faire des voyages entre deux mondes qui se complètent et où on se retrouve encore plus riche en personnalité qu’au départ.
Entre un monde sans bruit, où les gestes sont quasi-absent et un monde où les gestes abondent et se développent : une gestuelle à la méditerranéenne aussi spontanée que surprenante, aussi belle qui entre dans une sorte de jeu de danse, de jeu de charme, de jeu de séduction.
Une délicate grâce féline, un ravissement de sortilège avec un soupçon d’élégance, avec un agrément de délice qui grise .Sortilèges d’appas qui attirent et qui vous met sous son joug, non sans que vous sentiez sous l’enchantement du geste.
Le geste, une sorte de zeste de beauté qui s’enfuit dans la conscience et l’inconscience qui vous marque. Volontairement, les mots les plus insolites vous viennent à l’esprit. Le geste lui-même est parfois insolite, on ne lui trouve aucun synonyme pour l’expliquer.
Le geste littéraire, la marque littéraire de chaque personne, sa signature littéraire est unique. Chaque personne saisit de cette sorte de fièvre d’écriture, qu’elle soit de création intellectuelle imaginative, ou émanant de subconscient, tout s’amalgame dans cette marche créative.
Le geste poinçonne la mémoire et se jette dans ses filets. Il n’échappe point à sa volonté. Il bâtit, construit laborieusement un acte verbal inventé, ou revisité pour mieux innover et inventer.
Le geste littéraire aboutit au texte qui fournit aux lecteurs des moyens pour puiser dans les phrases à la recherche de la réflexion ou à la recherche d’eux même.
Le geste continue à être un outil formidable d’apprentissage : apprendre sur soi, et sur les autres.
Lynn………… Entre nous à la poursuite du geste
samedi, décembre 31, 2005
L' Amande
L’écrivaine raconte son histoire amoureuse dès sa fuite de son village natal, mariée encore pour aller se réfugier chez sa tante à Tanger. En sa compagnie, elle va découvrir la société et par la même lors d’une soirée où sa tante s’occupait du bon déroulement festif, entre cuisines, et salons, Badra, l’héroïne de cette intrigue fait la connaissance de son « bourreau ».
On nous peint une société "futile "où il est question de mariage, de rencontre : Driss est un grand cardiologue réputé dans cette ville qu’il ne connaît que très bien. Il fait la conquête de Badra, l’installe dans son appartement, par la suite lui offre un appartement.
L’écrivaine raconte dans les détails ses nuits amoureuses dans les bras de son amant. Au-delà, des détails sexuels sur le couple, on nous peint des personnages qui entretiennent des relations sado-masochistes : un peu mal dans leurs peaux et leurs amours.
On est en présence aussi d’homosexualité, où la passion amoureuse est problématique.
mardi, décembre 27, 2005
Blanc...comme la neige
Le paysage se transforme en un désert tout blanc qui n’a rien de froid, mise à part la température : tout devient sublime sous cette nappe toute blanche immaculée d’innocence.
Les arbres s’habillent de guirlandes, ils scintillent au moindre rayon de soleil. Une nature qui concilie les inconciliable, une association faites de blanc et de chaleur.
L’espace respire la sérénité et la tranquillité. Il appelle la contemplation et la méditation : le silence est juste rompu par les cris d’enfants, des cris de joies qui célèbrent cette nature dans une bataille de boule de neige, et avec des bonhommes de neige. Ils apportent plus de couleurs à cet espace
On savoure ce moment d’une rare beauté, des choses toutes simples de la vie, des moments où le silence est une prière.
La neige est en habit de grande fête, rehaussé par ce teint d’une blancheur qui contraste et fait ressortir tout ce qu’il l’entoure et le met encore plus en valeur.
Le ciel s’assombrit, amenant des nuages chargés de flacons de neige, un ciel juste hivernal qui célèbre une autre saison.
J’affectionne particulièrement cette période là, rien n’est triste même pas le ciel sous son vélum pâle, rien de terne malgré la quasi-absence du soleil.
La nature telle une reine, une mariée qui sous un voile blanc occulte encore sa beauté et se fait plus mystérieuse.
Mystère, déesses, voiles, liesse de sentiments et de qualificatifs qui nous emmènent dans un voyage d’un autre horizon, celui juste devant nous, à notre portée qui s’offre à nous en toute générosité.
Neige flots de mystères
Neige flots d’arcanes
Neige flots d’arcades
Neige flots d’aralias
Neige flots d’énigmes
Neige flots enivrants
Neige flots de mythe
Neige flots de mystique
Lynn ……sous un flot de neige
vendredi, décembre 23, 2005
L'orient des femmes: réalité,mythe et fiction
Cet espace se trouve supplanté par un autre dans Voyage en EGYPTE, du même écrivain, celui des maisons closes, des almées. Le texte constitue un récit d’images personnelles de l’auteur sur la femme orientale. Elle devient l’objet d’attention et de voyeurisme.
La femme n’est présente que pour la danse .L’auteur se complet dans la description du corps de la danseuse : Sa taille qui se tord, son ventre qui se balance dans des ondulations…..
La danse se trouve être un moyen d’expression corporelle .Elle est aussi un support de fantasmes masculins. Le corps s’adonne à une esthétique gestuelle, voire même énigmatique. La danseuse emprisonne dans ses mouvements l’assistance. Un corps qui s’ajuste au rythme de la musique et au son de la flûte.
La danseuse par ce charme arrive à produire des effets de convoitises dans l’assistance.
Ce qui retient mon attention, c’est que dans ce récit de voyage la femme n’est présente que par et pour la danse. Celle-ci est assimilée à une sorte de rituel amoureux.
Toute rencontre de Flaubert avec les danseuses à Esnèh prend des allures lascives, et la femme par là est réduite à un corps qui donne du plaisir. L’auteur se trouve en quête de sensations nouvelles.
Les Danseuses déclanchent le désir, la maison de Kuchiouik-Hanêm en regorge.
La séduction féminine se transforme en sensualité dansante. Chaque mouvement du corps correspond à une sensualité exacerbée et languissante : ainsi, l’aspect charnel est alors mis en évidence. La fille de joie est dessinée comme une femme fatale.
L’accent est plus mis sur l’aspect animal de la relation : Flaubert explore le mythe du harem, l’orient des tabous, la sexualité féminine.
La femme orientale est à la fois sensuelle, envoûtante à l’image de l’Orient. L’auteur à travers son voyage cherche à percer ces mystères.
La femme, juste un corps qui se consomme et qui a un rôle ornemental dans cet Orient.
La semi nudité des danseuses, pour ne pas dire leur nudité rehausse l’effet érotique et la danse ne se fait que plus voluptueuse. Dans Voyage en Egypte la femme se trouve stigmatisée dans l’image de Kuchiouik-Hanêm, elle symbolise le « harem mental de l’auteur ».
Couleurs vives, satins tout s’amalgame dans ce texte d’où se dégage une forte sensualité : des femmes qui se prélassent dans des intérieurs soyeux : des sortes d’images de sérails.
L’objet de l’Orient se trouve prisé en objet/femme : femme couvertes de bijoux, parfums qui attisent le désir de l’auteur.
Donc, l’évocation de la femme orientale draine des fantasmes autour de son corps : la femme est alors objectivée. Cette notion, cette image nous la relevons dans un autre texte, cette fois un roman et non un récit de voyage : Salammbô.
Salammbô incarne dans cette fiction la femme orientale, exotique et inaccessible. Matho : le héros est tombé amoureux de la fille d’Hamilcar, gouverneur de Carthage : il la veut. Le narrateur compare le personnage à une tour, comme cette femme de l’Orient. Il convient d’être ici sensible à l’idée de conquête. Le héros désire cette femme et tout le long du récit, il est à sa recherche.
Il est à noter que les descriptions de la femme orientale dans Voyage en EGYPTE et Salammbô sont semblables : au regard de l’auteur la femme égyptienne est une grande et splendide créature. Pour ces deux personnages, l’un imaginé et l’autre « réel », l’auteur retrace l’intimité des détails sensuels et corporels de ces femmes.
Salammbô symbolise Carthage, le monde oriental, elle est l’emblème des origines historiques de l’orient, à l’image de cet Orient convoité. Ainsi, la violence est lourdement thématisée dans ce roman.
La représentation de la femme dans le récit de voyage révèle un besoin de représentation du fantasme voluptueux du harem : lieu interdit.
Lynn……Faisant escale sur un Mythe
jeudi, décembre 22, 2005
Crépitements des Mots...
Me narguent des idées, sous un pas de velours
A la fois léger et doux se glissent des notes
Une musique qui chante d’exaltation énigmatique
Proche de l’ivresse, musique séduisante qui appelle
Les mots à s’aligner sur cette page d’inspiration
Parés d’une élégante simplicité, les idées s’intègrent
Dans cet espace orné d’une dentelle toute blanche
Ils apprennent à s’épanouir dans cette atmosphère
Chaleureuse, conviviale, bienveillante et avenante
Ravissante exploration est celle de ces lieux
Formidable et impressionnante architecture
Est celle de ces mots qui imposent des interrogations
Ils ne supportent point de la résistance
Ils lancent des défis et triomphent à chaque bataille
Emotions, sentiments s’allient dans une sérénité
Une quiétude et une douceur apaisantes, fuyants
L’isolement, les mots s’élèvent avec une force
Tranquille suivant les subtiles sons de cette musique
Réhabilitant les multiples codes de lectures
Illuminant par leurs présences ces espaces
D’autres couleurs, transformant par leurs magies
Cette lumière intérieure qu’ils dégagent.
Sensibilités grisantes à fleur de mots
A fleur de peaux, fuyants les tumultes
D’une indélébile et d’une infinie douceur….
Les mots se faisant tous discrets réussissent à tenir leurs promesses.
Lynn……sous le charme
mercredi, décembre 21, 2005
Un Style, des Romans : MAURIAC...
Des questions sur la vie, des questions existentielles sur la cruauté de la vie et sur le plan de narration, on est en face de personnages peints sous un autre regard, celui d’un Mauriac qui va chercher, aller puiser au fond des caractères des personnes pour nous les présenter désespérés, froids, un peu moins causant entre eux.
Un regard aux différentes voix ou sous un foisonnement de procédés de focalisations. Ce qui est surprenant dans le style de Mauriac, c’est aussi cette magie dans ce jeu avec les voix qui posent problèmes : qui parle ? Le lecteur revient sans cesse en arrière pour ne point se tromper de personnage. Ce sont des textes qui font réagir le lecteur et le sort d’une lecture passive un peu conventionnelle et traditionnelle.
Mauriac, nous invite à une lecture sous le porche du questionnent et de l’interrogations : une lecture qui se veut active. Ces romans sont un plaisir pour l’analyse stylistique aussi bien que pour l’analyse des discours, ils s’y prêtent facilement.
Des champs lexicaux opposés qui se côtoient comme des sortes d’oxymores : Celui de la mort, de la vie, de la nature et de l’animal. Des personnage aussi aux expressions laconiques, presque brèves…………..Où l’on se pose des questions sur le type des relations qui sont nouées entre les différents protagonistes de ces intrigues
Un amalgame de sentiment à l’image des personnalités des différents personnages qui habitent ces romans. D’un discours direct, l’auteur passe à un discours indirect déroutant et captivant. L’auteur se penche aussi sur les mésalliances des personnages : il nous donne matière à réflexion sur la nature humaine et il a cette sublime et unique manière de faire intervenir un narrateur extérieur à l’intrigue qui entre dans des monologues, commentant ainsi des pensées, des personnages et s’adonnant aussi à des jeux comme celui de s’auto commenter.
L’auteur réussit à mettre sur scène des femmes véhiculant des frustrations dans leurs conditions de femme/épouse, de femme/mère, ou le rôle de femme tout court.
Des amours impossibles aussi, des personnages blessés traînants, et drainent avec eux des souffrances inavouées, où on finit par croire ne serais-ce qu’un laps de temps, l’idée vient frôler notre pensée, une impuissance de tendre un pont communicationnel entre les personnages.
On communique si peu ou on note un manque total de communication. Tout peut se jouer sur « des jugements » auxquels les personnages s’adonnent à cœur joie pour se détruire mutuellement.
L’espace romanesque de MARIAC peut paraître un espace froid dénué et dénudé de toute chaleur humaine, même la couleur des paysages est au rendez-vous puisque des paysages sont vus à l’automne, au déclin de la vie. Un monde qui nous réserve plus d’une surprise.
Deux espaces qui s’opposent : l’un lumineux, brillant et l’autre sombre et terne. L’auteur nous invite à une autre vision du monde et très beaux textes que sont les romans de MAURIAC : il l’a décrit dans un de ce romans les yeux d’un personnage comme tel :
« Larges yeux couleurs mûres »
Lynn…………avec d’autres lunettes
mardi, décembre 20, 2005
Par le grondement investi de la terre

par le tumulte de toutes les eaux bleues
et leurs sources calmes
par le grondement investi de la terre
par la lune seconde
aveugle au plis noirs des cieux
l'étoile éculée au regard
dissimulé dans les creux d'une plainte brisée
et par le choix de nos silences
je t'aime ainsi
comme le vent qui ajuste la feuille
au temps qui s'écoule
comme une tâche de soleil
sur nos corps assouvis
et si la mer allait
de ses vagues retracer nos chemins
sur le sable chaud d'une plage
s'il était enfin l'heure
de taire le silence
jusqu'aux cris dans nos coeurs...
kb...réponse au texte de Leezie (par le silence investi des oiseaux)
A la belle étoile...
Se joue quelques notes brisées
Sous vos yeux désabusés
Se peint un ailleurs qui s’écrit
Sous le son doux des bruissements des pages
D’un pas chancelant les idées s’effondrent
Comme des masses sur cet espace blanc
Tel ce paysage tout blanc de neige
Les idées sombrent dans un sommeil
Plein de rêves et grimpent cette pente
Un peu abrupte qui les galvanise
Les mots emboîtent les pas aux idées
Dans une ascension vertigineuse
Ils ne peuvent ignorer le son strident
De cette musique aux tons variés
Cette musique de blizzard qui s’abat sur eux
Echappant à ce déferlement de flocon blanc
Echappant à ce tourbillon de sentiments
Ils se mettent à chanter au rythme de cette musique
Qu’ils identifient et qui les assaille tel un souvenir
Enfouit dans les mémoires et qui s’éveille
Au contact de la brume matinale
Dans une nuée frimasse et troublante
Sous un voile de broderies argentées
Sous une parure de perles de cultures
Brillent des contrées pleines de douceurs
Sous une chaleur pleine de délicatesses
Sous le son doux d’une fontaine mélodieuse
Sous le son d’une musique et des voix d’ailleurs
Sous le son d’une voix aux intonations profondes
Sous les notes d’une guitare andalouse
Au son d’un flamenco ensorcelé
Sous vos yeux brillants ……………
Les mots et les idées se donnent un rendez-vous galant.
Lynn……………sur un air de muse
lundi, décembre 19, 2005
Mariage entre les Senteurs d'Orient et les Parfums d'Occident.....
Entre les rives de cette mer ont vécu et vivent des couples à la double ou plusieurs appartenances : à l’image de ces océans et mers qui arrivent à se croiser dans des parcours fort différents. C’est ainsi que dans la vie, des personnes se rencontrent de divers horizons. Une rencontre inattendue, des fois même impossible.
Rencontre surprenante est celle de ces couples qui portent en eux une double culture, une double voix en eux les guide, les accompagne à voir le monde sous deux prismes qui se rencontrent. Ce rendez-vous n’a été ni prémédité, ni calculé, mais juste il leur est destiné.
Une histoire, des histoires sont mises en scène qui nous ramène à se pencher sur ces « idylliques » rencontres.
A travers le temps, des peuples, venus en conquérants, ont accosté aux rives des mers, terres et montagnes : les rencontres se sont fait soit sous un fond de guerre, dans des cris lancinants, ou dans de l’amour, la fraternité et le partage. Certains se sont soumis et ont abdiqué devant le conquérant. D’autres ont foisonné et se sont brassés aux autres. D’autres encore, ne se sont pliés devant personne portant en eux une dignité de toutes épreuves. De ces rencontres est née un métissage d’andalou, d’africains, de siciliens……………. Un métissage de couleurs de yeux, de couleurs cheveux, de couleurs de peaux.
Dans les temps modernes, la rencontre prend des allures différentes : elle se fait de mariage mixte de nationalités multiples : la rencontre est celle de deux êtres que tout peut séparer, mais qui se sont découverts au sillage de leurs vies, à travers les cultures différentes de l’un et de l’autre, qui se sont découverts à travers les intérêts respectifs de chacun d’entre pour le pays de l’autre………. Une rencontre qui les a amené au mariage pace qu’ils s’Aiment.
Parfois, l’on peut se poser la question suivante : mais que fait l’amour dans cette étrange affaire ? Certains se posent cette question comme une litanie à laquelle aucune réponse n’est envisageable. Il n’en demeure pas moins que pour d’autres, il est plus facile de répondre à cette question : l’histoire est celle d’un couple qui surmonte toutes les épreuves et arrive à faire triompher son amour. Avec brio, ils affrontent ensemble toutes les batailles. De chaque bataille, ils ressortent encore plus fort et plus déterminés. Quelle étrange affaire qu’est cette rencontre et quelle belle rencontre est la leur.
Cette alliance est à l’image des liens indéfectibles qui les unissent : plus que deux bagues portées à chaque main respective, c’est surtout une union de cœur.
Une alliance de deux traditions, us et mœurs différents mais qui arrivent au fil des discussions à cohabiter ensemble : cette rencontre par certains de ces aspects peut nous faire sourire : des phrases clichées telles : ne me demande pas de débarrasser la table devant mes parents, ou ma famille : cela ne se fait pas chez nous. Ne me demande pas devant les autres d’aller changer le bébé : c’est pas bien vu chez nous. Occupe toi de mettre en route la machine à laver……….
Dans certaines sociétés, les rôles de l’homme et ceux de la femme sont préétablis d’avance : gare à celui ou celle qui veulent les chambouler !
Les chambouler ? ….Quelle drôle d’idée vous prend à argumenter : la rencontre entre l’orient et l’occident est faite de divers contrastes de mentalité mais qui arrivent au sein de ces couples à cohabiter dans l’entente, dans une complicité amoureuse et respectueuse du partage.
S’il vous prend l’envie d’aller rencontrer ces couples dans la vie : prenez juste le temps de regarder autour de vous, vous en serez surpris. Allez à la rencontre de cette vision mixte, métissée d’un Occident aux couleurs de l’Orient et d’un Orient aux parfums d’Occident. Allez à la rencontre de ce brassage artistique qui a donné naissance à plus d’un texte. Allez cueillir par vous-même ces textes.
Allez à la rencontre d’une autre littérature : celle du témoignage, celle du vécu.
Lynn………métissée, qui aimerait vous emporter avec ses mots
vendredi, décembre 16, 2005
Le partage
Quand les baies s’ouvrent pour des échanges
Quand les peuples s’ouvrent pour le partage
Entre ciel, mer et terre suspendue aux fils
Des mots pour écrire l’histoire des rencontres
Quand ces mains creusent jusqu’aux tréfonds des êtres
A la recherche de ce saphir précieux au couleur
Bleu nuancé proche des étoiles, proche du cœur.
Si proche que l’on croit se voir dans l’autre
Pas d’antre pour se camoufler, pas d’antre
Pour cacher ses peines qui coulent dans nos êtres
Tout se partage, des mains se tendent pour effacer
Ces peines
La pénombre, la nuit, l’orage, le tunnel sont bien
Loin là-bas
Virée d’une harpie, flânerie exténuante, voyage lent
Et si las
Evidemment, il faut prendre sur soi, essayer
De comprendre
Se donner le temps, les moyens, le courage
Pour apprendre
Les Mots nous font…….......................................le
Serment d’un ailleurs fait de promesses tenues
D’amener des rayons de soleil pour égayer
Des journées toutes grises, traînant avec nous
Des rêveries qui ne font oublier la réalité
Lynn.........de coeur
jeudi, décembre 15, 2005
A Tanger.......
A l’image des villes cosmopolites, Tanger vous invite à un voyage.
Venez frôler son aura qui a séduit plus d’un écrivain, plus d’un voyageur.
Entre modernité et tradition naviguent ses habitants. Tanger, une ville de contradictions , je la vois comme telle. Une ville qui nous surprend par ses grands boulevards, par ses ruelle d’une Médina d’un charme fou, par ses grands-mères à qui j’ai envie de baiser la main : celles qui vous vendent du fromage, ou des crêpes marocaines ou des légumes et bien d’autres. Tant de rides sur ses mains qui n’arrêtent pas de travailler et qui ne se plaignent jamais, sinon dans un silence doux.
Allez à la rencontre de ses regards qui racontent des vies, allez à la rencontre de ses Dames. Allez à la rencontre des traits qui racontent des histoires vécues. Allez à la rencontre de ses visages méditerranéens tous fiers. Celui de ces femmes que vous regardez par une fenêtre se réveiller avant l’aube pour aller joindre leurs usines. Qu’il pleut ou qu’il vente et qu’est ce qui vente à Tanger, elles sont toujours là. Même regard, même babillage, même accent chantonnant. Qu’elles parlent en arabe, en espagnol, ou dans le dialecte de la région, toujours cette musicalité présente dans chaque phrase, toujours cette féminité qui se dégage à chaque fois.
Allez à la rencontre de cette ville qui vit plus la nuit que le jour, cela nous surprend de voir tant de personnes arpenter ces chaussées dés la tombée de la nuit. Tanger sous les lumières du soir change, se transforme, elle s’habille autrement, se maquille autrement, elle est à la fois orientale et méditerranéenne. Une apparence qui vacille, qui nous déroute. Tanger ville, sous un halo de lumière aux lueurs romantiques prend une autre apparence. Elle envoûte dans son sillage ses amoureux transis à son contact. Elle charme, elle entre dans un jeu de séduction pour enchanter plus d’une personne.
Allez à la rencontre de ses mers, flan atlantique et flan méditerranéen : deux paysages différents : l’un d’une plage calme quand il n’y a pas de vent, l’autre où il y’a plus de vagues. Montagne, mer et plaines se succèdent .Il m’est arrivée très rarement de tomber sur cette alliance entre trois mondes qui se côtoient si merveilleusement.
Allez écouter ce que vous raconte son océan comme peine, il vous chuchote plein de malheurs. Il vous demande de vous approcher pour vous révéler tant de souffrances, Tant de vies arrachées à la terre. Approchez pour écouter ces gémissements de douleurs. Approcher pour écouter tant d’espoirs aux goûts chimériques, aux lueurs de mirages trompeurs. Tant de rêves pour cet ailleurs que l’on croit meilleurs qu’ici, là-bas.
Mais, allez à la rencontre d’un ciel d’un bleu, d’une mer un peu spéciale, d’une ville que plus d’un peintre a essayé d’éterniser sur une toile : venez à la découverte de Tanger d’ Eugène DELACROIX, de MATISSE.
Venez aux traces de LOTTI.
Lynn…………………..tangéroise par adoption










